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CHAPITRE XII

CHAREES VII: E TOPOUTS" XI

Gouvernement de Charles VII. — Après la mort de Jeanne d’Arc, le caractère de Charles VII s’était transformé. Jusquelà, sous l'influence de favoris et de conseillers indignes, 1l s’était montré indolent, surtout occupé de ses plaisirs, presque indifférent aux affaires de son royaume. Les anciens compagnons de guerre de Jeanne, et en particulier le connétable de Richemond, arrachèrent le roi à son néfaste entourage. L’un des favoris, Giac, fut, par ordre de Richemond, cousu dans un sac et jeté à l’eau; un autre eut la tête fendue d’un coup de hache sous les yeux mêmes du roi.

Charles fit dès lors son métier de roi. Il chercha à la fois à remédier aux maux du royaume et à achever de jeter les Anglais hors de France. Son œuvre principale fut la réorganisation militaire d’où sortit l'institution des “Compagnies d’ordonnance,” première armée permanente et régulière, qui devait être pour la royauté française un nouvel élément de force.

Les Compagnies d’ordonnance. — La France, et particulièrement la France du nord, se trouvait de nouveau, après 1430, en proie aux désordres et aux brigandages des gens de guerre. Les “Ecorcheurs” — c'était le nom qu’on leur donnait — recommençaient les pilleries des Grandes Compagnies. Charles VIE, pour en délivrer le royaume, employa le même procédé que Charles V. Quand, en 1444, une trêve eut été signée avec les Anglais, son fils Louis fut chargé de mener trente mille Écorcheurs guerroyer en Suisse pour le compte de l’empereur d'Allemagne.

Ceux qui restaient en France, le roi les prit à son service: il les enrégimenta dans des compagnies créées en 1445 par ordonnance royale. De là le nom de compagnies d'ordonnance.

io LE RELÈVEMENT DE LA ROYAUTÉ

Cette cavalerie régulière et permanente remplaça définitivement la chevalerie. Elle triompha des Anglais à Formigny et à Castillon, et assura le succès final de la France dans la guerre de Cent Ans. Elle resta pendant plus de cent ans, jusqu’à la fin du seizième siècle, sous le nom de gendarmerie, la principale force des armées françaises.

L’Impot permanent. — L'armée permanente engendra en France l'impôt permanent. La “taille du roi,” impôt sur les terres et les personnes, étant consacrée à l’entretien de troupes permanentes, devint perpétuelle. En 1439, elle fut accordée par les Etats une fois pour toutes et fixée à 1,200,000 livres. Mais presque dès le début l’usage s’établit que les nobles et le clergé étaient exempts de la taille, et que seuls les bourgeois et les paysans la payaient. Le roi continua aussi à percevoir d’une façon régulière des impôts indirects ou “aides,” consistant en un impôt sur le sel ou “gabelle” et en un impôt sur les ventes.

Jacques Cœur. — On a dit de Charles VII avec raison qu’il fut Charles “le bien servi.” Il eut pour administrer ses finances le plus habile homme d’affaires de l’époque, Jacques Cœur.

Jacques Cœur était fils d’ un pelletier de Bourges. Il avait fait un voyage en Syrie et en Égypte et avait noué des relations avec les marchands de Damas et d'Alexandrie, alors les deux principaux centres commerciaux du Levant. A son retour en France, il avait créé à Montpellier une importante maison d’importation et d’exportation, transportée plus tard à Marseille. Il finit par avoir trois cents employés à l’étranger et une flotte de sept navires. En 1440, Charles VII le nomma son ‘“‘argentier.” Il administra rigoureusement le trésor royal. Quand la guerre recommença contre l’Angleterre (1449), il prêta au roi la plus grosse partie de sa fortune. Les intrigues des jaloux le firent disgracier, malgré tous ses services, en 1461. Il fut exilé, se réfugia à Rome, y fut bien accueilli par le pape et mourut dans une expédition contre les Turcs en 1456.

