HISTOIRE U£ FÉNELON
prédiction proprement dite , ou d'un simple près* sentiment, d'une impression intérieure, toujours si respectable, dans un homme aussi éclairé de Dieu, et aussi réservé dans toutes ses paroles (i). Mais, de quelque manière qu on entende la prédiction de saint Vincent de Paul, on ne peut douter qu'elle n'ait fait une vive impression sur les personnes qui la connurent, et principalement sur le marquisde Fénelon. Il est certain, en effet, qu'il écrivit, vers ce temps, à Fainé de ses neveux, pour l'exhorter à se soumettre à ^ PwKfidence^ qui sait tirer souvent les plus grands avantages j même temporels, des événements qui paraissent le plus contrarier les vœux et les intérêts de notre ambitiottiix). Il est également certain que le mariage de Pons de Salignac avec Louise de laCroptede Saint-Abre, fut célébré le i^^ octobre 16479 6t que de ce mariage naquirent trois enfants, du nombre desquels fut François de Fénelon , dont nous écrivons l'histoire. En pensant au rôle si brillant qu'il a rempli*pendant sa vie, et à la gloire qu'il a attachée à son nom, on conviendra sans doute g que l'événement a justifié tout à la fois la prédiction de saint Vincent de Paul, et les sages réflexions du marquis de Fénelon. Il Sa maison a obtenu beau-
(i) Collet lui-même paroit expliquer en ce sens quelques autres prédictions de saint Vincent de Paul. [Ubi supra, p. 617.) (Édït.)
(a) Manuscrits du marquis de Fénelon ^ petit-neveu de Tarchevêque de Cambrai. (Édit.)
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coup plus d'illustration du seul nom de l'archevêque de Cambrai, que de cette longue suite d'ancêtres qui a?oient rempli les emplois les plus distingues, dans les armées, dans les négociations et dans l'Église, ,
K Fënelon naquit avec un tempérament foible et Pî^é de ses
délicat, qui fut bientôt pour ses parents un grand jies^'i^rtàia sujet d'inquiétude, mais qui leur donna aussi l'oc* ninteTierge, casion de manifester les sentiments de piété dont ils i* chape le étoient animés (i). L'état inquiétant et presque Roc-Amadour. désespéré auquel il fut réduit dès l'âge le plus ten* dre, et n'étant encore qu'au berceau, suggéra à sa mère l'idée de le mettre sous la protection particulière de la sainte Vierge, dans le sanctuaire de Notre-Dame de Roc*Arnadour^ situé à quelques lieues du château de Fénelon (a). La confiance de cette pieuse mère ne fut pas trompée; et la prompte guérison d'un enfant si cher, combla de joie toute sa famille. Pleine de reconnoissaiice pour une faveur si extraordinaire, madame de Fénelon conserva toute sa vie une singulière dévotion pour le pèleri* nage de Roc-Amadour ; elle y conduisit elle-même son enfant, après sa guérison, l'offrit à la sainte
(i) Nous tirons ces précieux détails de XBist, de Notre-Dame de RoC'Amadour, par M. l'iibbé Gaillau; p. 27 et 149. (Éd.)
(a) Le chftteau de la Mothe>FéneIon étoit situé à quatre ou cinq lieues nord«est de Sarlat (diocèse de Sarlal); et à huit ou dix lieues nord-ouest de Roc-Amadour, ancien diocèse de Tulle; aujourd'hui diocèse de Cnhors, (ÉniT.)
Sa première éducation dans la maison paternelle et à Tuniversilé de Cahors.