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CHAPITRE IV LA RENAISSANCE ET LA RÉFORME

Origines de la Renaissance française. — Ce qui fait surtout l'éclat et la gloire du règne de François I”, c’est l’épanouissement de la Renaissance française. La Renaissance fut en France un des résultats principaux des guerres d’Italie. Charles VIII, Louis XII, François I* surtout, pénétrant en Italie, subirent, avec la séduction de son ciel et de sa lumière, le charme de monuments qui joignaient à l’attrait de leur beauté l'attrait de leur nouveauté. Rentrés en France, ils voulurent y retrouver leurs visions d'Italie. Charles VIII avait acheté à Florence pour un demi-million d’objets d’art et recruté uñe mission de vingt-deux artistes. François l° tira d’Italie une collection de marbres antiques; il acheta et commanda des tableaux à Raphaël, à Léonard de Vinci, à André del Sarto; il attira les deux derniers en France, comme il voulut y attirer Titien, comme il y attira une colonie d’artistes de moindre valeur, le Primatice, Rosso et Benvenuto Cellini. Les sujets partagèrent l’enthousiasme de leurs rois: l’admiration exclusive de l’Italie et de l’Antiquité fut une véritable mode. A leur tour les artistes et les écrivains français se passionnèrent pour les modèles antiques et italiens et s’efforcèrent de rivaliser avec eux.

L’Humanisme. — A l’origine de la Renaissance française comme de la Renaissance italienne, il faut noter aussi les travaux des humanistes, c’est-à-dire des lettrés qui pratiquaient l’étude des lettres anciennes.

Le goût des lettres anciennes s’était manifesté en France dès le milieu du quinzième siècle. L'un des premiers livres sortis de la première imprimerie parisienne fut une Rhétorique du recteur Guillaume Fichet, écrite, disait-il, pour enseigner “l’art de bien dire” puisé “à la source féconde du génie grec et du génie latin.” Érudits et philologues, les humanistes français ne se bornèrent

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