‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 85 sur 111 · LIVRE TROIfltiiHR. ^OQ · texte numérisé non relu

LIVRE TROIfltiiHR. ^OQ

a sîoD qu'il a promise, vient in&illibletnentau point « pnicis qu'il a marqué. »

C'est parce que toutes les sectfs séparées de l'Église romaine, manquent de ce centre d'unité, de ce principe d'ordre etd'autorité, pour régler les symboles de la croyance commune et la forme d'une discipline régulière, qu'elles 6nissent presque toujours par tomber dans l'indifférence de toutes les religions, lorsque le temps et les événements ont laissé refroidir la chaleur et l'esprit de contention qui leur avoient donné naissance (i).

La soumission de Féneton, ||comme il l'a souvent

(i) On p^nt tire, AansVHitloire ecdéifnitiqiie tï'fiarD'im, la longue éniimération des sectes sorties du luiliéronisnie et du calvinisme! : l'auteur n'est pas suspect, il éloil Protestant, Inutilement Calvin sévit , avec une rijjueur effrayante, contre les apôtres et les disciples du socinianisme ; il leur avoit appris lui-même à ne iarréier, ni à t autorité de t Église, ni h celle de la tradition. Il ne pouvoit se dissimuler que les principes qu'il avoit proclamés, et l'exemple qu'il avoit donné, contluisoient au socinianisme par une pente naturelle et des conséquences nécessaires. S'il suivit l'impulsion violente de son caractère dnns les mesures rigoureuses qu'il provoqua contre S ervct, on peut croire aussi qu'une iuqniète prévoyance le porta à effrayer par la terreur tous ceux qui seroient disposés à renverser la foible barrière qui sépare le calvinisme du socinianisme. On a vu ensuite Gomment du socinianisme on arrivoit rapidement * rindifFérence de toutes les religions, [Note de l'auteur.)

4lO HISTOIRR DE TÉSEI.OS.

déclaré depuis ( i ) , a ne fut ni un trait de politique, « ni un silence respectueux, mais tin acte intérieur a d'obéissance rendu à Dieu seul. Selon les prina cipes calholi(|ues, ajoutoit Fénelon, j'ai regardé le « jugement de mes supt^rieurs comme un écho de la o volonté suprême. Je ne me suis point arrêté aux (t passions, aux préjugés, aux disputes qui précéa dèrent ma condamnation. J'entendis Dieu me par- « 1er, comme h Job, du milieu de ce tourbillon, et <f me dire : Qui est celui qui mêle des sentences « ai'ec des tù'scours inconsidérés? Et je lui répon- •t dis du fond de mon cœur ; Puisque foi parlé in- K discrètement , je n'ai qu'à mettre ma main sur « ma bouche, et me taire... J'ai accepté ma coii- « damnation dans toute son étendue. Il est vrai que « les propositions et les expressions dont je m*étois « servi, et d'autres bien plus fortes, avec bien moins <E de correctifs, se trouvent dans les auteurs canoni-

V ses ; mais elles n'étoient point propres pour un

V ouvrage dogmatique. 11 y a une différence de u stvle qui convient aux matières et aux personnes « différentes. Il y a un style du cœur, et un autre (c de l'esprit; un langage de sentiment, et un autre

« de raisonnement L'Église, avec une sagesse infi-

« nie , permet l'un à ses enfants simples ; mab elle

(i) Hist. de la vie et de* ouvrages de Féneton, par M, de RaiDsay, édition de 1717, p. 68.

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