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482 HISTOIRE t)E FRANCE.
c Je lui ai accordé les administrations provinciales, biea plus propres à me faire connaître les vœux et les besoins de toutes les provinces de mon royaume.
c Je ne me refuserai jamais à ce que les besoins pourront exiger. J'ai transféré mon parlement à Troyes; il était devenu nécessaire de l'éloigner de Paris. L*éclat donné à ses dernières assemblées avait excité dans le peuple une fermentation que sa présence ne pouvait qu'entretenir et accroître.
c Je jugerai de Tépoque oii il sera prudent de l'y rétablir.
c Mon principal objet est toujours de connaître la vérité.
€ J'ai dû déployer une pleine puissance pour faire enregistrer mes édits; s'ils portent avec eux des inconvénients » mon parlement doit se reprocher de s'être refusé à me les faire connaître.
« Je recevrai volontiers vos observations et vos supplications. Vous devez tout espérer de ma justice et de mou amour pour mou peuple; mais vous devez sentir tout ce que comportent les circonstances , et que je dois prendre toutes les mesures qui peuvent assurer la lidélité de mes engagements. »
Mais la cour des aides ayant fait de nouvelles supplications au roi pour le retour du parlement, le roi lui répondit le 2 septembre :
« J avais attendu du zèle de ma cour des aides qu'elle m'apporterait des observations plus étendues sur les edils que j*ai fait enregistrer.
« J'ai reçu des rois mes prédécesseurs la pléuitude de l'autorité qu ils ont exercée , et la portion que j eu ai couiiée à mes cours ne peut jamais avoir pour etlet de demander le retrait de
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mes lois sans les examiner, et sans me prfeenter les faeonyéK nients qui peuvent résulter de leurs dispositions.
c Mes cours ne peuvent pas penser qu'elles aient reçu tout pouvoir pour résister h mes volontés , et aucun pour les faire exécuter.
< Je pèserai , dans ma sagesse , vos observations , el celles que j'attends de plusieurs négociants et chambres de commerce, et il ne sera rien innové sur l'exécution de mes édits avant la rentrée de vos séances, i
Aussitôt la cour des aides se hâte de prendre acte de la promesse du roi qu'il n'y aurait aucune perception nouvelle avant la rentrée , et charge le procureur-général de veiller h ce qu'il ne soit fait aucune perceptions d'imp6ts nouveaux.