Les Affaires religieuses. — Les premières années du quinzième siècle sont d’une importance capitale dans l’histoire de l Église.

Le séjour des papes à Avignon avait été suivi par le grand

LE RELÈVEMENT DE LA ROYAUTÉ :1or

schisme. De 1378 à 1400, il y eut deux papes; pendant quelques années après 1409, il y en eut même trois. L’unité de la foi fut brisée en même temps que celle de l’Église: les hérésies de Wyclif et de Huss furent comme le prélude de la Réforme.

Pour mettre fin au schisme, pour réformer les abus, pour extirper l’hérésie, un concile général fut tenu à Constance (1414- 1417). Le concile rétablit l’unité de l’Église, dans la personne du pape Martin V. Mais, par le décret Sacrosancta, il affirma le principe de la supériorité des conciles sur les papes.

Dans ce mouvement de réforme, le clergé français joua un grand rôle. Dès 1381, l’Université de Paris réclama la convocation d’un concile général; à Constance les orateurs les plus écoutés furent des Français: Pierre d’Aïlli, Gerson, etc.

La Pragmatique Sanction de Bourges. — Si le concile de Constance avait mis fin au schisme, et s’il avait brûlé Huss, il n’avait réussi ni à réformer les abus, ni à extirper l’hérésie. Le second des grands conciles se réunit à Bâle en 1431. Dirigé par des docteurs français, le concile de Bâle s’attaqua surtout au pouvoir pontifical. Cette politique amena (1437-1438) une scission dans le concile et la rupture avec le pape. Alors le parti antipapal à Bâle pria Charles VII de faire exécuter en France les réformes déjà décrétées par le concile. La Pragmatique Sanction de Bourges (7 juillet 1438) fut la réponse de Charles VII à cette demande.

Les plus importantes des réformes de Bâle se rapportaient au gouvernement papal. La Pragmatique réduisit au minimum les droits du Saint-Siège sur le clergé français. Le pape perdait en grande partie le droit de nommer aux bénéfices français: les évêques et les abbés devaient être élus par les chapitres et les couvents. La Pragmatique supprima les annates, la plus importante des redevances dues au pape; elle limita strictement ses droits de juridiction en France. D'autre part, la Pragmatique consacra la doctrine sur la supériorité des conciles en matière de foi et de discipline.

Cette grande ordonnance fut l'expression d’une opposition, déjà vieille, à la conception absolutiste du gouvernement de l’Église. A l’absolutisme papal, le roi et le clergé français opposaient la suprématie des conciles et l’autonomie de l'Eglise na-

tionale. Ces idées, les “libertés gallicanes,” devaient avoir un grand avenir.

La Féodalité apanagée. — La royauté française était sortie de la guerre de Cent Ans plus forte et mieux armée. Cependant un nouveau danger la menaçait. Il s’était reconstitué en France une puissante féodalité, elle-même issue du sang royal, la féodalité ‘“‘apanagée.”

Les Capétiens avaient l'habitude de donner à leurs fils cadets des parties du domaine royal: c’est ce que l’on appelait des apanages. Les apanages continuaient à faire partie du royaume; mais celui qui possédait l'apanage y était souverain, sous la réserve qu’il devait prêter hommage au roi. Au milieu du quinzième siècle il y avait ainsi en France, à côté de quelques restes de l’ancienne féodalité, comme le duché de Bretagne, quatre grandes maisons d’origine royale: la maison d’Anjou qui remontait à Louis VIII, la maison de Bourbon qui remontait à saint Louis, la maison d'Orléans qui remontait à Charles V. Mais la plus redoutable de toutes était la maison de Bourgogne.

