CHAPITRE X
L’amiral de Coligny est condamné à mort par un arrêt du parlement de Paris.
Un arrêt du parlement de Paris, rendu le , i3 septembre , avait condamné à mort l’amiral de Coligny. Cet arrêt promettait i5o,ooo fr.
à quiconque le livrerait à la justice , vivant. Le procureur général Éourdin, requit, le 28 septembre, d’accorder la même somme à celui qui l’assassinerait , et par surcroît de faveur ou d’infamie, dé promettre des lettres de grâces à l’assassin , quand bien même il serait coupable du crime de lèse-majesté. Un pareil arrêt fut rendu contre Jean de Ferrière , vidante de Chartres , etcoutre Je comte deMontgommeri.
Leurs effigies, avec celle de l’amiral , furent traînées dans un tombereau- et pendues à une potence 5 mais les têtes de Montgommeri et 4e Ferrière fie furent pas mises à prix. Pre* niier exemple de proscriptions depuis le triumvirat romain. Le cardinal de Lorraine fît
traduire en latin, en allemand, en italien et en anglais , cet arrêt de prpseription.
Un des valets de chambre de Coligny , nommé Dominique d’Albe, voulut gaguer les l5o.oôo fr. , en empoisonnant son maître. Il est douteux qu’on lui eût donné la somme promise. Il fut surpris sur le point d’exécuter son crime et pendu avec cet écriteau : Traître envers. Dieu, sa patrie et son maître.