‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 94 sur 111 · IVHK TROISIÈME · texte numérisé non relu

IVHK TROISIÈME

la France, l'Europe entière furent témoins de toutes les circonstances de cette mémorable controverse. Tous les contemporains de Bossuct et de Fénelon avoient lu les écrits si véhéments qu'ils publièrent dans la chaleur de leurs contentions. C'est cependant par le témoignage de leur «ècle tout entier, que la gloire de Bossuet et de Fénelon est arrivée jusqu'à nous.

L'histoire de la conti'overse du quiétisme laisse tous les personnages qui y jouent un rôle, || sinon entièrement exempts de reproche (i), Il du moins avec le même caractère de grandeur que leur siècle et la postérité leur ont imprimé.

n Fénelon, entraîné par les sentiments de la plus aixlente piété, oublie l'exactitude rigoureuse delan-

(i) Les paroles que nousajoMoDS ici au texte da cardinal de Buusset, soiit ud correctif aécessaire de son assertion, d'après les observations qu'il vient de présenter luimême un peu plus haut, et d'après celles qu'il avoît déjà présentées ailleurs, Ji l'occasion de quelques drconsiances affligeantes de cette controverse. On peut remarquer en particulier, ce qu'il dit en plusieurs endroits, sur les préventions haineuses de l'abbé Bossue! et l'abbé Phélippeaux, trop facilement adoptées par l'évèque de Heaux, (ci-dessus, p. 193, '97i '9^) ^47i ^'^-j ^' ^"<' '^ Mémoire fulminant qiie Loitis XIV adressa au Pape avant la condamnation du livre de Fénelon^ Mémoire rédigé par Bossuet, et auquel Louis XIV ne fit que prèier son nom. (Ci-dessus, p. 319, etc.) Voyez aussi y Histoire de Souuetj t. Ill, p. 3a8, etc. — le Mercure dt Fraace, mil 1809} t. XXXVldu recueil, p. a8, etc. [Ètnr.) r. n. aS

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gage, plus nécessaire que jamais, dans les circonstances difficiles où il se trouvoit ; il semble ne voir en Dieu que Dieu lui-même, et porter jusqu'à l'excès Tamour pur et déùnteressë. | Trop confiant eu la pureté de son cœur, il ne croit pas se tromper, parce qu'il ne veut pas tromper (i). Il rectifie dans ses défenses ce que le livre des Maximes des Saints peut offrir d'inexact ou d'équivoque; il étonne l'Enrope entière par la fprce, l'éloquence, la clarté, le courage , et surtout la candeur de ses nobles apologies. Bossuet s'étonne lui-même d'avoir trouvé pour la première fois un adversaire digne de lutter contre lui. Jamais le saint-siége n'eut à pronopcer entre de tels hommes, entre de tels évêqûes; jamais on ne vit tant de vertus, de génie et de talents en action et en opposition. Bossuet paroit devant cet auguste tribunal, environné de tous les souvenirs de cinquante ans de gloire, de travaux et de triomphes ; mais il se confie encore plus en la force de la vérité, ô/ouX il fut toi^oui's le plus intrépide défenseur. Féndon a, pour lui la resommée de ses vertus, les ressources de son génie, la conscience de la pureté de ses

(i) Pour l'intelligeiice de ce passage, il faut se rappeler ce que nous avons déjà remarqué, que Ft^neloii n'a jamais attaché aux propositioDS inexactes du livre des Maîimet, le sens rigoureux qui les a fait condamner. (Ci-dessus, p. 4V5»o,'e«:.) (Édit.)

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