‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 88 sur 111 · LIVRE TROiSliMB. ^tQ · texte numérisé non relu

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pour lui-même. « Quelle idée peut-on avoir de moi, « dit-il avec émotion, si l'on craint de prononcer, n en ma présence^ le nom d'un homme dont le gé- « nie et les vastes connoissances honoreront à jamais o son siècle, Son pays, le clergé et la religion ! «

Nous ne pouvons douter d'ailleurs, que Bossuet n'ait sensiblement regretté d'avoir perdu un ami tel que Fénelon. | Quelques passages de la correspondance de madame de la Maisonfort, que nous avons déjà eu l'occasion de citer, attestent la sincérité d'un sentiment également honorable pour l'un et pour rautre(l). BMais une circonstance encore plus intéressante que madame de la Maisontbrt nous fait connoltre, quoique d'une lAanière assez obscure, c'est la démarche que fit Bossuet, de son propre mouvement, pour se rapprocher de Fénelon (a), a Je demandois « souvent à Dieu, écrit madame de la Maisonfort, a qu'il vous réunît avant la mort. Le voyage que 0 M. l'abbé de Saint-André r3) fit en Flandre, à la « prière de M. de Meaux, marque le désir sincère a qu'il avoit de cette réconciliation ; et les contre- « temps qui en empêchèrent le succès, que mes A pnères ne méritoient pas d'être exaucées. » ILe célèbre Winslou, ami particulier de l'ahbé de

(i) ci-dessus, p. 37 el 99.

(a) Corresp. de madame de la MtUionfort; p, I

(3) Gnnd-vioure de confiance de Bounet.

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Saint-André, racoDte lui-même en détail, d'api'èsun manuscrit de ce dernier, les particularités de cette démarche de Bossuel, cjue madame de la MaisoDfort se borne à indiquer brièvement , comme une chose déjà connue deFénelon, à<{uielleëcriToit(i). Il résulte de ce témoignage, que fiossuet avoit en effet chargé l'abbé de Saint-Audré de faire les premières ouvertures d'une réconciliation, et que Fé* nelon n'a pas eu le tort de s'y être refusé. Un concours d'incidents bizarres ne permit pas que les généreuses intentions de Bossuet arrivassent jusqu'à Fénelon. «Le lendemain delaQuasimodo(i699),(Iit ii-Winslou, M. de Meaux, se promenant, avant le « dîner, sur la terrasse de Germigny, avec l'abbé « Berrier (a) et l'abbé de Saint-André, l'abbé Berrier

(i) Tfous transcrivons ce fragment de l'Histoire de Bosiiiet, tu m, m, tir. X, n. a3, p. 348, etc. Jacques-Béoigoe Winsluu, médecin célèbre par ses connoissanres aoatomiques , était né en Danemark, dans la religion protesunte. btant venu ù Paris pour se perfectionner dans les sciences, il fut ébr.-inlù dans sa croyance par la lecture de quelques ouvrages de Bossuet; il eut ensuite des conférences avec ce prélat, qui le détermina à faire son abjuration, et char- )-ea l'abbé île Saint-André de l'y disposer, par des instructions convenables. Depuis cette époque, Winslou eutretiol lies relations habituelles avec l'abbé de Saint-André, jusqu'à la mort de cet ecclésiastique. {Histoire de Botsuet, t. H, p. 439, Mc.) (ÉDra.)

(a) Il s'agit probablement ici de l'abbé Louis Berrjer, chnnoine de Notre-Dame de Paris, et prieur du monastère

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