RÈGNE 1)R HENRI II
Le règne de Henri II est une continuation affaiblie de celui de François I". — Ascendant sans limite de la duchesse de Valentinois sur le faible esprit du roi. — Partage de l’autorité entre le connétable et les Guises : prépondérance des derniers. — Persécution de la duchesse d’Elampes. Duel de Jarnac et de la Châtaigneraie. — Politique envahissante des Guises; leur nièce Marie Stuart fiancée au jeune dauphin. — Charles- Quint, vainqueur à Mühlberg des confédérés de Smalkalde, impose l’intdrm à l’Allemagne, et semble plus près que jamais de toucher à la monarchie universelle. — 11 est trahi par Maurice, qu'il a fait électeur de Saxe, et qui négocie secrètement contre lui avec la France. — La déclaration de guerre de Maurice et le manifeste de Henri II surprennent l’empereur sans troupes à Insprück ; il quitte cette ville en fugitif, et est forcé d’accorder aux luthériens la paix de religion signée à Passau. — Projet annoncé par Henri II de rendre à la couronne de France l’ancien royaume d’Austrasie; facile conquête des trois évêchés de Toul, Metz et Verdun; les armes françaises échouent dans les terres de langue germanique. — Puissant armement de l’empereur pour reprendre Metz; le duc de Guise, avec l’élite de la noblesse française, se jette dans cette ville pour la défendre. Charles-Quint est contraint d’en lever le siège. — Hostilités à la frontière septentrionale du royaume; prise de Térouannc et de Hesdin par l’empereur. Le mariage de son fils, l’infant D. Philippe, avec la reine Marie d’Angleterre, menace la France d’un nouveau pêrd. — Combat de Renty en Artois favorable aux armes
TABLE DES MATIÈRES
françaises; en Italie, Sienne abandonnée aux impériaux. — L'épuisement des parties belligérantes amène des conférences pour la paix; Charles-Quint déterminé A abdiquer toutes ses couronnes, veut laisser à son lils ses Riais pacifiés; trêve de Vaucelles. — Projets guerriers du nouveau pape Paul IV (Caraffa); il décide Henri II 4 rompre la trêve A peine signée. — Sa mauvaise politique et l'ambition du duc de Guise manquent l’occasion d’affranchir l’Italie; le duc d’Albe remet le pape sons la dépendance de l’Espagne, — Philippe II. qui a entraîné son épouse Marie àla guerre contre la France, entre en Picardie avec une puissante armée. Bataille désastreuse de Saint-Quentin. Coligny sauve la France en défendant cette ville pendant dix sept jours, — Le duc de Guise est rappelé il ltalie. Il relève l'honneur des armes françaises par la prise de Calais. Joie que cet événement cause dans le royaume : popularité (lu prince lorrain. — Il l’accroît par la prise je Thion ville. — Les Français battus h Gravelines. — Guise fieu» mois en face du duc de Savoie, Philibert Emmanuel : la pair au lieu d’une bataille. — Le traité de Caleau-Camhrésis est aussi contraire aui intérêts qu'à l'honneur de la France : le froissement du sentiment national s’exprime dans tous les mémoires contemporains. — Mort de Marie d'Angleterre et avènement d'Elisabeth, qui traite aussi avec la France. — Engagements de Henri 11 avec le roi d'Espafme contre l’hérésie : dans quelle mesure ils sont à blâmer. — Progrès du calvinisme en France : adhésion publique du roi de Navarre, de son frère Condé, des C.hâtillons, etc., aux nouvelles doctrines. — Le parlement so divise sur les peines à porter contre l’hérésie : le roi veut contraindre par sa présence les magistrats k décréter le maintien des anciennes rigueurs : arrestation du conseiller Anne du Bourg. — Fêtes du double mariage de la soeur et de la fille du roi : Henri blessé dans un tournoi par le comte de Montgomery : sa mort 196