‹ Histoire de FranceChapitre 76 sur 192 · EXPÉDITIONS MARITIMES · texte numérisé non relu

EXPÉDITIONS MARITIMES

Ottomans une paix qui fut jugée désavantageuse pour l'Allemagne chrétienne ; Louis XIV en fut tardivement informé et ne put que rappeler les volontaires français dans leur pays.

Au moment oùLéopold signait les conditions d'une longue trêve avec le Grand-Seigneur, Louis XIV s'apprêtait à châtier son insolent vassal, le dey d'Alger; seize vaisseaux, sous les ordres du duc de Beaufort, grand -amiral de France, ayantàbord six mille hommes de troupes commandés par Gadagne , se dirigèrent au mois de juillet vers la côte d'Afrique. Les navires français, selon l'expression des annalistes contemporains, donnèrent vigoureusement la chasse aux pirates et nettoyèrent la mer. Cependant les barbares revinrent en force. Dans le cours de cette campagne les Français s'emparèrent de Gigelly, défirent un corps turc considérable , et contrusirent un fort pour garantir leur conquête ; mais les intempéries , les maladies , le manque de vivre , et surtout le désaccord des généraux, ayant obligé les troupes à se rembarquer, le duc de Beaufort se borna à surveiller la côte et à bloquer les ports delà Régence. Cet échec mécontenta Louis XIV, et donna une médiocre idée des talents de l'ancien roi des Halles comme chef des flottes françaises.

Si le duc de Beaufort n'avait pu se maintenir en Algérie, grâce au dévouement de nos marins, il était

quelle Apaffy conserva la Transylvanie , les Turcs le grand Waradin , New-Zoll et Novigrade. Léopold retint les comtés de Zalmar et de2ambolitz, et fut laissé maître d'élever des deux côtés du Waag des fortei*cs?os o ti r* coxi v nr ses -A— j t d t s ,

resté le maître dans la Méditerranée. En i665 il v battit deux fois la flotte du dey et prit un grand nombre de ses vaisseaux. Ces petites campagnes de mer formaient les officiers et exerçaient les matelots, de même que les expéditions lointaines tendaient à entretenir l'activité des troupes de terre. En cette même année le Portugal attira l'attention du roi. Louis XIV était mécontent de l'Espagne, qui n'avait pas fait droit à ses réclamations pour la dot de la reine. Ne voulant pas rompre ouvertement avec cette puissance, par égard pour sa mère, il s'autorisa de ses refus pour secourir plus efficacement le Portugal. Quatre mille Français allèrent servir comme volontaires sous les ordres de M. de Schomberg. Ce secours , quoique indirect et étranger à l'action officielle du gouvernement, suffit à assurer l'indépendance du Portugal à la bataille de Villaviciosa. Là, commeà Saint-Gothard, la division française décida la victoire, et cette victoire, sans finir encore la guerre, prépara la paix et la reconnaissance de la royauté nationale par l'Espagne.

Vers le même temps, les annalistes qui tenaient registre de l'histoire des fiefs et des maisons nobles eurent à signaler quelques décisions royales assez importantes dans cet ordre d'idées. Ce fut d'abord l'érection de la terre de la Meilleraie en duché-pairie, en faveur de Charles de la Porte, seigneur de la Meilleraie, maréchal et grand- maître de l'artillerie de France, petit-fils de François de la Porte, avocat au parlement. Le même jour son fils, Armand-Charles de la Porte- Mazarîni, mari d'Hortense Mancini, obtint des lettres d'érection de la terre de Rethelois en duché-pairie ,

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