CHAPITRE XXIV
CHARLES MAXIMILIEN. 77 pétuée, afin que les hommes entraînés dans les querelles de religion , apprennent à quels excès lamentables l’esprit de superstition peut conduire.
Vers midi, le 20 août, l’amiral de Coligny sortait du Louvre à pied pour aller dîner chez lui (1); il marchait lentement, occupé à lire un mémoire ; un assassin aposté , nommé Maurevel, lui tire d’une fenêtre un coup d’arquebuse chargée de deux balles : l’une lui coupa l’index de la main dmû te , l’autre le blessa dangereusement au coude gauche. Coligny, sans se déconcerter, montre à scs amis qui l’accompagnaient, la maison dont le coup était parti (2); les portes en sont brisées sur-lechamp. On trouve dans une chambre, au rezde-chaussée, une servante , un laquais et une arquebuse déchargée. L’assassin avait eu le temps de prendre la fuite par une porte de derrière, gagnant la place de la Bastille; il était monté ( 3 ) sur un cheval tenu prêt à la porte Saint- Antoine pour faciliter son évasion.
(1) Il demeurait rue Bélhizi, dans une maison nommée, avant la révolution , hôtel de Saint-Pierre; on y voyait encore la chambre où Coligny fut assassiné.
(2) De Thou, liv. 52 . Mém. d’état sous Charles IX, tom. 1.
( 3 ) Brantôme , Eloge de l’amiral de Coligny.
78 HIST. DE TR., II e . P. , L. IV.
A celte nouvelle, le roi fit semblant d’entrer en fureur 5 il jura de punir d’une manière exera* plaire le meurtrier et ses complices; eusuite il demanda à voix basse à sa mère , si l’amiral était mort; et comme on lui dit que non, sa fureur redoubla. 11 proféra des juremeus si effroyables, que ses domestiques paraissaient douter eux - mêmes s’ils étaient arrachés par l’assassinat de Coligny ou par le chagrin de ce qu’il y avait survécu.
Aux circonstances de^fce meurtre, dont le récit vole bientôt de bouche en bouche dans tous les quartiers de Paris , les yeux des réformés s'ouvrent à une lumière horrible. Se réunissant en différens endroits , leur premier projet fut d’enlever Je corps de l’amiral et de sortir de Paris (1); l’exécution de ce dessein eût probablement empêché le massacre. La cour trouva le moyen de rendre aux réformés leur sécurité funeste. Charles, sa mère, scs frères allèrent visiter le blessé. Le roi penché sur son lit, l’embrassait étroitement et à plusieurs reprises ; il disait à haute voix , avec l’accent de la do.uleur , que si Coligny avait reçu la blessure , c’était lui , Charles , qui l’avait le plus fort sentie; Catherine parlait sur le même ton. L’a-
(1) M< 5 m. de la reine Marguerite.
mirai fut telle ment fasciné par ces paroles , qu’il ~~~ r ne songea plus à s’éloigner, il en dissuada même les princes et ses amis (1). Charles lui donna des gardes , en apparence pour veiller à sa sûreté, mais en effet pour empêcher qu'il 11 échappât à son malheureux sort.
Qu’ou se représente, le soir même de cette visite, après ces embrassemens , ces larmes feintes et ces vaines protestations d’intérêt, Charles , chargeant le duc de Guise de la plus horrible exécution, plaçant lui-même les troupes qui dévaient égorger ses sujets, ordonnant le massacre général des réformés renfermés dans les murs de Paris , et se réservant de faire exterminer de même ceux qui restaient dans les provinces ; mettant en délibération si l’on excepterait du carnagè le roi de Navarre (a) , son beau-frère , et le prince de Condé; donnant pour signal du meurtre le son d’une cloche ; défendant d’ccouter les moindres sentimens de pitié , ivre d’une fureur atroce, eu attendant le moment destiné à répandre les flots de sang dont il était altéré.
