‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 51 sur 85 · CHAPITRE XXYIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYIL

Reitol des notibles.

Les ministres pensèrent qu'il était tenps à»

Le 25 mat, le roi fil h elMure de l'asseaddée; il ^ qs'il élail coAteut de sou zèle, et qu'il aurail égard à ses avia. Leg»de-âeB-soea<ttx fit eoauile UD diaeours^ éauB lefud on ruuaarquacespsnlea:

c Sa Majesté vous a cMsis, Mesateurs, sur k foâda la reuMusée qui ue Iran^ jamais les rek, pMreoncMrir an rétaMiasevent de l'ordre dans toutes les partka do radminatr»tiou. Yotts «rez digneoMut répondu à ses espémoea. Vas déliMratiom eut coMtaa»flient attesté I'mûou dau ceauf» et TubM éM priBcçea, et la i^rede ce couœrt unauiiM eooimeucenif Messieurs, it celte aaseaibléé daas le» anales de k mooareM».

• Four reaéro à januos durables dans sou royaiwat ki utiks résultat^do ?es travaux, le roîvaimprâieràtMsaM biaufiils k soeau des hris^

« Sa Majesté désire que le même espril qui vous auime, Messieurs, se répaudo dans les assemUées qu'elte daigne ho* norov do sa confiaaoe, et eUe espère qu'après avoir unutié sous ses yeux un amour si éckirèdu bien publie, loua eu déyrispporea k ganne dana toutes ses proviaoea. »

Mm h diieowi attoida atee le plai dTiapilicMe fâMiik cduiéeM. daBrmne^qtterM conâdéfaîi tooMM le nûMBtreprinc^ayL Aprte im graDd él00d des nolahbs, U Uraôna amû : • Plittieun dépeoflea qui foroMot ce déficit, aobI oecMieiifiée» f9Uf to reabouraeineiits à époqveB iies, qà panent 50 Bûllioea. Ce» rembourseiBeDts peuvent élre opéré» par 4ea empnuils suecesaifs» qui reculeroni ua peu fat libératieu, pas aaaea pour uiûre au crédit public; et celuH»» 1 gé» empêchera queceaeiQprttiasiiesMeBtuDeBOUTeUeobarfe pour 1 état.

« Sî i»m nue grasde forUi«e partî^Uère il y a teneurs de« resaoureea, comoieDt n'y eu aurait-il paa à espérer daua celles d'un grand royaume I La principale est Tordre et l*éoo* Donûe : vous avez indiqué à Sa Mj^jesté des retranebementa et des bonifications ; die vous avait prévenus, en vous faisant connaître plusieurs économies qu'elle avait ordonnées, et depuis, elle vous a assuré <^'elle les porterait au umûds k 40 millions» et vous ne devea; pas être étonnés, si elles n'ont pas eneoie été réalisées ; les abus (yû s'introduisent insensiblement, ne peuvent aussi en un moment être réformés. Une dépense inutile peut être attachée à un service nécessaire auquel il &ttt suffire à moins de frais; ce serait une espèce de désordre que de remédier au désordre même avec précipitation. Déjà la reine a recherché elle-même, et fait rechercher encore tous les re^ traDchements dont sa maison est susceptible; déjà les princes, (rères du roi, se proposent de remettre au trésor royal une partie des sommes qu'ils en reçoivent ; déjà le roi a ordonné à ses «linistres et à tous les ordonnateurs, de préparer toutes les économies que chaque partie peut supporter. La bouche» b

vénerie, les écuries, les postes, les haras, les dons, les grâces, le plus grand comme le plus faible des départements, tout subira Texamen que les circonstances rendent nécessaire; cki* que espèce de dépense recevra sa réduction, chaque espèce de recette la bonification qui lui est propre. La volonté de Sa Majesté vous est connue; elle ne vous a pas demandé de suppléer à ces 40 millions, qui doivent être produits par les bonifications qu'elle se propose. L'année ne se passera pas sans qu'elles soient exécutées, ou évidemment préparées, et ce court délai ne servira qu'à assurer le succès et la durée des mesures que Sa Majesté aura préparées.

« Ces emprunts et ces bonifications réduiront le déficit h 50 millions, et encore faut-il compter dans ces 50 millions, 1 5 à 4 6 millions de dépenses qui auront un terme, et qui, par là, ne demandent que pour un temps les moyens d y satisfaire.

