CHAPITRE XXVI
. Lo^ XVI avait été|immiiBt pressé 4% se rendre à Ifete 9^m r^rmée » niais il af ait répondu qu'il ne voulait pas donnep li^U 4 UQ^ giWFi'Q ^ivil^t Qu^^ ûu ciaq députés de la Huno>rite du 1» pobtease jugèrou^ utile de lui raconter tout ce qui
y FQi ^tttfiit avQc \m atteotiim veoaasquable tm réeit eur i tièr^iD^t md(^m à O^ qu'ils avaient vu ^ leurs propres i yeux, ^ qui p^pré^f^lait le grand évânaatent dv 44 juillet i comme un mouvep^gfit psitriotiquâ ^lenient fiivorable au ) véfi(i^les int^rdU^ d» Uùw pomme aux draits ei au boniieur i 4e la niiUoR- Ui m n'sivait montré aqcune émotion péniUe , i ^m \wm!^ te 4u6 de I^oqhelbunauld ajouta : c D'iq^rès tout I Qgdogt Rftfig 9^iiimété témoins» nous avons cru , Siro, peur a§^çi* l|ei retour de la (rfmquiUité publique , devoir ordwnep I4 4^m9Utii)p (^ Hk AaafiUa- » Le r<^ se redressa aveo viva^. cité et dit : <é C'^i^^ im pen HarM n^ puisque voua l'aveit eru n^^l^if^ 4H rétablippii^t de la paix, à la b^nne heure. » . l^J^ JHllflti ^i M* de tameth, à la pointe du jour, les W^^ flHi S'étaiept placés 4 la tête du parti anitodratique, se ))âtèren{ (le qifitlep la jfrance. Us forant sqivia par les Fe- IiK¥P 7 ^^m4 vu» du peuple , quoiqu'ils eussent meifis abu^ de leurs (ppctions que les fovoris qui les avai^t précédés î piMr ¥• d^ Oilnm^* homme de capacité et de talent, q^is* léger t P^U woral et l^ï pour )es d^édiitions qu^il ^v^l {{!l¥ori§|^i par ||e barpa ddUteteail» dtni Ip nunièras»
4M nSTOIRE DB FRANGE.
trèsH^mnittBes d'ailleurs, étaient celles d'un visir ; par les der^ niers ministres et quelques personnes considérables qui se croyaient plus ou moins compromises. C'est de cette époque que date Torigine de l'émigration*
Cependant les nouveaux ministres étaient encore en place; àla séance du 45 juillet , Bamave avait fidt la motion de supplier le roi de les éloigner, comme indignes de la confiance de la nation. Il avait exposé que les citoyens de Paris ne tarde* raient pas à solliciter leur renvoi , et qu'il âdlait prévenir le vœu du peuple, parce que la dignité de l'assemblée eiûgeait qu'elle ne parut, dans aucun cas, subir l'infiuence populaire. Cette motion ayant été remise en discussion le 4 6 juillet , MM. deLally, Clermont-Tonnerre et Meunier, proposèrent d'y ajouter la demande du rappel.de M. Necker.
Mirabeau s'écriait : t S*il est une maxime impie et détestable, ce serait celle qui interdirait à l'assemblée nationale de déclarer au monarque que son peuple n'a pas de confiance dans ses ministres. En Angleterre , c'est l'opinion du peuple qui les élève et les renverse. Je ne crains pas de le dire , si le vœu général , si l'assentiment général ne pouvaient rien sur leur choix, la nation ne serait pas digne d'être libre. »
On décida qu'il serait adressé une députation au roi, pour lui demander le renvoi des ministres et le rappel de M. Necker.
On se disposait à aller aux voix sur le projet d'adresse pré^ sente à ce sujet par Mirabeau , lorsqu'on apprit que les mi* mistres avaient reçu leur démission ; alors la d^utation fut chargée de porter au roi les remerclments et l'expression de la reconnaissance de TassemUée nationale. Elle revint bientôt annoncer que Sa Majesté rappelait à son conseil M. Necker^ et qu'elle engageait l'assemblée à faire parvenir au ministre
KÉVOLtiYlOiV FRANÇAIS^!. 4ot
oisgracié la lettre qu'elle lui adressait pour le presser de venii* reprendre ses fonctions.
L'assemblée nomma une députation solennelle pour porter aux citoyens de Paris ces importantes nouvelles. Elle partit dans les voitures de Monsieur. Ce prince, dit M. de Lameth, qui suivait une ligne différente de M. le comte d'Artois, chef du parti aristocratique , avait pris position entre le trône et le peuple , de manière à régler sa conduite sur les événements. Il fit offrir à la députation par son premier écuyer, M. de Montesquiou, ses voitures , ses gens et ses chevaux , afin qu'elle parût sous ses couleurs dans la capitale. Arrivée à la barrière de la Conférence 9 la députation fut arrêtée par une troupe de bateliers armés de crocs et de cols de cygnes , qui ne consentirent à la laisser passer qu'après avoir acquis la certitude que les voitures ne cx)ntenaient que des membres de l'Assemblée nationale. Lu députation descendit au Pont-Tournant et traversa le jardin des Tuileries. Les membres des trois ordres se tenaient par le bras : un du clergé , un de la noblesse , un du tiers-état. L'affluence des citoyens était immense , et Ton criait de toutes parts , vive le tiers^tat ! Target sentant combien cette acclamation exclu* sive devait blesser les membres des deux autres ordres, se tourna vers la foule et s'écria : Il n'y a plus de clergé , de noblesse, de tiers-état; il n'y a plus qu'une nation. Vive la nation ! Ce cri devint en peu d'heures celui de toute la capitale , et bientôt le cri général des provinces.