Davila prétend ( 3 ) que , si Coligny avait été tué devant le Louvre , le massacre n’aurait pas
(1) Méin. de la reine Marguerite. Mathieu , Hist. , liv. 9.
(2) ' Mena. de Tavannes. Mathieu, Hist., liv. 6.
(3) Hist. des Guerr. civ. de France, liv. 5.
80 HIST. DE FR. j II 8 . P., L. ÏV.
eu lieu, et que la cour tremblante d’avoir man-* que le chef, se vit contrainte de prévenir la vengeance qu’elle'redoutait en cette occasion : cette sorte de justification ne saurait être admise.
Il est incontestable que les réformés , tranquilles sur la foi des traités , ne songeaient pas à reprendre les armes. En assassinant un des chefs on ne détruisait pas le parti j il restait fécond en ressources et en grands capitaines. Les réformés eussent-ils moins vengé l’amiral mort que l’amiral blessé ?
Mais pourquoi la cour avait-elle séparé le meurtre de Coligny des autres meurtres médités par elle? Il faudraitaussi demander pourquoi on empoisonna la reine Jeanne d’Albret avant le mariage de son fils. Les contemporains ne donnent pas la solution de l’une et de l’autre question. Peut-être avait-on mal entendu les ordres du roi ; peut-être une vengeance particulière précédât-elle la vengeance générale.
Les variations de cette cour sanguinaire purent nuire à ses propres desseins. Le massacre, on ne saurait en douter par tout ce qui Je suivit, était fixé depuis long- temps, mais l’horreur de ce crime épouvantait souvent Charles 3 il donnait des signes d’irrésolution. Ceux qui l’èn- , touraient traitaient ses remords de lâcheté envers la cause de Dieu. Us purent , en exécutant un premier crime , vouloir lui faire entendre
. * CHARLES MAXIlfILÏEV.' 8l
que irop avance désormais, ii ne pouvait plus reculer sans risquer sa couronne et sa vie.
Enfin , il promit do donner l'affreux signal. La nuit du a 3 au 24 d’août fut choisie pour cette boucherie. Le duc de Guise fi), à la tête des assassins., portant une écharpe blanche au bras gauche et une croix au chapeau , attendait le signal. Il devait être donné par le tocsin , . sonné snr le timbre de l’horloge du Louvre.
-> On dit que Catherine de Médicis , redoutant quelque incertitude de la part de son fils, hâta le signal de plus d’une heure, et se servit de lagrosse cloche de Saint-Germain-l’Auxerrois. i De nombreuses cohortes de meurtriers se répandent dans les rues de Paris ; l’obscurité de J» nuit, augmentant l’embarras de ceux qui c’étaient pas instruits des vues de la cour, fa- * vorisait la fureur des conjurés. Us marchaient à la sombre lueur de tore lies funèbres vers les maisons, d’ïvançedésignées. On eufonçait les portes j tout ce qu’on trouvait dans les maisons r ’ hommes , femmes , eufans , vieillards , était in-
^ - ^-’tgny devint une
c de Guise s’était r la porte de sa u duc , porta
des premières victi \ chargé lui-même maison , et Besme , les premiers coups (2).
tomme . lui dit
ûr* ■
'/ ( 1 ) Davila, Hist. de» Guerr. civ. de France, liv. 5. . (a) Mëm. de la reine Marguerite.
t*/ Tom. II, 2 e . part.
l’amiral d’un air tranquille, tu devrais respecter mes cheveux blancs ; mais fais ce que tu voudras , tu n’abrèges ma vie que de quelques jours. -
Dans la maison de l’amiral , périrent Teliguy , son gendre ; Guerchi , lieutenant de sa compagnie d’ordonnance , et un grand nombre de militaires qui lui étaient attachés. Les gentilshommes et les domestiques du roi de Navarre et du prince de Condé furent massacrés > dans le Louvre. Ces deux princes ne conservèrent eux-mèmes leur existence , qu’en fei- t gnant d’abjurer la religion réformée (1).
