‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 90 sur 111 · j4 inSTOIRE DE FÉMELON · texte numérisé non relu

j4 inSTOIRE DE FÉMELON

malheur ajoute à la vertu (i), tout contribuott à lui faire regretter d'avoir perdu un ami si digue d'£lre, après lui , l'oracle et le modéititeur de l'Eglise de France.

C'étoit d'ailleurs vei-s cette époque, que Bossuet venoit d'épi-ouver, de la part de Louis XIV, un refus qui tui avoit été extrêmement sensible. Son âge avancé et de cruelles infirmités lui inspirèrent la pensée de demander au Roi l'abbé Bossuet, son neveu , pour son coadjuteur. Il présenta à ce prince un Mémoire, où il faisoit le tableau le plus touchant desdouleurs et des souffrances qui t'empêchoient de veiller aux besoins de son diocèse avec son zèle accoutumé {^). Nous n'approfondirons pas les motifs qui ne permirent pas à Louis XIV d'accorder, à un évêque pour lequel il avoit tant d'estime et de respect, une grâce qui ne sembloit être que ta justerécoiiipense de ses glorieux travaux pour l'Eglise et pour l'État ( 3). Non-seulement Louis XIV se refusa toujours à nommer l'abbé Bossuet coadjuteur de Meaux ; mais il paroît qu'il l'avoit irrévocablement exclu de l'épiscopat. Ce ne fut que sous la régence, en 1717, qu'il dut à la faveur du cardinal deNoail-

(i) Oraison funèbre du i,'rand Condé.

(a) (Xavres de Battaet, t. XXXVIII, p. 348.

(3) Toy», à ce sujet, VRiit. de Bossuet, t. IV, liv. XID,

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