‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 27 sur 38 · RÈGNE DE CHARLES VIH · texte numérisé non relu

RÈGNE DE CHARLES VIH

L’incorporation de la Bretagne au royaume est le seul agrandissement de la monarchie dans le cours du seizième siècle. — La première moitié en est remplie par les guerres d'Italie , la seconde par les guerres de religion.

— Anne de Beaujeu laissée par Louis XI comme tutrice effective, sinon nominale, à Charles VIII. — Satisfactions partielles accordées à quelquesunsdes mécontentements causés par le dernier règne : la voix publique n’en réclame pas moins instamment la convocation des Etats généraux.

— Etats de 1484 : les résultats en sont à peu près nuis, mais les idées et les sentiments qui y furent exprimés ont une sérieuse importance.

— Journal de Jean Masselin : harangue républicaine de Philippe Pot : vigoureuse invective de Jean Cardier contre le despotisme de Louis XL Les Etats ne suivent pas l’impulsion patriotique de ces tri is hommes, et laissent, en se retirant , la dame de Beaujeu aux prises avec l’ambition rivale du duc d'Orléans. — Influence funeste du comte de Dunois sur ce prince : formation d’une nouvelle ligue féodale, dans laquelle entrent le roi des Romains Maximilien, Ferdinand le Catholique, roi d’Aragon et François II, duc de Bretagne. — Habileté et énergie d’Anne de Beaujeu pour tenir tête à cette ligue : ses prétentions trop ouvertement déclarées de réunir le duché de Bretagne A la couronne rallient les Bretons & leur duc : victoire de Saint-Aubin du Cormier, remportée par Louis de la Trémoille, qui commande les troupes royales : captivité du duc d’Orléans et mort de François II. — Dernière lutte faiblement soutenue par les Bretons pour leur indépendance : la jeune duchesse Anne croit la sauver en donnant sa main à Maximilien , qui l’épouse par procuration. — Les armes françaises n’en sont pas moins partout victorieuses, et le dénoûmeut de cette guerre est le mariage de Charles avec Anne de Bretagne. — La liberté est rendue au duc d'Orléans désormais sujet fidèle. — Charles VIII menacé de la coalition de Maximilien, de Ferdinand et du roi d’Angleterre Henri VII, les désarme en signant avec eux un triple traité par lequel il sacrifie les droits et les intérêts de la France A ses rêves ambitieux de conquête sur lltalie. — Etat de

TABLE DES MATIÈRES

celte contrée : concert presque unanime de^princes, aussi bien que îles peuple», pour y appeler l'intervention française. — Louis Sforza, usurpateur du duché de Milan , offre i Charles VIII le passage à travers ses Etals et ses secours pour conquérir Naples. — Lejeune roi, au mépris des sages conseils île sa soeur et des hommes il'Etal du dernier règne , se décide A passer les Alpes. — Jérôme Savonarola lui ouvre les portes Je Florence: son entrée ti Home, malgré les efforts hostiles d'Alexandre VI.

— Il est accueilli à Naples eu triomphateur, mais ne fait rien pour attacher les peuples h sa domination. — Ligue formée contre lui au nord de l’Italie : Louis Sforza y entre avec Venise, Alexandre VI et le roi d'Aragon. — Charles VIH laisse à Xapb s une partie de ses troupes, sous les ordres du comte de Montpensier, et reprend le chemin de ses Etats. — 11 rencontre sur les frontières du Parmesan l'armée de la ligue italienne, qui lui ferme le passage : bataille de Fornoue; puissance irrésistible de la furie française. — I.e roi, rentré en France, conclut la paix avec Sforza; niais dans le royaume de Naples les Français, ahan* donnés sans secours, soutiennent une lutte inégale contre Gonzalve de Cordoue, à qui les populations viennent en aide. — Nulle trace de la domination de Charles VIII en Italie à la fin de l’année 1496. — Les instances et les menaces prophétiques de Savonarola ne cessent d’y rappelcr le jeune roi, qui ne sait que se livrer à des passe-temps frivoles.

— I.j n.ort le surprend, lorsque commençaient à lui venir des pensées

plus sérieuses. — Deux grands événements se sont accomplis au dehors pendant son régne; la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et le passage du cap de Bonne Espérance par Vasco de Gama. . . . 1

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