‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 86 sur 111 · LIVRE TROISIEME. 4ll · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME. 4ll

■ exige l'autre de ses docteurs. Elle peut donc, se- « loB les différentes circonstances, sans condamner a la doctrine des saints , rejeter les expressions fau- « tives dont on abuse. »

On voit, par plusieurs lettres de Fénelon , qu'il eut souvent à réprimer le zèle indiscret de quelques écrivains trop officieux, qui se donnoient à euxmêmes la mission de te défendre. Il mandoit à l'un d'eux (i) : n Je ne puis consentir qu'on excuse oc même indirectement mon livre... Au nom de Dieu, a ne parlez de moi qu'à Dieu seul , et laissez les « hommes en juger comme ils le voudront. Pour a moi, je ne cherche que le silence et la paix, après « m'être soumis sans réserve. » 13g -

^Les vérilahles sentiments de Fénelon, sur ce Cetiesoumiiiiui» point, et sa parfaite soumission au jugement du "o"',^"/"JJ." saint-siége, sont mis dans un nouveau jour , par le qu'il oBre célèbre monument qu'il voulut en donner, vers la fin .,„ „if ,!■ . de sa vie, à son église métropolitaine. Il est d'autant plus important de consigner ici ce précieux témoignage de son humble soumission, que la tradition qui nous l'a conservé a été quelque temps obscurcie, de nos jours, par des discussions qui ont servi ^ le mettre désormais à l'abri de toute contestation (a).

(1) Lettre à Fabbé de Chevremont, du 9 jnillel iFïgg. {Correip. t. XI, p. H et 5.) Voyeï aussi les Lettres de Fértebm à H.**% des 9 el 11 octobre 1699. [Ibid.^. 17, etc.) — Hist. littér. de Fénelon, H* part. □. ga, etc. (P. aao.) (Éorr.)

(a] \j& cardinal de Bausset, après avoir été longtemps

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4 la HISTOIRE DE FÉlfELOIt.

1 1l résulte de plusieurs témoigoages positifs, qu'en 1714» Fénelon fit présent à son église métropolitaine d'un très-bel ostensoir d'or par, représentant un personnage symbolique, qui fouloit aux pieds plusieurs livres hérétiques, siu> l'un desquels on lisoit ces mots : Maximes des Saints. La vérité de ce fait est attestée par un grand nombre de témoins oculaires , à la tête desquels on remarque M. longuet , contemporain de Féoelon, nommé, en 1715, à l'évéché de Soissons^ct transféré, en 1730, à l'archevêché de Sens. Dans une Histoire manuscrite

incertain sur la vérilé de ce fait, s'étoit eorni détermiué à en faire mentian dans la seconde édition de l'Histoire de Fénelon, It croyaot suffisamment établi par les témoignages positirs de d'Alembcrt et du P. de Querbciir. Déjà même il avoit in^ré, daos cette seconde édition , une note à l'appui de ce fait. Maïs avant que l'impression de l'ouvrage Tût terminée, il reçut de l'abbé Servais, vicaire général de Cambrai, de nouvelles observations, qui le Hrcnt changer d'avis, et le décidèrent à rédiger une nouvelle note, dans un sens contraire k la première. Il ignoroit alors les nombreux témoignages (jiie nous avons recueillis sur ce sujet, dans une Disscrtatioa particulière, publiée pour la première fois en 1817 (35 pages in-8"], reproduite en i8ag dans le dernier tome de la Correspondance de Féneton , et en 1 843 dans son Histoire littéraire. Nous nous bornerons Ici k rapporter, en peu de mots, le fait important que nous avons soigneusement discuté dans cette Dissertation. On trouve aussi dans cette Dif tertalion(p. a7a,Dotei), quelques détails relatifs aux variations du cardinal de Bausset et de l'abbé Servois sur ce sujet,

(ÉBITt)

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