Au milieu de ce carnage , un grand nombre de catholiques , pour venger leurs querelles î particulières, égorgeaient d’autres catholiques , que la haine transformait à leurs yeux en pro- ^ téstans. Charles , placé sur un balcon , contemplait le carnage et criait qu’on ne laissât échapper aucun hérétique. Il paraît constant , qu’armé d’une longue arquebuse, il tira lui- [•* même sur les réformés qui passaient la Seine à la nage , pour se réfugier dans le faubourg 1. . Saint-Germain , alors hors des murs de 1 Paris (2). ” ' * .v * !•?’
Paris ( 3 ) offrait un spectacle d’horreur j dès : — * : — — •
(1) D’Auibigné, pag. 547. Mathieu, Hist., liv. 6. .
(2) D’Aubigné, tom. 2,cbap. 4. Serres.
(?) La délivrance du jeune la Force est un exemple
CHARLES MAXIMILIEN. 83 gémissemens lamentables perçaient lé silence ~ de la nuit. Les coups se confondaient dans les ténèbres ; toutes les places regorgeaient de morts , toutes les rues retentissaient de hurlemens ; la Seine , couverte de cadavres , les roulait dans ses flots teints de sang. D’autres cadavres étaient amoncelés devant le château du Louvre , èous les yeux du roi , des deux reines et de toute la cour, comme des victimes qui appelaient leurs regards. Les femmes, sortant du château , et oubliant la pitié et la pudeur .naturelle à leur sexe, osaientconsidérer des cadavres nus, sans qu’un spectacle si dégoûtant Jes glaçât d’horreur. De Thou observe , qu’elles considéraient , avec une attention particulière , le cadavre du baron Dupont. Ce capitaine avait été accusé d’impuissance; elles voulaient juger après sa mort s’il méritait ce reproche (i).
Cette incroyable boucherie dora plusieurs * ,, V * \ -“foi* •'* ■ z.vt.+i • | 4 -n p -
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de ce que les hommes appellent destinée : c’était un enfant de dix ans; son père, son frère aîné et lui, lurent assassinés en même temps; les meurtriers les frappaient au hasard ; le père et les enfans , couverts de sang, tombèrent à la renverse les uns sur les autres; le plus jeune n’avait reçu aucun caup dangereux ; il contrefit le mort}; il fut sauvé, et vécut jusqu’à .l’âge de 85 ans. - , *
M De Thou, liv. 5a. .....
84 HIST. DE FR., II e . F., L. IV.
jours dans Paris (1). On raconte que le maréchal de Tavannes, parcourait les rues à cheval, criant aux assassins : Saignez , saignez , ne vous lassez pas 3 la saignée , quoiqu’en disent les médecins , est aussi salutaire au mois d’août qu’au mois de juiu. Un orfèvre se vanta d’avoir assassiné pour sa part quatre cents individus.
Environ deux cents hommes furent massacrés dans le Louvre. Le comte d’O, colonel du régiment des gardes, les mandait les uns après les autres, de la part du roi , et à mesure qu’ils entraient dans l’appartement du monarque , des soldats rangés eu deux files lesassassinaient.il périt dans Paris plus de dix mille individus. Un grand nombre d’entre eux ayant su que les meurtriers portaient des croix à leurs chapeaux, crurent sauver leurs vies en adoptant ce signe.
Ce stratagème réussit eu effet à plusieurs 3 mais dès qu’on les reconnaissait dans les rues , de quelque manière que ce fût, les massacreurs • les jetaient dans la rivière , après les avoir tués à coup de poignard. . .
Ce massacre s’étendit dans toute la France , sion excepte quelques provinces qui en furent . garanties par le courage et la générosité de<f ceux qui y commandaient. Leurs noms 11e sauraient être trop répétés (2) 3 c’étaient Saint-
(r) Mcm. de la reine Marguerite.
(2) H énault , Abr. chrou. , tom. 2.
