RÈGNE DE FRANÇOIS 1*' JUSQU’AU TRAITÉ DE MADRID
Caractère général du règne de François I*' : restauration des lettres et des arts; antagonisme contre la maison d'Autriche. — François I*r roi gentilhomme : enthousiasme de la noblesse pour le nouveau règne. — Préparatifs militaires et diplomatiques pour la conquête du Milanais. — Le duc de Bourbon connétable et Duprat chancelier. — Passage des Alpes digne de celui qui a immortalisé Annibal. — Les deuijournéesde la bataille de Marignan : ascendant prodigieux donné au roi en Europe par sa victoire. — Paix avec les Suisses : traité de Noyon avec le jeune Charles d’Autriche: concordat avec le pape Léon X. Résultats principaux de cette dernière transaction. — Années de paix marquées par les encouragements que le roi accorde aux lettrésetaux artistes. — Cummencementdu schisme de Luther en Allemagne : entraînement révolutionnaire du grand hérésiarque; les nouvelles doctrines favorisées par plusieurs des princesel hauts barons de l’Empire. — Mort de Maximilien. Charles d’Autriche et François se disputent la couronne impériale. Election de Charles-Quint. — Prétentions de ce prince à la monarchie universelle. — Efforts de François et de Charles pour s'assurer l’alliance de Henri VIII : entrevue du Camp du drap d'Or : Charles-Quint en gagnant Wolsey, gagne Henri VIII. — La guerre éclate entre les deux monarques : héroïsme de Bayard au siège de Mézières. — Hostilités dans le Milanais : Adrien VI succède à Léon X dans la chaire de Saint-Pierre. — Le Milanais perdu pour la France : disgrâce de Lautrec : la mère du roi, Louise de Savoie, convaincue d’avoir causé le désastre de ce capitaine. Elle devient en même la cause de la défection du connétable de Bourbon. — Génie politique et guerrier de ce prince; sa puissance féodale. — Louise de Savoie, secondée par Duprat, lui conteste l’héritage de la maison de Bourbon le connétable, déjà ulcéré par d'autres injustices, traite avec l’empereur. Sa trahison est révélée à François I" en route ver^l'Ualie. — Bourbon, réduit à fuir, n’apporte que son épée à Charles-Quint et à Henri VIII, avec qui il a concerté l'invasion de la France. — Incapacité de Bonnivet qui commande les Français au delà des Alpes : sa retraite de Biagrassa devant Pescaire et le connétable : mort de Bayard. — L’armée impériale entre en Provence : Charles-Quint ne permet point au connétable de se porter sur Lyon, et ordonne le siège de Marseille. — Echec des impériaux devant celle ville. — François I,r, contre l'avis de ses meilleurs capitaines, se résout à une campagne d’hiver en Italie. — Fnchatnement de fautes commises par le roi : siège de Pavie. — Il s’obstine à le continuer par un faux point d'honneur, et livre la désastreuse bataille dans laquelle il est fait prisonnier. — Habileté déployée par la régente Louise de Savoie pour mettre ie royaume en état de défense. Négociations avec le sultan des Ollomans, Soliman le Magnifique . et avec Henri Vllf. Trêve avec Charles-Quint. — François I" captifest, sur sa demande, transporté en Espagne : dureté de l'empereur et lâche abus qu'il fait de sa victoire. — François, après avoir conçu un moment la généreuse résolution d’abdiquer, se décide à signer le traité de Madrid, contre lequel il a protesté d’avance pour en éluder l’exécution. ... 98
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