‹ Histoire de FlorenceChapitre 42 sur 102 · DES POÉSIES DE PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

DES POÉSIES DE PÉTRARQUE

mour platonique, où il la supplie sans cesse des moindres faveurs, d'une parole affeclueuse, d'une main dégantée, d*un regard ; où il gémit toujours sur son infortune auprès d'une femme qui n'avait pu, sans vieillir, donner la vie à onze enfants; où il célèbre vingt-huit ans encore, quand la mort la lui a ravie, ses charmes souverains et son impitoyable vertu ^

Ce n'est donc pas exclusivement la mode qui lui a mis la plume aux mains. Il est lui-même et il prétend l'être, car il ne veut point posséder les œuvres de Dante, pour n'être pas tenté d'y faire des emprunts*. Mais il les a lues, il s'en souvient, et, bon gré mal gré, il en est tributaire comme des Provençaux', comme du Roman de la Rose^ objet tout ensemble de ses imitations et de ses dédains\ Au reste, ce qu'il a d'originalité n'est pas

* Sur Pétrarque, voir Fil. Villani, BaldelH, Sade, Mézières, Gingucné, t. H ; Sismondi, t. HI, p. 481 sq.;Vniemain, Tableau de la littérature au moyen âge, t.ll,leç. 13; Ugo Foscolo, Eisays on Petrarch, Londres, 1822; Aagionamenlo di Lord Wodehouse sulla Laura di Petrarca, en tête de TédH tion des Atm6,publiée par Albcrlini,Flor., 1832; Levati, Viaggi diPetrarca, Milao, 1820; le discours prélimiaaire de Rossetti, en tête des Poésie mi'^ nori del Peirarca^ Milan, 1 829 ; les notes des cinq volumes de lettres de Pétrarque, publiées par Fracassetti, traduct. italienne ; Campbell, Life and timci of Petrarch, Londres, 1843; Historische ZeiUchrifl, XXXV111*to1., 2* fascic.fFeiierlin, Pétrarque etBoccace, étude littéraire vi morale; prof. Thomas , Ueber neuaufgefundene Dichtungen Francesco Petrarcna^if Munich, 1858; du même, Francisci Petrarchœ carmina incognita, Munich, 1859, et, à propos de cette dernière publication, Cari Michi, Beiirâge xum Veritândnisse neuaufgefundener Sonette Pelrarcha's, Hof, 1859; Kœrting, Petrarcha's Leben und Werke, 1878 ; Pétrarque et son siècle, dans la Revue contemporaine, 1. 1, 1852.

* Fami/., XXI, 15(Frac., 111, 1 1 1] . Le passage a étécitéparMézicres,p. 23. ' Voj. Delescluze, Dante Alighieri et la Poésie amoureuse; Gidel,

Pétrarque et les Troubadours, Angers, 1857 ; Baret, les Troubadours, Paris, 1867; Mézières, p. 31, 32; Sismondi, UI, p. 480.

* Voy. les Trionfi et les épitres en vers,t.ni, ép. 30. Ëd. de Baie, 1581, p. 114. Les trois volumes sont réunis en un seul. La pagination est la même pour les deux premiers ; elle recommence pour le troisième.

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