‹ Histoire de France (volume 3)Chapitre 4 sur 41 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

Les ancieiis ne cototaâissaient que des pevples i ils n^attachaieiit pas au mot nation ié même sens <)ue nous.

Là ééfitail^ii q«ie 1m mcxlerttes dottftatt léa Mnn de nation ne pouvait être comprise par Taôleb

Nation vient de naître, nasci^ comme le mot naturUy parce qu'une nation est un être qui nait pour une fin et avec les moyens d'y parvenir; cette fin et ces moyens composent sa nature. Une nation est donc soumise à des principes, et ces principes sont sa vie.

Une nation qui n'aurait pas les moyens de parvenir à sa fin serait hors de sa nature , et une nation qui ne se servirait pas de ses moyens pour parvenir à sa fin serait encore hors de sa nature.

Les révolutions sont des maladies, elles peuvent toujours être prévenues et guéries : sanabiles Deus fecit nationes.

« Il n'arrive jamais de révolution subite, dit Mably , parce que nous ne changeons point en un jour notre manière de voir, de penser et de sentir. Si un peuple parait changer brusquement de mœurs , de génie et de lois , soyez sûr que cette révolution a été précédée par une longue suite d'événements T. 1. à

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