CHAPITRE X
Les négociatioDi eontinoent.
Henri IV s'était établi à Fontainebleau, où les négociations devinrent plus actives que jamais. Villeroy, Jeannin, le comte
Ù HISTOIRE DK t^tlANCE.
de BeKti, gouverneur de Paris, èrifent totir-à-totif âVftc M de lûDgties cotiférèrices; iHâiâ rindécision de Mayeâne, qui espérait conserver le pouvoir en ménageant habilement tous les partis, empêcha de rien conclure. Ainsi se passèrent les derniers ttiois de 4593. La trêve allait expirer; le lieutenant-général en demanda la prolongation, mais il n'obtint qu'Un délai d'tttt mois, pÉÈsé lequel le roi déclara qu'il soutuettratt par hk force ses sujets rebelles (27 décembre).
Le mécontentement fat à son comble isM la capitule, lorsqu'on apprit que les hostilités allaient recommencer. Phs de sept mois de trêve, pendant lesquels les relations de eommereè s'étaierit rétablies, avaient habitué les habitants de toutes les dasses aux douceurs de la pait. Les royalistes profitèrent atecf habileté de cette disposition du peuple; et le proeurèur-général, appuyé par eux^ osa, de concert avee le comte de Beliu^ gouverneur de Paris, proposer au parlenbent de reconnaître Henri IV. Cette démarche hardie, et peut-être trop précipitée, irrita Mayenne, qu'elle aurait mis, si elle eût réussi^ dans l'impossibilité de faire un traité avantageux aved le roi, et le porta, eontre son inclination, à se rapprocher des Seize, dont il était détesté. 11 destitua le comte de Belin, et donna sa plaeeàBrissac, qui, d'abord fougueux partisan des factieux, était revenu à des sentiments plus modérés , depuis qu'il les avait reconnus capables de tous les crimes. Quelques royaU&tes furent exilés, et d'autres parmi lesquels se trouvèrent le vénérable cardinal de Gondy, évêque de Paris, et ses grandsvicaires, sortirent volontairement de la capitale ; tous allèrent à Fontainebleau, et se déclarèrent ouvertement pour Henri IV. Le parlement, peu effrayé des menaces du lieutenant-général, et convaincu qu'il n'oserait pousser les choses à l'extrémité,
HENRI IV. 9i
rendît «n âfrêt par lecjtiel fl demanda la féintégraiîot» du comte de Belin, et déclara qu'il quitterait la robe pour la cuirasse, afin de $*unir à ceux qui, Indigués de là tyranuie des Espagnole, entreprendraient de les chasser (14 février).