CHARLES MAXTBÎILIEÎf. 8Î)
Hérem en Auvergne , la Guicbe à Mâcon , Mandelot à Lyon , Matignon ,yilleûeuve , Gordes en d’autres endroits. Le vicomte d'Orthe (t) écrivit de Bayonne au roi : « J’ai communiqué le commandement de V. M. aux gens de guerre et aux habitans; je n’y ai trouvé que de bons citoyens et de braves soldats, mais pas un bourreau. C’est pourquoi eux et moi supplions trèshumblement V. M. de vouloir nous employer à choses possibles, quelques hasardeuses qu’elles soient. »
fcHA^PITRE XXV.
Le roi de Navarre et le prince de Condé
feignent d’abjurer la religion réformée.
A. l’égard du roi de Navarre et du prince de Condé , aussitôt que Charles eut appris la mort de Coligny , il les fît appeler dans l’appartement de la reine mère , sans permettre qu’ils fussent accompagnés d’aucune personne de leur suite.
11 leur parla en ces termes (a) : « Je me venge aujourd’hui de mes- ennemis; je devrais vous
(i) Millot, Elém. de l’hist. de France, tom. 3. (a) Mathieu , liv. 6,
86 HIST. DE ER., II e . p. , L. IV.
raeltrè du nombre, puisque c’est sous votre autorité qu’ils ont fait la guerre. Ma tendresse
{ jour les princes de mon sang l’emporte sur a justice-: je vous pardonne le passé, mais j’entends que vous repreniez la religion des rois nos ancêtres, sans cela rien ne pourrait vous sauver de la mort. »
Ces deux princes (i), entourés de morts, entendaient les Cris de leurs malheureux compagnons. Le roi de Navarre crut qu’il fallait céder 'au temps et dissimuler des outrages dont il ne pouvait tirer aucune vengeance. Il témoigna qu’il était prêt à se conformer aux volontés du roi. Charles, pour marquer sa satisfaction de cçtte condescendance , accorda la vie, à sa considération ,*aux comtes de Gramnront et de Duras , poursuivis par les massacreurs jusque dans l’appartement de la reine mère. Mais le prince de Condé, moins politique, et qui semblait avoir hérité de la fierté du caractère de son père, osa répliquer et demander qu’au moins on ne gênât point sa conscience. Le roi , s’emportant à des
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(i) Ambroise Paré et la nourrice <le Charles, qui étaient de la religion, fnrept le3 seuls que ce prince , excepta formellement de la proscription. Charles, depuis ce jour, parut tout changé, et disait-on qu’on ne lui voyait plus au visage cette douceur qu’on avait accoutumé de lui voir. Brantôme , Mém.
juremens affreux, ]e traita d’opiniâtre, de téméraire , de séditieux , de fils de rebelle , et le chassa de sa présence en le menaçant de la mort, si dans trois jours il 11’avait pas embrassé la religion catholique, et donné des preuves de son repentir au sujet de sa conduite passée. 11 prit le parti de se conformer à sa fortune. On leur donna des gardes à l’un et à l’autre , et, toute leur maison ayant été égorgée, le roi choisit ceux qui devaient les servir.
Le corps sanglant de Coligny avait été traîné au gibet de Montfaucon par une populace insensée. Ses papiers furent portés au Louvre.
En examinant un journal qu’il avait fait des principaux événemens arrivés sous ses yeux, on trouva un avis donné au roi, de prendre garde , en assignant un apanage à ses frères , de leur procurer une autorité dangereuse.
Médicis fit lire cet article devant le duc d’Alençon quelle savait affligé de la mort de l’amiral. Voilà votre bon ami, lui dit -elle, voyez le conseil qu’il donne au roi. Je ne sais pas, répondit le duc d’Alençon , si Coligny m’ai«»ait beaucoup , mais je sais qu’un semblable conseil ne peut être donné que par un homme trèsfidèle au roi , et très - zélé pour le bien de l’état (1).
(1) Hénault, Abr. chron., tom. 2.
