‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 95 sur 111 · LIVRE TROISI^UC · texte numérisé non relu

LIVRE TROISI^UC

intentions. Toute TÉglise attend ep sileape te jugement dij premier fontife. pénelon est condamné ; Fénelqn se spun)et ; ^ g|oîr^ et sa yer^ii restent tout entières. Çossuet conserve toujours sa place; il est tquiqurs l'oracle de l'Église gallîcape.

Louis Xiy se fnontre généralem^at (■) tel qu'il doit être. Il sait qi)'ii n'est poipt juge i^^ ta (Jpctrine; mais il doit veiller à ce qu'elle n'éprouve fiuçune atteinte. Il ne dictp point à l'Église ux\e décision; mais il demande qu'elle soit claire et précise, pour prévenir les combats çl'ojijnion qi^i pourroient troubler la tranquillité de sop royaume. S'il s'afElige des |enteuf's ^e la cour de Bome, s'il réclifme avec fermeté un jugement qui puisse piettrc un terme à l'agitation des esprits, il ne fait que rempjir les fonctions d'éi'équf extérieur ; il fait ce qu'ont toujours feit les empereurs les plus religieux et (es plus soumis à l'Églijie. Aussitôt que TP^lise a prononcé, il fait exécuter son jugement, avec l'appareil de toutes les formes prescrites par les lois canoniques et par les maximes du royaume.

Si de ces considérations personnelles on s'élève

(i) Tfoiis disons généralement ; car on ne peut app1i<iucr celte réflexion ru Mémoire fulminant doDt nous venons de parler; (ci-dessus, pag. (33, note i.) Mémure que le pqrdinat de Bausset regarde avec raison coomie le monument le plut affligeant de ceOf conttoverse, iflitt. de Ba^suetf ubi npra, p. 3m>.) (Édit.)

aS.

436 HISTOIBE ne FÉNKLOff.

à des vues d'un intérêt plus général et plus important, on reconnoîtra que la controverse du quiétisme, qui a pu inquiéter et affliger, pendant quelque temps , tes amis de la religion et de l'Eglise, est devenue, par ses résultats, un sujet de triomphe et de consolation pour l'Église elle-même ; et nous dirons encore, avec le chancelier d'Aguesseau (i), « que la vérité n'a jamais remporté une victoire si «célèbre ni si complète sur l'erreur; qu'aucune « voix discordante n'a troublé ce saint concert , o cette heureuse harmonie de l'Eglise . . . .(2) ; que a la soumission de l'archevêque de Cambrai fut un K exemple, peut-être unique dans l'Eglise, d'une « querelle de doctrine terminée sans retour par un (c seul jugement , qu'on n'a cherché depuis ni à faire « rétracter, ni à éluder par des distinctions, et que « la gloire en est due à FiwEr.OH. »

Qu'on ne s'afflige donc pas, d'avoir vu reproduire l'histoire d'une controverse qui a laissé des souvenirs si honorables et des résultats si heureux. Si jamais (ce qu'à Dieu ne plaise!) l'Église éprauve le malheur de voir renaître des divisions parmi ses premiers pasteurs , sur des points de doctrine , souhaitons de n'y voir jamais en action , ou même en opposition , qu'un évêque aussi vertueux que Fé-

(1) OEttvretded'Jgaeueim,t.l*^,^.^'i'i.

(a) Ibid. t. Xni, p. 190.

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LIVBB TBOISIÈHE. 4^7

neloQ , un digoe successeur des Pères de l'Église tel que Bossuet, et un Roi aussi éminemment Roi que Louis XIV; la religion, l'Eglise et l'État seront toujours eu honneur et en sûreté ( i ).

(i) Pour le développement de ces réflexions, voyez l'HIst. de Bossuet, t.IU, livre X, n. aft. — HUt. littér. de Fénelùn, II* part. n. aoi-9o6. (Évit.)

u UVBE raouiiHE.

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