La Maison de Bourgogne. — Elle remontait à Jean le Bon. Pour récompenser Philippe le Hardi, son fils cadet, de sa belle conduite sur le champ de bataille de Poitiers, Jean lui avait donné le duché de Bourgogne. Depuis, les ducs de Bourgogne avaient acquis d’autres territoires, les uns dans le royaume de France, les autres hors de France dans l'Empire. Philippe le Hardi avait épousé la fille et unique héritière du comte de Flandre. Son petit-fils, Philippe le Bon, avait hérité du Brabant, pays compris entre l’Escaut et la Meuse, et des Pays-Bas, au nord des embouchures du Rhin. Il avait acheté le Luxembourg. Quand il s'était réconcilié avec Charles VII au traité d'Arras (1435), il s’était fait donner, comme indemnité pour l'assassinat de son père Jean sans Peur, l’Artois et la Picardie.

Toutefois, l’importance de l’État bourguignon était diminuée par ce fait qu’il n’était pas d’un seul tenant. Il était en réalité formé de deux États: un Etat bourguignon sur la Saône, un Etat flamand sur l’Escaut et la Meuse. Entre les deux il n'y avait pas de lien; pour passer de l’un à l’autre, il fallait traverser des pays étrangers.

Comme Philippe le Bon avait obtenu, au traité d'Arras, la

dispense de tout hommage envers le roi de France suzerain de la Bourgogne et de la Flandre, il était un véritable roi: le titre seul lui manquait. Mais il était plus célèbre et plus riche que bien des rois.

Louis XI. — Quand, en 1461, Louis XI eut succédé à Charles VII, la simplicité affectée du nouveau roi fit contraste d’une façon saisissante avec la magnificence du duc de Bourgogne. Le jour où il fit son entrée dans Abbeville, accompagné de Philippe le Bon, les gens du peuple disaient sur son passage: “Seigneur Dieu! Est-ce un roi de France! Tout ne vaut pas vingt francs, cheval et habillement.”

Il était laid, avec un grand nez, des jambes grêles et tordues, une physionomie inquiète et maladive qu’animait cependant le regard perçant de ses yeux. Il était brave et fut blessé sur le champ de bataille; mais il n’aimait pas la guerre à cause de ses hasards, et parce que les ravages qui l’accompagnaient en faisaient “un fléau pour la chose publique.” Comme Philippe Auguste, il préférait aux batailles les négociations. La corruption fut son moyen de combat par excellence; il pensait qu’on peut tout acheter à prix d’argent, même la protection de Dieu et de ses saints, fût-ce pour des entreprises malhonnêtes. Il était passé maître en dissimulation, en tromperie et en intrigues. Son rival Charles le Téméraire l’appelait “l’universelle aragne,” le rapprochant avec raison de l’araignée qui sans bruit tend partout ses fils et ses pièges.

Louis XI et Charles le Téméraire. — Dès le règne de Charles VII les princes s'étaient effrayés des progrès trop rapides de la puissance royale. En 1440 le roi avait dû lutter contre une révolte féodale, la Praguerie, dont le chef était son propre fils, le dauphin Louis. Impatient de régner, le dauphin n’avait pas cessé d’intriguer contre son père et finalement s'était enfui chez le duc de Bourgogne. Mais, devenu le roi Louis XI, il se donna aussitôt pour tâche de ruiner ses anciens alliés et protecteurs.

Son plus redoutable adversaire fut Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, devenu duc de Bourgogne en 1467. C'était un prince ambitieux, entêté et d’une terrible violence. Il avait juré d’être roi et projetait de reconstituer l’ancienne

Lotharingie, de la mer du Nord à la Méditerranée. Ce rêve ne pouvait se réaliser qu’aux dépens du roi de France.

Les Ligues du bien public. — “J'aime tant le royaume, disait un jour Charles le Téméraire en parlant de la France, qu’au lieu d’un roi j'y en voudrais voir six.” Dans les tentatives qu’il fit pour réaliser ses projets, il eut pour auxiliaries d’abord le roi d'Angleterre, puis un grand nombre de seigneurs, en particulier le duc de Bretagne et le frère même de Louis XI, le duc de Berry. À trois reprises (1465-1467-1472) il organisa contre Louis XI de véritables coalitions, qui s’intitulèrent Ligues du bien public, parce que les coalisés prétendaient prendre les armes pour défendre les intérêts du royaume mal gouverné par le roi, et en particulier “pour soulager le pauvre peuple si misérable.”

