‹ Histoire de FlorenceChapitre 23 sur 102 · FORCE PUBLIQUE RÉORGANISÉE · texte numérisé non relu

FORCE PUBLIQUE RÉORGANISÉE

it, à vrai dire, une faveur inusitée leur laisse le choix *. mi eux, Carlo Strozzi, Simone Peruzzi, Piero des âzzi, Benghi desBuondelmonli, Bettino des Ricasoli*. à hors du territoire, Lapo de Castiglionchio et son fils t déclarés rebelles, et voient tout ce qu'ils possèdent du aux enchères'*, acheté par la commune elleme\ La confiscation attend tous les a confinés > qui, is la résidence par eux choisie, ne se présenteront à dates fixes devant les officiers publics. Ces rigueurs, lut le reconnaître, n'atteignaient que les chefs, ^our contenir les subalternes, il y avait urgencQ à rganiser les forces communales. Mille arbalétriers snt engagés pour un an dans toutes les classes*, à K)n de deux cent cinquante par quartier. Ils formaient irante groupes ou pennons, auxquels commandaient irante connétables. Chaque quartier avait son capile populaire \ La défiance habituelle aux pouvoirs iveaux ayant fait congédier la plupart des mercenaires, X qui furent retenus durent subir pour chefs deux [sans de bas étage, dont les aptitudes au commandent étaient douteuses pour le moins. De même, les ifaloniers, les porte-bannières, les gardes, etc., furent

<( Furono dati i confiai dove chiesono andare i confinati. » (Monaldi , 46.)

Diario d'anon,, p. 376 ; Ser Naddo, p. 18; March. de Coppo, X, 799. liralo (XIV, 752) dit 51. Les trois chroniqueurs donnent la liste avec le Je relégation. Ces listes sont les mêmes avec quelques variantes. Ms. Strozz. dans Fossati, p. 71 ; Diario dation. j p. 576. < Entré ogni suo bene in comune. » (Ms. Slrozz., ibid.) Ammirato (XIY, 751) dit seul que ces arbalétriers étaient du menu •le.

25, 28, 29 juillet. Ûiario d'anonimo, p. 571. Doc. k la suite, p. 516, et Fossati, append. n* 10. p. 109. Le ms. Strozz. dit qu'ils étaient 1500, (1 leur donna 12 bannières par quartier et que cette opération fut faite *ois jours. Ammirato (XIV, 751) dit 1200.

268 BOURSES ET LIBERTÉS NOUVELLES. (An. 15fl)

placés sons les ordres d'un homme obscur. Le peù^ nombre des châtelains, des podestats du deliors qu'on k^ voulut pas casser aux gages, durent comparaître el faire' renouveler leur commission. La seigneurie changea jas-' qu'aux musiciens ^

Voir au pinacle ses amis et hors des emplois ou dasd natal ses ennemis, était pour le peuple un premier sujell de joie. Il en eut d'autres : on ne les lui marchandait! pas. Tous les privilèges que s'était arrogés la comorterk furent supprimés, et, sous telle ou telle forme transférés aux nouveaux maîtres*. Déjà il s'agissait d'allouer un salaire aux syndics des arts, et de substituer leur auto- 1*^ rite réformatrice à celle des seigneurs'. Les bourses furent brûlées et Ton entreprit d'en faire d'autres*, longue opération qui dura jusqu'au 21 août. On c& célébra la fin au chant du Te Deum, au son des cloches et par des banquets*. Réjouissances non sans motifs, car des bourses reformées on avait exclu, sans sourciller, tout nom odieux au menu peuple\

Ajoutons quelques mesures encore qui flattaient ses passions ou servaient ses intéiêts. Les bannis du régime précédent obtinrent l'autorisation de séjourner à Florence jusqu'au 15 août, afin de poursuivre la levée de leurs

' Deliberazioni de" signori e collegi, 25 juiUet, 6 août, dans Fossali, p. 70, 71.

* Diario tTanommo, p. 576. Yoy. le texte plus bas, p. 271, n. 2. 5 Ammirato, XIV, 752.

^ 24, 26, 51 juillet, 6, 9 août. Ser Naddo, p. 15-17-, Diana d'anonimo, p. 571, 572. Doc. à la suite, p. 515-517.

^ Ms. de la Magliab. dans Diario d'anon,, p. 575, note 5. • Ciascuno, dit Pauteur de celle chronique, si confetlè d^uA confello che si chiama zucata, e poi si si beve, e vidi io e asagiai di ciè, sedendo lulto lo scuUino a vedere. w

• 26 juillet. Z)e/it. de' sign. e coll., dans Fossati, p. 67, n. 6.

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