Tome VI , ae. part
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nique. Le roi fut obligé de convoquer cette assemblée pour le 5 novembre i64o.
Ce parlement fut connu sous le nom de ’ long parlement. Les puritains dominaient dans lacbambre des communes ; divisés entre eux . en plusieurs factions distinguées par les noms de pieux , de politiques , d ’indépendans , ils ' étaient uniscontre l’autorité arbitraire desroiset contre celle des évêques qui n’était pas moins arbitraire. Ceux qui jouissaient du principal crédit, étaient le chevalier Pym, Hambden, Saint-Jhon , Tiennes , Strods , HolHs , Henri Vannes , Olivier Cromwel , Arthur Hasterig. Quelques- uns d’-eux avaient été députés au dernier parlement. Dès les premières séances , les deux chambres traitaient avec l’armée d’Ecosse. On convint d’une trêve dont les conditions ne furent pas fixées , et on lui fit remettre trois cent mille livres sterling pour sa solde 3 il fut ensuite question de réformer les abus. Pym rassembla , dans un discours prononcé le 7 novembre (i) 1640, les griefs sur lesquels le parlement avait à statuer, les violences exercées contre des membres des ancien»' parlemens , la faveur accordée par la cour aux catholiques , les taxes de toute espèce levées de la seule autorité du roi , les rigueurs de lu
(1) Rmhworth’s , tom. 4- Nalson , tom, 1,
chambre étoilée, enfin les nouveautés introduites dans la religion. Ce discours fut applaudi avec d’autant plus de liberté, que l’orateur se renfermant dans le détail des plaintes, n’avait laissé échapper aucun terme injurieux envers le roi et les ministres : c’était l’éclair qui annonçait la foudre. Bientôt le parlement porte un bill d’accusation contre Strafi'ort, regardé comme l’auteur des actes arbitraires dont ou se plaignait. Ce bill est confirmé par la chambre haute , dans laquelle siégeait ce ministre : il est envoyé à la tour. Presqu’cn même temps furent accusés de haute trahison Laud, archevêque de Cantorbéri ,1e garde des sceaux Flinck , et François Windebank (i) , secrétaire d’état. Les députés des communes, qui avaient obtenu du roi des privilèges pour des monopoles , furent chassés de la chambre. Enfin , il fut ordonné que les Citoyens incarcérés à l’occasion des taxes illégitimes imposées par la cour , seraient sur-le-champ mis en liberté. La trêve avec les Ecossais fut convertie en une association entre le parlement d’Angleterre et celui d’Ecosse. Il fut convenu que l’armée écossaise ne serait licenciée qu’après le consentement donné par le roi à tous les bills pour la réparation des griefs.
(i)Myl, Clarendon , tom. i , Rnpin Tboiras, tom, 8.
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On décréta d’abord que le roi serait tenu de convoquer le parlement tous les trois ans : cette assemblée devait se tenir tous les ans , d’après une loi publiée sous le règne d’Edouard 111, Il fut alors ordonné que tous les trois ans le chancelier écrirait, au mois de septembre, des lettres de convocation , et qu’au défaut de ce magistrat , les shérifs seraient chargés de ce soin , et les pairs au défaut des shérifs ; enfin, que si tous manquaient à ce devoir , les électeurs avaient le droit de s’assembler comme s’ils avaient été convoqués , et de procéder aux élections. La même loi défendait au roi de dissoudre le parlement , ni même de le proroger sans le consentement de l’assemblée , lorsque la session n’aurait pas duré au moins; cinquante jours. On abolit la chambre étoilée , et plusieurs autres tribunaux dont la juridiction n’était pas assez circonscrite par la loi } on régla la juridiction du conseil privé. é
Pendant que ces bills étaient examinés dans la chambre des lords, Pym informe le parlement d’un complot formé pour arrêter les réformes auxquelles on s’occupait. Cette découverte donna lieu à la chambre des communes de faire arrêter les membres du conseil privé , les plus attachés à Charles. 11 fut décrété en même temps que le parlement ne pourrait se séparer avant la réformation entière des abus en Anglete'rre et en Ecosse. Charles don-
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naît son consentement à tous ces bills , dans l’espoir de sauver les jours du comte de Straffort , dont le procès se poursuivait.
Il durait depuis plusieurs mois , lorsque le 19 mars 1641 , les communes votèrent qu’il y avait des preuves suffisantes, que ce ministre avait tenté de renverser les constitutions fondamentales de l’état ; en conséquence , le bill à’atteinder fut porté contre lui. Le lendemain , on afficha les noms de cinquante-six membres des communes , sous la qualité de strafordiens , et de traîtres à la patrie : ils furent obligés de sortir de Londres , pour se soustraire aux insultes de la multitude. Le bill à’atteinder fut approuvé par la chambre des lords. Il fallait le consentement du roi -t la nécessité lé détermina à nommer quatre commissaires pour signer le bill en son nom. On dit, qu’à cette nouvelle , StrafFort témoigna sa surprise en récitant ce passage delà bible : ne mettez pas votre confiance dans les princes , ce qui semble contrarier l’opinion de ceux qui ont écrit que ce ministre engagea lui-même le roi à consentir à. sa mort..
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