De ces ligues Louis XT triompha par la diplomatie plus que par les armes.

Ruine de la maison de Bourgogne. — En 1472 Charles le Téméraire signa une trêve avec le roi de France pour pouvoir se donner tout entier à son grand projet, la reconstitution du royaume de Lotharingie. D'abord il s’était occupé de relier les deux tronçons de ses Etats, la Bourgogne et la Flandre. Pour cela il s'était fait donner l’Alsace par l’archiduc Sigismond en garantie d’un prêt. Il avait chassé de Nancy le jeune duc René et occupé son duché de Lorraine. En 1473, il négociait avec l’empereur Frédéric III, son suzerain, pour que celui-ci le reconnût comme roi. Les négociations semblaient sur le point d'aboutir: le duc et l’empereur étaient réunis à Trèves où le couronnement devait avoir lieu. ;

Deux jours avant la cérémonie, Frédéric IIT, secrètement conseillé et payé par Louis XI, s'enfuit de Trèves. Peu après Sigismond offrait à Charles de lui rembourser les sommes prêtées et réclamait la restitution de l’Alsace. Là aussi Louis XI était intervenu en fournissant à Sigismond l’argent qui lui manquait. Enfin, grâce encore aux intrigues de Louis XI, les Suisses déclarèrent la guerre à Charles le Téméraire, tandis que les Lorrains se soulevaient et que le duc René rentrait dans Nancy.

Charles le Téméraire vint attaquer les Suisses. Ceux-ci le battirent complètement à Granson, puis peu après à Morat (1476). Fou de rage et d’humiliation, Charles le Téméraire se

rejeta alors sur la Lorraine et essaya de reprendre Nancy. Une bataille furieuse s’engagea sous les murs de la ville. Les Bourguignons furent repoussés. Le surlendemain, au bord d’un étang, on retrouva Charles le Téméraire percé de coups de lance, nu, le corps à moitié pris dans la glace, le visage à demi dévoré par les loups (6 janvier 1477).

Les Acquisitions de Louis XI. — Louis XI pensait s’emparer de toute la succession de Charles le Téméraire, qui laissait pour héritière une jeune fille de vingt ans, Marie de Bourgogne. Mais Marie épousa le fils de l’empereur, l’archiduc Maximilien d'Autriche, plus tard empereur lui-même. Louis XI ne recueillit de la succession et ne put rattacher au domaine royal que la Bourgogne et la Picardie. La Flandre, l’Artois et la Franche- Comté revinrent aux enfants de Marie de Bourgogne et de Maximilien. Dans la suite, un mariage fit passer ces provinces françaises sous la domination des rois d'Espagne. Elles ne devaient revenir à la France que près de deux cents ans plus tard, au dix-septième siècle, sous le règne de Louis XIV.

Louis XI fut plus heureux avec la maison d'Anjou qu’avec la maison de Bourgogne. Il recueillit tous les biens que lui avait laissés par testament René d'Anjou, c’est-à-dire l’Anjou, le Maine et la Provence. La succession comportait en outre des droits sur le royaume de Naples, que le fils de Louis XT, Charles VIII, devait essayer de faire valoir et qui furent le point de départ de guerres néfastes en Italie.

L’Imprimerie en France. — Tout occupé de politique, Louis XI ne se passionna guère pour les lettres ou les arts. Cependant c’est sous son règne que se produisit un fait capital dans l’histoire de la civilisation, l'expansion de l’imprimerie. Le roi eut au moins le mérite de protéger la nouvelle invention.

