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La conspiration contre le roi d’Angleterre

1717-1718 découverte , et par cela même aiiëaniie, la chaîne qui liait les vastes combinaisons d’Alberoni se rompait eiuièrement. Plusieurs de ces projets avaient eu un commencement d’exécution en 1717. Une escadre espagnole, armée en apparence contre les Barbaresques, débarqua en Sardaigne. I.es Espagnols en firent rapidement la conquête.

Alberoni, dans la vue de semer la mésintelligence entre les gouvernemens de Paris , de Londres et de La Haye , annonçait le concert de ses expéditions avec la cour de Paris, Elles étaient enefiet approuvées par les ennemis du duc d’Orléans. '

Pour arrêter les effets de ces bruits , le régent déclara publiquement sa ferme volonté • de maintenir la tranquillité de l’Europe. Son ambassadeur à Madrid reçut ordre d’appuyer les représentations dont sir Sianbope était chargé , de la part du roi Georges , au sujet des armemens espagnols. Des mesures plus clDcaces rompirent peu de temps après les ' mesures d’Alberoni. Les démarches du parlement de Paris contre la banque de Law , rendaient alors la conduite do régent très-vacillante.

Séduit par l’utilité de cette banque, le gouvernement lui avait laissé prendre un vol plus étendu. Une déclaration du 10 avril 1717»

LOUIS XY

ordonnait de recevoir ses billets en payement 1717- lyis des impositions. Ce réglement ^ retenant le produit des impôts dans les provinces , épargnait au gouvernement les frais de transport.

Ce fut le premier pas de la banque de Law^ vers la prospérité idéale que le sort lui destinait.

Une plus prompte circulation des fonds publics, procurée par la banque > donnait un grand poids aux idées fantastiques sur lesquelles Law fondait ses vfstes espérances. Le papier, selon lui , pouvait suppléer à l’argent. On ne fit pas attention que la principale utilité d’un papier monnaie dans un empire , consiste à épargner les frais entraînés par le transport des métaux d’un lieu .dans un autre. La confiance dont il jouit ne se conserve qu’en raison de la certitude où l’on est de le convertir à son gré en or ou en valeurs équivalentes.

La fortune publique fut abandonnée à un étranger.

Cet événement n’eut pas lieu sans réclamations. Le duc de Noailles prouvait la possibilité d’éteindre , en un petit nombre d’années , la dette publique , sans recourir à des moyens dangereux. Foi’bonnais a inséré dans sou excellent ouvrage sur les finances , la seconde partie du mémoire du duc de Noailles; ses raisonnemens étaient sans réplique. Le bien

1617-1818 qu’ils promettaient devait être le fruit successif d’une économie soutenue. On préféra, le système de Law. On voulut tout payer avec du papier et des reviremens.

Law obtint, au niois d'août, la réunion à la banque d’une compagnie nommée d’Occidenl, occupée à mettre en valeur les terres de la Louisiane. Les étrangers étaient autorisés à s’intéresser dans cette entreprise dont les fonds, fixés à cent millions, se divisaient en actions de cinq cents francs %cquérables, par moitié , avec des billets d’Etat créés au commencement de la régence. Â chacune des actions , était attribué un dividende de quatre pourcent indépendamment des fruits du commerce. Il fut tenu, le 10 décembre en présence du régent, une assemblée de la banque.

On y fit une répartition de sept et demi^ pour cent. Amorce puissante , elle attira l’argent des dupes.

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