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sa grande race retentirait dans le monde ; haut, noble, brillant, il régnait sur les peuples... le peuple romain lavait accueilli par des acclamations et des hymnes ; et maintenant le pape Adrien , le pontife du Christ lui prédisait ses triomphes , et lui promettait la protection puissante de Pierre et de Paul. » Ët çomme si ces marques de gratitude ne suffisaient pas , on fit frapper une médaille justement célèbre, qui représentait le pontife et le roi, et sur laquelle on lisait cette
inscription : Teatm sicut cum Petro^ tecum siciit rum Gallia ! (Avec toi comme avec Pierre , avec toi comme avec la Gaule!). L'alliance des Francs avec TÉglise commençait par leur roi , et la religion la cimentait pour toujours.
Pavie ayant ouvert ses portes, Didier élaul reiét^ué à Corbie , toute résistance ayant cessé dans la haute Italie, Cliarlemagne se substitua h la puissance des rois lombards, ceignit sa téte de la couronne de fer(i) : la nation vaincue ne fut point incorporée à
(i) La couronne des roi» de Lombardie, ainsi dÔMguée perce qu'elle con* suie en une bande d'or large d'environ quatre doigta , ornée de ctadures de pierreries y tournée en forme de diadème «ntique, et semie inlA* rieurement d'une liande de fer de la largeur d'un doigt. Assurément, si
on regardait à la matière, cette couronne devrait s'appeler couronne HVr; niais If nom dt* couronne fie fer a pi*»'valu dans le temps, parce qu'on disait ejue ri'ltc; lé};ère bande de fer dont elle est garnie provenait «l'un rlou de la Passion envoyé à Théodelinde jiar (Irégoire le Grand, pour la récompenser d'avoir extirpé Tarianisme. Quelques auteurs assu* rcnt que la présence de ce fer, dans cette couronne , attestait «pie les peuples courageui devaient toujours vol fer Vor dont ib pouvaient s'enrichir. Après avoir été sacré roi d'Italie pv le cardinal Gaprarui archevêque de IGlan, Napoléon a posé sur sa téte cette même couronne en disant : * l>iett me la donne» malheur à qui la touche I •
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celle des Francs; elle continua de former un royaume spécial, qui eut pour chef Cbarlemagne , mais qui garda ses lois , ses coutumes , ses traditions et ses circonscriptions provinciales.
La prépondérance des Francs étant reconnue en ] talie j Charlemagne se hâta de repasser les Alpes et d'accourir vers le nord, où Thostilité imprévue des • Saxons réclamait sans retard sa présence. Encouragés par la distance qui les séparait du roi des Francs , les Saxons s'étaient jetés sur les terres de la Hesse et les avaient cruellement ravagées. A leur téte combattaient deux de leurs plus puissants élhelings^ Tun nommé Albion , l'autre appelé Wittikind , et dont la femme Géra était sœur de Si^fried, roi des Danois. Poussant plus loin leurs dévastations, les barbares ne craignirent pas d'assiéger la forteresse d'Héresbourg, aujourd'hui Stadtberg, que Charlemagne avait naguère conquise et où il avait mis garnison : située à peu de distance de Faderboru , sur la frontière de la Saxe westphalienne, cette place était destinée à tenir en respect les rebelles', et à servir de base à la domination franque dans leur pays. Les Saxons Ten* levèrent et la réduisirent en ruines; ils se ruèrent ensuite sur la province qui , dès cette époque , portait le nom de « France orientale , » et qui avait été successivement formée aux dépens des Thuringiens , des Suèves et des Ripuaires : dans les temps modernes , elle a été appelée Franconie , en souvenir de ses anciens maîtres. Bientôt les Saxons ayant mis à feu et à sang les cantons de la Hesse et ceux de la Thuringe, parurent sous les murs de Buraboui|;,