< Ces 50 millions ne pourront être sans doute comblés siins de nouveaux impôts; Sa Majesté ne Ta vu et ne l'a annoncé qu'avec douleur. Vous avez partagé sa peine et hésité vousmêmes sur le choix des impôts. Le roi pèsera vos observations ; il se décidera pour Timposition la moins oncTeuse, {tour celle qui établira le plus l'égalité si désirable entre les contribuables, )K)ur celle qui portera le moins sur le commerce et l'industrie, enfin pour celle dont les frais et la perception seront moins sensibles : s'il n'est pas en son pouvoir d'affranchir ses peuples d'une charge nouvelle, il est dans son cœur d'en adoucir le poids et d'en abréger la durée.

« Cette intention de Sa Majesté est clairement exprimée par les précautions qu'elle a annoncées aux bureaux , et qu'elle se propose de prendre pour que le déficit actuel ne se reproduise jamais.

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c Ajoutez à ces précautions la publication annuelle du montant de la dette publique et des fonds qui lui seront affectés; ajoutez la réduction et la publication des dons, des grâces et des pensions; ajoutez rengagement d'affecter à chaque emprunt un fonds qui lui serve de gage ; ajoutez le rapprochement de la comptabilité et la réduction des acquits de comptant aux seules dépenses pour lesquelles ils sont absolument nécessaires , et vous verrez , Messieurs , découler de ces principes d'ordre inaltérables la réformation des principaux abus, pour la suppression desquels Sa llajesté vous a appelés. Il en existera sans dou^e encore; et comment supposer qu'ils pourrontétre totalement détruits dans une grande monarchie? Mais, an moins, ceux qui seront connus ne seront pas négligés ; ceux qui seront inévitables ne seront pas protégés; ceux qui sauront pour un temps se soustraire à la réforme n'échapperont pas au désir de la procurer. Ce désir constant dans Sa Majesté ksfera peut-être s'évanouir d'eux-mêmes. Les règles les plus austères , disait un grand ministre à une assemblée de notables, sont et semblent douces atuc esprits les plus déréglés ^ quand elles n'ont, en effet comme en apparence , d'autre but que le bien public et le soutien de l'état. Nul n'osera sepUnn^ ère , ajoutait-il , quand on ne fera aucutie chose qui n'ait cette fin, et quand le roi même y qui en tel cas est au-dessus des Tègles, voudra servir d'exemple.

c Telles sont, Messieurs, les assurances que vous allez reporter à ^os concitoyens, et si quelques-uns vous demandaient avec inquiétude ce qu'a donc produit cette longue et cél^re assemblée, vous leur direz avec confiance que la nation y a reçu de son souverain une nouvelle vie et une nouvelle existence dans les assembla provinciales ; que l'égalité

de la contribution , la suppression de la corvée en nature , la liberl^ du commerce des grains , y ont été établies par le vom national; que les traites, les gabelles, plusieurs droits onéreux seront détruits ou considérablement adoucis; vous leur direz que la dette publique est solidement assurée, que la babnee sera posée entre la recette et la dépense , que celle-ei sera incessamment diminuée, que l'autre sera proportionnée aux besoins réels; vous leur ajouterez qu'il leur en coûtera des sacrifices , mais que ces sacrifices seront ménagés avec soin , qu'ils porteront principalement sur les plus aisés , qu'ils ne dureront qu'autant que la nécessité d'y avoir recours subsistera ; vous leur direz enfin que ces espérances vous ont été données par le roi même , et que vous en avez pour gage les précautions qu'il a prises et qu'il vous a communiquées.

c Ce que vous direz à vos concitoyens, les nations étrangères se le diront à elles-mêmes. Jusqu'à présent elles n'ont connu la France que par des aperçus et conjectures ; Budntenant elles peuvent juger de l'immensité de ses ressources. La crise actuelle deviendra l'époque d'une nouvelle splendeur; et, si les vues du roi sont fidèlement remplies, je ne crains pas de dire que la situation du royaume sera plus assurée et plus imposante qu'elle ne l'a jamais été. Il est encore possible de porter au plus baut point le bonheur au-dedans, et la considération au-dohors. Il ne faut que de l'ordre dans un grand royaume, et il n'est rien que les peuples ne doiventattendre des intentions paternelles de Sa Majesté. >

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