‹ Histoire de Fontaine-FrançaiseChapitre 62 sur 74 · SIEUR DE FOULAIN ET CAPITAINE DE FOKTENNE F · texte numérisé non relu

SIEUR DE FOULAIN ET CAPITAINE DE FOKTENNE F

ETMARAINE CHRESTIENNE,

F® d'HON. HOM JEHAN BROICHENET.

L*£GUSE 437

La cloche du Temps est, dit-on encore, ainsi nommée parce qu'on la sonnait au moment des orages pour éloigner le tonnerre, et la cloche du Salut a conservé son nom parce que, transportée à l'église, comme je le dis plus haut, elle a été spécialement destinée à appeler les fidèles au saluty cérémonie qui avait lieu autrefois tous les jours, le soir, à l'église de Fontaine.

Quand une personne meurt, on distingue facilement, à la sonnerie, si c'est un chef de famille, une jeune personne ou un enfant.

Ainsi, on sonne le Bourdon et la cloche du Temps pour un chef de famille, homme ou femme marié ou l'ayant été. Pour un célibataire adulte, garçon ou fille, on sonne la cloche du Temps et celle du Salut. Enfin, pour un enfant au-dessous de sept ans, on ne sonne que la petite cloche.

Lorsqu'on veut appeler du secours dans le cas d'un incendie,' on sonne le bourdon. Tout le monde connaît cet appel.

Le cimetière (1), qui entoure l'église, n'a de remarquable que les tombes d'une partie de la famille de la Tour-du-Pin.

Ces tombes sont placées au chevet de l'église, derrière la sacristie, et composées de quatre caveaux séparés.

Dans celui de droite a été inhumée M"° la marquise de Louvois, sœur de M"*' de la Tour-du-Pin, morte à Fontaine-Française, le 11 septembre 1860.

(l)Jusqu*en 1831 les inhumations de Fontenelie se firent au cimetière de Fontaine. Les gens de Fontenelie avaient le droit de passer leurs morts par le sentier de la corvée qui commençait au chemin de TEtang Chaumont (l'ancien chemin de Mirebeau) et aboutissait au cimetière derrière l'église. Ce sentier avait six pieds de largeur.

43S HlSTOntE DR PO ?rr AINE-FRANÇAISE

Dans celui du milieu» le colonel Aynard de la Tourdu-Pin, mort à Marseille en 1855, et sa sœur M""** de Chabrillan, morte à Fontaine le 7 avril 1865.

A gauche, M^^" la marquise de la Tour-du-Pin, décédée à Paris, en 1879, à Tàge de 95 ans.

Enfin à côté U^ F. de Chabrillan, morte le 2 juillet

t Cest ici, » m'a dit plusieurs fois M""* la Marquise de la Tour-du-Pin (et je me plais à le répéter), lorsque je me trouvais avec elle au cimetière, au moment où je faisais édifier la croix en marbre blanc élevée à la mémoire de sa tante. M"*"" de Saint-JuUien, « c'est ici que je veux être enterrée^ dans un caveau que vous me ferez faire d côté de mon fils, de ma fille et près de ma sœur ».

De simples pierres tombales avec inscriptions en lettres dorées, sur marbre noir, recouvrent les caveaux ; le tout est entouré d'une grille en fer sans aucun ornement.

La tombe de M"''' de Saint-JuUien, au cimetière de l'Est à Paris, est beaucoup plus simple. Elle n'a aucune grille ni entourage et se compose d'une dalle d'environ 2 mètres de longueur sur 1 mètre de largeur et 0"^ d'épaisseur, et d'un petit socle de 0™50 à 0"80 de largeur et 0™30 d'épaisseur, placé en tête de la dalle et supportant une borne debout de 1 mètre de hauteur, arrondie à la partie supérieure, sur laquelle est gravée l'inscription suivante :

a-GIT ANNE-MARIE-MADELEINE-CHARLOTTE-AUGUSTE

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