‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 28 sur 38 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

hfeGHK DK LOUIS XII (1498-1515).

Vue générale du règne de Louis XII : politique peu sage et pas toujours loyale au dctlors, politique honnête et bienfaisante au dedans du royaume. — Juste popularité qui s'attache aux premiers actes de son gouvernement. — 11 fait rompre son mariage avec la seconde tille de Louis XI, Jeanne de France (sainte Jeanne de Valois), et épouse Anne de Bretagne. — Georges d’Amboise et le chancelier Guy de Rochefort se partagent la confiance du roi : premières réformes opérées dans l'administration de la justice. — Louis XII est décidé à faire valoir ses droits sur le royaume des Deux-Siciles et sur le duché de Milan. — Rapide conquête et perte aussi rapide de la Lombardie : une seconde expédition la remet sous l’obéissance du roi. — Traité de Grenade entre Louis XII et Ferdinand le Catholique pour le partage du royaume de Naples : Frédéric d’Aragon est dépouillé par les efiorts combinés des Français et des Espagnols : la guerre éclate entre les deux armées conquérantes.— Habileté de Gonzalve de Cordoue en face de l’incapacité de Jacques d’Arniagnac, duc de Nemours: la bataille de Cerignolc livre Naples aux Espagnols. — Préparatifs immenses de Louis XII pour se venger de la déloyauté de Ferdinand. — L’armée, qui marche sur Naples, s'arrête dans la campagne de Rome pour soutenir les prétentions du cardinal d’Amboise à la tiare, après la mort d’Alexandre VI. — Ces prétentions sont ruinées par l’élection de Jules II, en même temps que l'armée

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française succombe aux maladies et au fer ennemi. — Les échecs de la politique de Louis xn n’empêchent point les bienfaits de son administration toute paternelle. — Longue maladie qui met sa vie en danger, et fait éclater pour lui l’amour des peuples. — La reine Anne profite de la faiblesse de son époux pour lui faire signer tin traité qui engage la main de sa fille Claude, avec l’héritage du duché de Bretagne, au jeune Charles d’Autriche (plus tard Charles-Quint). — Le cardinal d’Amboise fait revenir le roi sur ce fatal engagement. — Etats généraux de Tours en 1506 : ils proclament Louis XII père du peuple, et le supplient de fiancer Madame Claude h François, duc de Valois, héritier présomptif de la couronne. — Empressement du roi de déférer h leur vreu dont il a provoqué l'expression. — L’archiduc Philippe le Beau est arrêté par la mort dans ses projets de vengeance. — Révolte de Gênes contre la suzeraineté française : prompt châtiment infligé par Louis XII à la ville rebelle : sa clémence. — Ressentiment profond de Jules II contre le roi : son projet de chasser les barbares de l'Italie. — Il en suspend l’exécutiou pour se venger des usurpations de Venise sur le saint-siège. — Formation de la ligue de Cambrai entre le pape, l’empereur, le roi de France et le roi d’Aragon , pour reprendre sur la puissante république tous les territoires qu’elle a enlevés à ses voisins. — Bataille d’Agnadel gagnée par Louis XII sur les Vénitiens. — Jules II n’a plus d’autre pensée que d'affranchir l’Italie de la prépondérance écrasante des Français : il tourne la ligue de Cambrai contre Louis XII. — Mort du Cardinal d'Amboise : cet habile et fidèle ministre manque à Louis au moment le plus critique de ses affaires. — Politique de Jules II : il fait des Suisses la milice dévouée du saint-siège, et les appelle en armes dans la Lombardie. — Hésitation de Louis XII à guerroyer contre le pape : faute politique qu’il commet en s'armant contre lui de la convocation d'un concile. — Jules II oppose à cette illégitime assemblée un concile légitime réuni à Saint-Jean de Latran : il fait entrer le nouveau roi d’Angleterre Henri VIII dans la Sainte-Ligue formée contre le monarque schismatique. — Gaston de Foix à la tète de l’armée française en Italie : génie guerrier do ce jeune capitaine ; son unique et admirable campagne sur le même théâtre oû s’est immortalisé le général Bonaparte : sa mort à la glorieuse bataille de Ravenne. Deuil de Louis XII et de la France. — L’Italie est perdue pour les Français et la guerre portée aux frontières du royaume. — Mort de Jules II : dernière et impuissante tentative de la Trémoille pour reconquérir le Milanais. — Débarquement de Henri VIII à Calais; l’empereur Maximilien sans argent est à sa solde, et le rend vainqueur à Guinegate. — Invasion de la Bourgogne par les Suisses. La Trémoille détourne le danger qui menace la France A cette frontière, en traitant, sans l’aveu du roi, avec l’avoyer de Berne Watoville. — Louis XII abjure le concile schismatique de Pise, et facilite par là les négociations qui s’ouvrent pendant l'hiver. — Mort d’Anne de Bretagne, peu regrettée en France, mais pleurée dans sa contrée natale. — Le projet formé par Louis XII de se remarier devient le point principal des négociations: il fixe son choix sur Marie d’Angleterre, soeurde Henri VIII et survit moins de trois mois à cette nouvelle union. — Regrets donnés au roi Père du Peuple. — Le goût pour les lettres et les arts héréditaire dans la branche des Valois à laquelle il appartenait : part qui revient à son règne dans les premiers travaux de l'art de la Renaissance au seizième siècle 15

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