CHAPITRE III
Portrait dé Henri JIL , ,
Ci e n’était plus ce brillant duc d’Anjou, dont lés exploits dans uzl âge tendre, promettaient un roi guerrier, maître des autres et de Juimème. La main des plaisirs avait fané ççttc jeune fleur. Un venin corrupteur circulait dans ses veines. Fatale ressemblance avec François 1“., comme son aïeul, il fut victime de cette maladie étrangère, dont les vainqueurs d’Amérique apportèrent en Europe le germe délétère. L’ignorance des médecins crensa le lotnbéâü de Françoisrï*. Un casai fait par Ambroise Paré sur Henrj III, ^faiblit ses or- Tom> ll t 2 e . parti 9
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ganes et le rendit inhabile au gouvernement de ses états (i). Les circonstances du traitement l’éloignant du commerce des femmes , les favoris auxquels il se livrait , le plongèrent .dans un nouveau genre de dissolution. Ce prince devint incapable de tout ce qui exigeait la moindre contention d’esprit.
Toutes les espérances conçues sur lestalensde ce monarque s’évanouirent; Le mépris le plus profond s’attachait à la personne de Henri III , lorsqu’on le voyait passer les journées entières à orner son appartement , à y coller des estampes , à consulter ses favoris tantôt sur l’ajustement d’une fraise, tantôt sur la coupe d’un habit. Etait - il au conseil , étranger à ce qu’on y disait , l’avis de sa mère était constamment le sien 3 et cette femme inconcevable voyait peut - être avec une joie secrète , la nullité morale de son fils, comme un moyen assuré de satisfaire sa dévorante passion de régner sans partage.
On accusait la famille royale d’ineestes et des plus honteuses dépravations. Tous les genres de débauche régnaient à la cour. Il était alors commun défaire des figures de cire 3 on les piquait au cœur en prononçant des paroles inintelligibles ; on croyait fermement faire