‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 32 sur 101 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sacre du roi à Reims ; son mariage ; son entrée à Paris.

Cette cérémonie fat célébrée le i3 février.

Le roi reçut l'onction royale des mains de Henri, cardinal de Guise , évêque de Metz. 11 épousa le lendemain Louise de Vaudemonl, nièce du duc de Lorraine. La cour fît son entrée à Paris sur la fin de mars sans aucune de ces magnificences déployées par les rois dans des occasions semblables. On se trouvait dans l’embarras le plus cruel. Les réformés se battaient avec la double lureur de gens qui avaient à se défendre d’ennemis acharnés , et à se venger de la plus odieuse trahison. Toutes les provinces du royaume étant ravagées par les réformés et par les catholiques , les impôts ne pouvaient plus être payés. Henri demande de l’argent à la ville de Paris ; on lui répond qu’elle a fourni trente-six millions d’extraordinaire dans quinze ans , que les campagnes sont ravagées par les soldats , les villes désolées par la rapacité des financiers. Il reçoit des plaintes au lieu des secours demandés.

Lorsque dans un grand conseil tenu à Lyon,

ftENRI III. Ï29

on avait discuté si on continuerait la guerre contre les protestang ou si on traiterait avec eux d’une paix solide -, en rejetant l’horreur des massacres sur Charles et sou couseil, et 4 eâ chargeant des anathèmes de la postérité. Plusieurs étaient de ce dernier avis , ce ne fut pas celui de la reine mère. Elle crut, en brouillant tout, se rendre absolument nécessaire et sortir triomphante de l’orage excité par ses favoris. Le roi paraissait indifférent sur les troubles de l’état.

Page 1