‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 49 sur 85 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Les avis tu roi% de tous lei Imreeiix des aoiablcs, préseataient des symplôines tbrmaats d'oppesitioD.

c Ob a f« trop souvent , disait le bureau du duc de Peu- Ifaièvre, le gouvernement rafreindreles engafements contraetés avec les propriétaires des biens^onds ; la nécessité de conserver son crédit pour emprunter davantage ToUige i respes-

ler ceux nuil a pris avec les capitalistes Mais on se flatte

viînemeDt de faire toiyours porter sur les biens-fonds le poids dos obligations eonlradéesavec lesprMeurs : cette rssmnroe est épuisée^

€ L'immensité de la dette publique absorbant la majeure partie des contributions des peuples, wuxhu sent éensés, sans que Tétat devienne plus opulent.

< La multiplicité infinie des engagements forcés et volontaires réduit le trésor public à une telle indigcDce, que leeoaur bienfiûsnnt deSa Majesté est contraint de se refuser aux dépenses les plus légitimes et que rbumanité réclame. Tels sont spécialonent les secours plus abondants qu'exigeaient en temps de calamité les misères fortuites des peuples. Telle est la paie du soldat, qui n'est plus proportionnée à la valeur des denrées.

c Qui peut rendre à l'état sa prospérité et son ancienne

splendeur? L'économie non pas celle qui n'opte qu'une

léfonne passagère et doni^e une consolation momentanée à des . penples affligés» maïs celle qui, érigée en prinope d'admini»-

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tratioD , s'étend à tous les objets de dépense qui ne sont pis d\ibsolue nécessité.

c Des réformes , qui ne sont que partielles , deviennent encore plus amères à ceux qui en sont les victimes ; elles rrettissent le crédit et Tintrigue de leur pouvoir» et soutiennent Fespérance de cette foule oiseuse qui fonde sa fortune snr h constance et Fimportunité de ses sollicitations.

« Un bruit sourd se répand déjà jusqu'aux extrémités du royaume; le respect étouffe le murmure, mais la confiance est déconcertée , et le silence de la nation semble être l'expression de son découragement et de ses alarmes.

c Les notables sont loin de douter des principes et des sentiments de Sa Majesté : ils en ont reçu les assurances les plus touchantes ; ils sont instruits de l'attention qu'elle donne à des objets aussi importants ; ils le sont du zèle et de l'application que met son auguste épouse à bannir de sa maison les dépenses superflues, sentiment que partagent les augustes frères du roi

c Hais la fidélité du bureau ne permet pas de dissimuler à Sa Majesté que les peuples, tant de fois déçus dans leurs espérances , les peuples nombreux dont les tributs arrosés de sueurs et de larmes entretiennent l'opulence et les délices de la capitale et de la cour, que cette nation fidèle et soumise, dont le sort entier repose dans les mains de Sa Majesté , serait réduite au désespoir, si elle ne voyait Téconomie devenir le principal remède aux maux dont l'état est affligé, si elle ne voyait disparaître tant d'offices , tant de charges frivoles et sans dignité , qui ne s'arrêtent un moment sur la tête de leurs titulaires que pour les soustraire aux charges publiques ; si, du moins, les retranchements annoncés n'étaient pas effee-

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