So 1IIST. DE FR., II*. P., L. IV.
Le troisième jour des massacres, et pendant qu ds duraient encore , Charles vint tenir ' un lit de justice au parlement; il supposa que les reformés avaient ourdi une conspiration (i) contre sa personne et contre sa famille, et que cette conspiration était prête d’éclater lorsqu ils était vu , disait-il , contraint de l'étouffer dans le sang des complices. Ainsi , apres avoir égorgé les protestans , on voulait les déhonorer. Comment Coligny, assassiné trois jours auparavant par Maurevel , presque sous les yeux du roi, et blessé très - dangereusement , eut-il ourdi daus son lit cette conjuration prétendue? 11 n’en exista jamais la plus légère trace. On tint sans doute , autour du lit de Coligny, des propos contre la cour à laquelle seule on pouvait attribuer ce lâche assassinat ; mais des plaintes arrachées par le désespoir ne sont pas une conspiration. On en poursuivit cependant la punition juridique, avec d’autant plus d’acharnement, que par cette poursuite, ' ou espérait donner de la consistance à un forfait», imaginaire.
C’était le temps des vacances du parlement de Paris. Lue chambre extraordinaire fut assemblée pour faire le procès à Coligny (a) et
(1) Méin. de Brantôme, tom. 4. De Thon, liv, 5 a. (a) De Thon, liv. 5a.
CHARLES MAXIMILIEN- 8 9 à scs prétendus complices. Celte chambre condamna , le 27 septembre , l’amiral , déjà mis
en pièces, à être traîné sur la claie , pendu à un gibet , en place de Grève , et porté ensuite aux fourches patibulaires de Montfaucon. Il fut ordonné qu’on célébrerait tons les ans a Paris , une procession solennelle, pour rendre gi aces à Dieu des massacres. La procession ne se fit pas, parce que les temps changèrent. Cette honte fut du moins épargnée aux Parisiens.
Par le même arrêt , le parlement ordonnait que le château de Châlillon-sur-Loing serait rasé, et que la postérité de l’amiral dégradée de noblesse , serait inhabile à posséder des
charges et même des héritage» dans le royaume. En conséquence de cet arrêt , le roi voulait faire arrêter la veuve et les en fans de. l’amiral. Mais celte dame, le fils aîné de 1 amiral , sa fille , veuve de Teligny, et le fils du comte d’Andelot, avaient déjà pris la fuite et s’étaient mis en sûreté dans le canton de Berne ; les autres enfans de l’amiral étaient en bas âge ; on les conduisit à la cour , ils y ressentirent tous les malheurs dont la décadence des grandes maisons est accompagnée. Le reste de l’arrêt fut exécuté. Le château de Châtillon lut rasé, les arbres du parc coupés. On sema du sel sur" ce terrain , eu croyant par-la. le rendre stérile , comme si les terres en friche n’eussent pas été alors en assez grand nombre en 1' rance.
9° ' hist. de î’r. , n*. p. , l. iv.
,57a. Un ancien préjugé faisait penser que le sel ôtait à la terre sa fécondité j c’est précisément tout le contraire , l’ignorance des hommes égalait alors leur férocité.
Deux amis de l’aipiral , échappés aux poignards des assassins , furent traînés à la Grève avec l’effigie de ce guerrier (1). De Thou rapporte que Charles et quelques-uns de ses courtisans vinrent jouir de ce spectacle aux fenêtres de l’hôte} de ville de Paris , et qu’il se lit accompagner par le roi de Navarre ce prince et le prince de Condé étaient obligés , d ecouter chaque jour les exhortations elles raisonnemens de plusieurs docteurs, chargés d’opérer leur conversion. Ils assistèrent publiquement à la messe dans l’espoir que , moins etroitement gardés , après cette cérémonie , il leur serait possible de se réfugier à la Rochelle , mais leurs espérances furent longtemps vaines. K
( 1 ) De Thou , liv, 5a.'