La présence des députés répandit par degrés un peu de calmq au milieu de tous ces éléments de trouble et d'agitation. Bientôt , après avoir assisté à un Te Deum que l'archevêque de Paris fit chanter spontanément dans l'église de Notre-Dame, la députation se rendit à THôtel-de-YiHe. M. de Lally prononça
402 HISTOIRE DE PRANGE.
un discours. C'est alors que rassemblée des électeurs , pÀiétrée de la nécessité dMmprimer une direction à une grande population agitée par des causes si puissantes , nomma par acclamation Bailly maire de Paris , et Lafayette commandant de la garde bourgeoise.
Le 4 7 juillet , Louis XYI vint lui-même sanctionner les choix faits à l'Hôtel -de -Ville. Parti de Versailles à neuf heures du matin , entouré d'une députation de cent membres de rassemblée nationale , le roi fut reçu auprès de Ghailiot par le corps municipal. Bailly , en présentant au prince les clés de Paris , s'exprime ainsi : < Sire , j'apporte à Votre Majesté les clés de la bonne ville de Paris : ce sont les mêmes qui avaient été présentées à Henri iV. Il avait reconquis son peuple : ici, c'est le peuple qui a reconquis son roi. Votre Majesté vient jouir de la paix qu'elle a établie dans sa capitale : elle vient jouir de Tamour de ses .fidèles sujets. C'est pour leur bonheur que Votre Majesté a rassemblé près d'elle les représentants de la nation , et qu'elle va s'occuper avec eux de poser les bases delà liberté et de la prospérité publique. Quel jour mémorable que celui où Votre Majesté est venue siéger en père au milieu de la nation réunie ; où elle a été reconduite à son palais par rassemblée nationale entière, gardée par les représentants de la nation, pressée par un peuple immense ! elle portait dans ses traits augustes l'expression de la sensibilité et du bonheur ; tandis qu'autour d'elle on n'entendait que des acclamations de joie , on ne voyait que des larmes d'attendrissement et d'amour. Sire, ni votre peuple , ni Votre Majesté n'oublieront jamais ce grand jour ; c'est le plus beau jour de la monarchie ! c'est l'époque d'une alliance éternelle entre le monarque et le peuple. »
Depuis la barrière jusqu'à THôtel-de-Ville , toutes les rues ,
tous les quais étaient bordés de citoyens sous les armes. Derrière eux se pressaient un nombre immense d'enfants , de femmes et de vieillards : le reste de la population paraissait aux fenêtres. A l'approche du cortège , le plus profond silence succédait à l'agitation bruyante de la foule , comme si le peuple eût été d'accord pour manifester par son attitude les sentiments dont tous les cœurs étaient remplis. La voiture du roi ; entourée par la garde nationale et précédée de quelq\ies gaNdes-du-corps , s'avançait lentement au milieu de la haie fop^ méepar la njuvelle milice. Le roi était triste, et pronienait des regards étonnés sur cette masse d'armes de toute former de toute nature, dont plusieurs paraissaient avoir appar<tenu à la Fronde ou à la Ligue , et sur cette multitude silencieuse qui , pour la première fois , ne faisait point éclater sa joie sur son passage. L'accueil qu'il recevait semblait lui annon-^ oer que toutes les craintes , tous les mécontentements n'étaient point apaisés. Al'Hôtel-de-Ville la scène change tout à coup : Louis XYI reçoit des mains de Bailly la cocarde tricolore ; il en décore son chapeau , et , se montrant aux fenêtres de la municipalité , il salue la foule qui alors lui répond par les plus vifs applaudbsements. Le roi avait paru inquiet durant le voyage , en n'entendant depuis la barrière jusqu'à THôteU de-ViHe , que les cris Ae vive la nation ! vive la liberté ! sans que son nom fût mêlé à ces acclamations ; mais à son retour, il recueillit partèut sur son passage les vœux qu'on formait pour sa conservation (4).
Tous les hommes, dit M. Droz, qui formaient l'immense double haie que le roi traversa de nouveau , tenaient en signe
(i) H. de Lametb.
4ot msTotftË m prancë.
de [>aix leurs armes renversées , et le cri de vive le roi retentit sans ioterraption dans les rangs. Louis XVI n'arriva au châ^ teau qu*à dix heures du soir; la rdne avec ses enfants courut i sa raicoBtre ; elle pleurait , et le roi laissa aussi couler des hrmes.
c Malgré ces attentats contre l'autorité royale, dit Mou* nier, malgré les actes de férocité dont la populace avait souillé aon triomphe , on vit des hommes aussi zélés pour les droits de la couronne que pour ceux du peuple, échauffés par le l^MCtade de Tivresse de la multitude , oser croire à un heureux avenir, célébrer le courage et l'énergie des Parisiens , et gémissant sur les assassinats commis après la prise de la Bas* tilte » les regarder comme ta suite d'un premier mouvement de fureur et de vengeance , qui ne serait plus renouvelé ; peutêtre leur espoir n'eût pas été trompé, si les deux factions, dont l'une voulait s'emparer du trône et l'autre établir un gouvernement républicain , n'eussent pas eu tant d'intérêt à favoriser les désordres , et si les derniers événements ne leur eussent pas donné de si grands moyens.
c La plus grande partie des habitants du royaume partageait la même sécurité , et crut la France échappée au naufrage. La joie fut universelle , lorsqu'on apprit dans les provinces l'éloignement des troupes , la démarche du roi et le rappel des anciens ministres. Le parlement de Paris donna le premier exemple de l'hommage rendu par un tribunal à l'assemblée. Cet exemple fut imité par les autres tribunaux de Paris et par ceux des provinces. L'assemblée reçut de toutes parts des témoignages d'admiration pour sa fermeté et son courage. %
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