‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 26 sur 38 · M. Henri Martin · texte numérisé non relu

M. Henri Martin

la république de Venise, et pendant que l’Allemagne protestante en deuil déplorait l'appui retiré parle ciel ù sa cause, le pape Paul V, les yeux pleins de larmes et la voix étouffée par les sanglots, disait à l’ambassadeur de France: « J’ai perdu mon bon fils aîné, prince grand, magnanime, sage et incomparable, vrai fils de l’Église et affectionné à ce saint-siège. » Nul monarque dans la chrétienté, depuis Charlemagne et saint Louis, n’avait reçu de ses contemporains un hommage aussi unanime. Ce concert d’admiration ne s’est point affaibli en traversant les siècles, et ni l imposante grandeur du règne de Louis XIV, ni l’éclat fabuleux des victoires de Napoléon n’ont rien fait perdre au nom glorieux et populaire de Henri IV.

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