‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 84 sur 101 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Arrêt du parlement de Toulouse contre Henri 7F.

JLi E parlement de Bordeaux , sans se déclarer en faveur de Ilenri IV, refusait de reconnaître l'autorité de lu ligue et du roi élu par elle ; c’est tout ce qu’avait pu obtenir le maréchal

388 ïïrST. DE ER., II e . P., L. VI.

de Matignon*} gouverneur en second en* Guienne ; mais le parlement de Toulouse donnait un étonnant exemple de fanatisme. Voici commentils’exprimaitle aaaoût(i) : «La cour, toutes les chambres assemblées , avertie de la miraculeuse , épouvantable et sanglante mort de Henri III , advenue le premier de ce mois, exhorte tous les évêques et pasteurs... dedaire, chacun dans leurs églises , rendre grâces à Dieu de la faveur qu’il nous a faite de la délivrance de la ville de Paris et autres villes du royaume y a. ordonné et ordonne que tous les ans , le premier d’août ,' l'on fera procession et prières publiques , en reconnaissance des bénéfices qu’il nous a faits ledit jour. » »

Cet étrange arrêt ajoutait défenses , sous peine de mort , de reconnaître Henri de Bourbon , soi-disant roi de Navarre , et enjoignait d’observer strictement la bulle d’excommunication lancée contre ce prince , par le pape Sixte-Quint , en vertu de laquelle bulle , la cour le déclare une seconde fois indigne et incapable de succéder à la couronne deFrartce, comme atteint et convaincu de plusieurs crimes notoires mentionnés dans ledit arrêt.

Dans le même temps ,1e parlement de Rouen déclarait criminel de lèse-majeîté divine, et

(») Voltaire , ton», 20 > édition encadrée. n

humaine Henri IV et tous ses adbérens. Ainsi les lois divines et humaines étaient foulées aux pieds, sous le nom de la justice et de la religion.

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