‹ Histoire de Fénelon, archevêque de CambraiChapitre 89 sur 101 · HISTOIRE DE F^IT^ON · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE F^IT^ON

a et par bonne amitié; madame de Maintenon s'afa flige et s'irrite contre nous, à chaque nouvelle ima pression qu'on lui donne. Mille gens de la cour, a par malignité , lui font revenir, par des voies déa tournées , des discours empoisonnés contre nous , « parce qu'on croit qu'elle est déjà mal disposée. « M. l'évêque de Cliartres et elle, sont persuadés qu'il a n'y a rien de fait, si je ne condamne la personne et « les écrits : c'est ce que l'inquisition ne me deman- « deroit pas ; c'est ce que je ne ferai jamais que « pour obéir à l'Église , quand elle jugera à propos « de dresser un formulaire, comme contre les Jansé- « nistes. Qu'importe que je ne croie madame Guyon a ni méchante ni folle , si d'ailleurs je l'abandonne « par un profond silence , et si je la laisse mourir « en prison , sans me mêler jamais , ni directement « ni indirectement, de tout ce qui a rapport à elle?... « Tout se réduit donc, de ma part, à ne vouloir point « parler contre ma conscience, et à ne 'vouloir « point insulter inutilement à une personne que (if ai réitérée comme une sainte^ sur tout ce que ^jen ai vu par moi-même. En vérité ^ peut^-on « douter de ma bonne foi? ai-je agi en homme cf politique et dissimulé? Serois'je dans Vema barras ou je suis^ si f assois eu le moindre resa pect humain? Pourquoi donc me demander ce a qu'on exigeroit à peine d'un homme suspect d'im- « posture? Je vous conjure, Monsieur, de lire tout

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