SES PREMIÈRES MESURES
tes de ceux qui gouvernent désormais officiellement ec lui ne nous sont connus que par des documents icore inédits ou^récemment publiés, et par un chronileur tout nouvellement découvert *. Les rappeler ici ;t donc un devoir d'équité historique, si Ton ne veut î borner, comme tous les auteurs, à juger ce gouvernelent éphémère par les brutalités de la rue, et lui intenir un procès de tendance.
Exécuter les provisions prises en vertu des pétitions u 21, faire régner Tordre dans la ville, assurer au euple les satisfactions que sa victoire l'invitait à réclaler, telle était, avec le soin des affaires extérieures, t tâche compliquée qui s'imposait à des hommes sans ipérience. C'est aux mesures d'ordre et de police qu'ils laient le mieux préparés, car il leur suffisait de suivre »s traditions, en les retournant contre ceux qui les vaient établies.
Le podestat, le capitaine du peuple, l'exécuteur de istice furent maintenus dans leur charge', et deux iloyens par quartier, nommés pour contraindre à conhire entre eux paix ou trêve ceux que divisaient des dimiliés'. En donnant à tous l'ordre accoutumé de
a*unc députalion populaire était venue demander cette mesure à la muni- Ipalilé. c C'est fait, répondit M. Peruzzi ; mais vous le demandez parce u*il était le chef àesriompi; nous l'avons décidé parce qu'il les a battus. » •es deux parts on en était encore à la légende.
* Les documents et le Diario d'anonimo ne disent pas toujours les nèmes choses ; mais on sait d'une pirt combien il s'est perdu de documents ; e l'autre, combien les chroniqueurs sont ou inexacts ou incomplets. Il faut aiser aux deux sources en les comparant. On ne s'explique pas pourquoi >apponi Tancien conpe court ici à son intressante narration, puisqu'il vécut ssez pour écrire un commentaire sur l'acquisition de Pise en l'j^06.
• 24 juillet, Diario d'anonimo, p. 370 ; ser Naddo, p. 15.
^ 5 août, c Inducendos et etiam cogendos. » (Doc. h la suite du Diario Vanon., p. 516.) ,
266 MESURES OPPRESSIVES. (An. 1578)
poser les armes, d'ouvrir magasins et boutiques, de reprendre le travail*, on va jusqu'à fixer la somme de travail à fournir : Tart de la laine, suspect de battre en brèche par le chômage les pouvoirs établis, devait fabriquer deux mille draps par mois*. 11 est défendu de transporter des objets mobiliei's d'une maison à Tautre, de faire du bruit', de poursuivre qui que ce soit pour les méfaits des derniers temps*, de rien dire contre le menu peuple, rÉlat nouveau, la seigneurie nouvelle, investie du droit de punir à son gré ce délit*. Le coupable, quel qu'il soit, sera frappé dans son avoir et sa personne; chacun peut accuser de ce chef, chacun est tenu d'ajouler foi aux accusations*. Comme Florence semble vide, tant il est sorti de notables avec leurs familiers', ceux qui se trouvent au dehors dans un rayon de dix milles rentreront avant dix jours, sous peine d'être faits grands, et, s'ils le sont déjà, supragrands*. Dans la même vue, on aurait dû, semble-t-il, rappeler les confinés : par une contradiction d'ailleurs explicable on en accroît bientôt le nombre. Le 27 août, trente ennemis de l'actuel état de choses prendront la route de l'exil, vers des lieux
* 24 juillet. Diario d'anonimo, p. 570.
* Cron. Marucell. Scaf. c, dans Fossali, p. (}6,
* 25 juillet. Diario d'anon,, p. 371.
^ Même date. — Delih, dé^sign. e coll. Doc. à la suite dû Diario d'anon.., p. 515, et dans Fossali, p. 67, n. 5. ' !•' août. Diario d'anonimo, p. 572.
* 6 et 14 août. Diario d^anon., p. 572, 574.
"^ « Considérantes quamdam provisionem firmatam noviter per illos délia balia, in qua in aiïectu disponitur et tractatur.... quod civitas hec florïda floridis civibus minime derelinquatur, et cum maxime audiverint quod quam plurium et maxima copia civium notibilium quasi derelinquenics urbem, ad comitatum et ad alias partes se cum suis familiis transtulenint, et ob hoc videbatur florentina civitas quodam modo fiduata. » [Libro di deliberazionc, etc., p. 16, dans Diario d'anon,, p. 573, n. 1.)
* Diario d'anonimOy p. 572, 575.