La Bible de Gutenberg est de 1457. De Strasbourg l’imprimerie se répandit rapidement en Allemagne et en Italie. En France, il semble que les imprimeurs se heurtèrent d’abord à l'hostilité des copistes. La première imprimerie ne fut établie qu’en 1470 à Paris, par le recteur de l'Université, Guillaume Fichet. Ilinstalla à la Sorbonne trois Allemands, Ulrich Gering, Michel Friburger et Martin Krantz, et leur fit imprimer, en deux ans, vingt et un ouvrages, classiques latins ou traités de

grammaire et d’éloquence. Dans les trente dernières années du quinzième siècle il fut fondé dans Paris près de soixante imprimeries.

L'invention devait avoir des conséquences incalculables. En créant le livre à bon marché, l’imprimerie mettait l’instruction à la portée de tous; elle rendait possible la diffusion universelle de toutes les idées et de toutes les connaissances humaines; elle pouvait et devait être l'instrument de tous les progrès, intellectuels, politiques et sociaux. Aussi peut-on dire que la découverte de l'imprimerie marque véritablement la fin du Moyen Age et le début des Temps Modernes.

Régence d'Anne de Beaujeu. — Louis XI avait gouverné en roi absolu, presque en despote, se faisant redouter comme “le plus terrible roi qui fust jamais en France.” A sa mort (1483), comme il laissait un fils mineur, enfant de treize ans, Charles VIIL, il y eut un mouvement de réaction contre le despotisme royal.

Mais Louis XI revivait en sa fille, Anne de Beaujeu, comme [lui rusée, peu scrupuleuse et avide de pouvoir. De 1483 à 1492, Anne et son mari Pierre de Beaujeu exercèrent de fait une (véritable régence et, tout en faisant quelques concessions, maintinrent les résultats du règne précédent. Leur principal adversaire fut le duc Louis d'Orléans, premier prince du sang. Les deux partis s’entendirent d’abord pour convoquer les Etats Généraux (1484): les Etats, une fois de plus, se montrèrent incapables de jouer un rôle politique et se séparèrent sans avoir rien obtenu. Alors le duc d'Orléans eut recours aux coalitions féodales et fit la guerre aux Beaujeu; mais il fut vaincu et pris par la Trémoille à Saint-Aubin-du-Cormier (1488).

Le dernier acte et le plus important du gouvernement des Beaujeu fut le mariage de Charles VIII avec la duchesse Anne de Bretagne (1491). La Bretagne était le seul État féodal resté complètement indépendant; ce mariage, en fait, mettait fin son indépendance et préparait son union au domaine royal.

La France à la fin du quinzième siècle. — Ainsi les Valois avaient poursuivi l’œuvre d’unification commencée par les Capétiens. Ils laissaient la France à la fin du quinzième siècle plus grande et plus forte qu’ils ne l'avaient reçue.

Ils avaient rattaché au domaine royal, avec Charles VII, lä Guyenne; avec Louis XI, le duché de Bourgogne, le Maine et l’Anjou; avec Charles VIIT, la Bretagne. Ils avaient de plus élargi le royaume, poussé ses frontières plus loin vers l’est. De ce côté Philippe VI avait acheté le Dauphiné; Louis XI avait hérité de la Provence. Aïnsi le royaume qui, avant 1328, s’arrêtait au Rhône, avait débordé par delà le fleuve et atteignait la limite naturelle des Alpes.

En même temps que le royaume s'était agrandi, il était devenu plus cohérent: les provinces qui le composaient s'étaient comme soudées. Le lien du patriotisme les enchaînait étroitement l’une à l’autre. L'autorité royale était bien établie et personne n’était plus en état de la contre-balancer. Maîtres dans le royaume, les rois de France pouvaient désormais regarder hors du royaume. La taille, les aides, les compagnies d'ordonnance assuraient l’argent et les hommes nécessaires aux grandes entreprises. Jusqu’au seizième siècle l’histoire des rois de France s'était déroulée en France; à partir du seizième siècle, elle se déroula en Europe.

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