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CHAPITRE XI

L'assemblée se transporte aux Tuileries..]

te 9 novembre, rassemblée quitta le local de rarchevéché pour venir s'installer dans la salle dite du manège , près des Tuileries, qu'on avait préparée à cet effet. Les trois partis qui divisaient l'assemblée y prirent des places distinctes; les membres du côté droit furent appelés les noirs , ceux dé la gauche, les blancs ou les enragés, et les membres du centre se donnèrent le nom des impartiaux.

Tout le reste du mois de novembre fut employé par rassemblée à discuter la nouvelle division territoriale et administrative du royaume.

Elle décida , dans la séance du 1 1 , qu'il y aurait une nouvelle division de la France, et que les départements seraient au nombre de soixante-quinze à quatre-vingt.

Le lendemain, elle décréta que chaque département serait divisé en districts ; le 1 6 , que chaque district serait divisé en cantons, et que chaque canton aurait au moins une assemblée primaire.

Il fut décrété, dans la séance du 17, que le nombre des députés à rassemblée nationale, pour chaque département, serait déterminé selon la proportion de la population et de la contribution directe.

96 HISTOIRE DE rRANCË.

L'organisation du canton, du district et du département occupa les séances suivantes , et la loi fut décidément votée dans la séance du 24.

C'est de cette époque que la cœnmune de Paris ^ dont l'esprit d'usurpation allait toujours en augmentant , devint l'objet des attaques journalières de la presse.

On demandait s'il était bien vrai que les habitants eussent conquis la liberté, en voyant ces empiétements successifs du conseil de la commune de Paris sur tous leurs droits.

Que signiBe, disait-on, le mot commune f L'universalité des citoyens de Paris.

Qu'entend-on par conseil ou municipalité de la commune? Les officiers municipaux chargés par la commune de l'administration.

Or, ces officiers ont usurpé les droits de tous les citoyens , en prétendant être la commune et en prenant ce nom.

Il suit de cette usurpation, continuaient les journaux hostiles au dbnseil de la commune, qu'une députation de la municipalité se présente à rassemblée nationale comme une députation de la commune ; qu'elle fait des pétitions au nom de la commune , qui lui est presque toujours diamétralement opposée.

Les trois cetits nommés par la commune ont, contre tous les droits, nommé ce conseil de soixante chargé de l'administration. Ce conseil est déjà en position de se jouer des droits et de h liberté des citoyens de Paris. N'a-t-il pas son comité des recherches? Ne l'a-t-il pas composé de membres pris dans son sein, quif sans aumn pouvoir administratifs s'assurent , en cas de besoin ^ des persotines dénoncées.

11 ne serait pas bien, continuait-on, de les dérober au tribut

RÉVOLUTION FRANÇATSE. OT

de reconnaissance qui leur est dû ; ce sont MM. Agier, Lenctflle, Pinçon, Oudard , Garnude et Brissot de Warville ; il est temps qu'ils abdiquent.

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