‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 16 sur 101 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Affaires de Turquie. Mort de Soliman II.

Sélim lui succède.

Sous le règne de l’empereur Ferdinand, mourut, en i566, Soliman II , surnommé le Magnifique , après un règne de quarante-six ans, durant lequel il fit presque toujours la guerre avec avantage aux chrétiens et aux Perses. Il s’empara de Rhodes et , quelques années après , d’une partie de la Hongrie ; la Moldavie et la Valachie devinrent des fiefs de son empire. S’il échoua au siège de Vienne et da Malte , ce fut pour conquérir l’île de Chio , possédée par les Vénitiens depuis i3i6. Son empire s’étendait de l’Euphrate et du fond de la mer Noire aux extrémités de la Grèce et de l’Epire. >

Nous apprenons des historiens orientaux que ce prince était aussi propre aux exercices de

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la paix qu’aux travaux de la guerre. Exact observateur de sa parole, ami de la justice et du bon ordre , il fit fleurir par sa vigilance , les vastes états agrandis par ses armes. Plus guerrier que Charles-Quint, il lui ressemblait par 1 ses voyages continuels. La victoire l’accompagna jusque dans les bras de la mort ; il termina sa vie et ses succès devant Sigeth en Hongrie $ à peine avait-il rendu le dernier soupir que la ville fut prise d’assaut.

Sélim II commença son règue par une trêve avec l’empereur Maximilien et le sénat de Venise. Bientôt , au mépris du traité signé par lui , il enleva aux Vénitiens l’ile de Chypre. Le bruit de cette conquête avait renouvelé les appréhensions donnée à l’Occident par les armes ottomanes , lorsque Mahomet II , après avoir Spumis Constantinople, menaçait du même sort, Rome et l’Italie,

La crainte d’une invasion avait coalisé pour la défense commune toutes les puissances d’Italie. À peine les drapeaux ottomans flottaient depuis cinq mois sur les forteresses de l’île de Chypre , que deux cents galères , six grosses galéasses, vingt-cinq vaisseaux de guerre, et un grand nombre de navires de transport furent prêts dans les ports de la Sicile. La moitié de cet armement avait été fournie par le roi d’Espagne , le reste par les Vénitiens , les Génois , les Maltais et le pape Pie Y,

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