‹ Histoire de Fontaine-FrançaiseChapitre 40 sur 74 · FONT AINE-FH ANC AISE SOUS M. DE SAINT-JULLIEN · texte numérisé non relu

FONT AINE-FH ANC AISE SOUS M. DE SAINT-JULLIEN

L'emprant fut contracté suivantautorisation du 24 juillet 1755 elles dettes furent payées; mais la situation financière ne s'améliora pas et, pendant longtemps encore, on fut obligé de faire de nouveaux emprunts pour exécuter des travaux indispensables. C'est ce qu*on fit en 1759, époque à laquelle on dépensa 1945 livres pour réparer la maison curiale et l'église. Les travaux furent exécutés sur le devis de l'expert (ce qui signifiait architecte) Taisard, par un sieur Champagne, entrepreneur,

La surveillance fut confiée à Etienne Biot et Jean Govin, échevins, et Leblanc, syndic.

En 1760, le conseil, ou chambre commune de Fontaine, était composé de MM. Coisset, Gautheret, Cordelet, Antoine Clerc, Permet, Robinet, Viollet, Fay, Couturier et Gauthier, jurats. Nicolas Magnieux, Laurent Fay, Jean Robelot aîné et Pierre Boutoiset étant procureur, syndics et échevins (1).

Je trouve une déclaration de mai 1760, faite par M. de Saint-Jullien, à l'effet de passer bail d'une grande partie de ses propriétés. Cette pièce, qui donne les mêmes détails que les reprises de fief antérieures, me paraît comme certaines autres assez intéressante à reproduire. On y trouvera l'énumération des cens et des impôts de toute nature, l'assiette des dîmes et la situation générale par rapport aux droits seigneuriaux qui ont existé jusqu'en 1789.

la mairie à la gendarmerie, la commune a eu à sa charge le traitement du geôlier, son logement, mais la nourriture des prisonniers était payée sur mémoires par le département, ainsi que cela se pratique encore aujourd'hui.

(1) ÂrchiTOS du département, C, 4251.

376 mSTOlRE DE PONTAINB-PRANÇAISE

Par cette déclaratîoa M. de Saint-JalUen propose d'affermer pour neuf ans.

A Fontaine-Françoise en Bourgogne.

oc 152 journaux de terres labourables, non compris la Borde ;

« 116 fauchées de pré ;

« 16 ouvrées de vigne ;

a 900 arpents de bois, la moitié de la forêt ;

a Un grand et beau fourneau à faire fonte de fer, logements, patouillet, cours d'eau, etc.;

« Les trois étangs et trois carpières ;

« Le grand étang pouvant porter 15 milliers d'empoissonnement par rapport à son étendue et bonté ;

« L'étang dessus pouvant porter 5 à 6 milliers et celui du château de 6 à 7 milliers ;

<c Un très beau et bon moulin, à deux tournants, reconstruit à neuf en 1758 ;

« Le four banal où les 250 feux de Fontaine sont sa* jets, à raison d'une livre de pâte sur 20 qui s'y cuit;

« Outre ce four banal, le droit de boulangerie^ c'està-dire aux boulangers le droit de cuire leur pâte et pain, droit qui s'amodie 120 livres par année ;

« La halle où se tiennent les foires (1), dont les droits du seigneur s'amodient 20 livres par année ;

€ Le greffe de la justice qui s'amodie 30 livres ;

(1) La halle se trouvait rue du Moustior ou de l'Eglise, à eOtédi four baDal.

r^rr^^îf- '(ff^^ji^-

Page 1