‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 32 sur 38 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

RÉGNE UE FRANÇOIS II (1559-1560). RÉGENCE DK CATHERINE PE MÉDIC1S JUSQU’A LA MAJORITÉ DE CHARLES IX (1563).

Commencement de la triste période des guerres de religion. — François 11 enfant, quoique majeur; ascendant exercé sur lui par son épouse, Marie Stuart. Tout le pouvoir est aux mains des deux oncles de la reine, le duc de Guise et le cardinal de Lorraine. — Jalousie de la noblesse contre ces illustres parvenus; les huguenots grossissent le nombre des malennlenls. — Supplice d’Anne du Bourg : premières pensées de résistance armée " parmi les religionnaires. — La Renaud ie et le capitaine muet. — Tumulte d’Amboise; exécution de la Renaudie, suivie d'un grand nombre do supplices donnés en spectacle au roi et h ses frères. — Audace du prince de Condé. — Attitude de plu3 en plus menaçante du parti huguenot. — Michel de L’Hôpital chancelier de France; son grand caractère. — Assemblée des notables, où se décide la convocation des États généraux. — Projets de révolte armée du prince de Condé; ils sont découverts et lo prince, avec son frère le roi de Navarre, est sommé de se rendre à la cour. — Hésitations de l’un et do l’autre; avis qu'ils reçoivent du ceup

TABLE DES MATIÈRES

préparé contre eux : ils se rendent néanmoins à Orléans, où le roi a convoqué les États. — Arrestation du prince de Condé; surveillance étroite du roi de Navarre. — Kière attitude de Condé; commission nommée pour le juger; elle prononce son arrêt de mort. — Maladie du roi ; efforts des Guises pour obtenir de Catherine de Médicis l'exécution de 1 arrêt: efforts contraires de l’Hôpital ; mort de François II. Condé rendu à la liberlé. — Minorité de Charles IX : le rôle de Catherine de Médicis commence. — Elle s’unit à l’Hôpital pour tenter de contenir l’un par l’autre les deux partis qui divi-enl la cour et le royaume. — Elle exerce la régence sans en avoir reçu le titre. — Les États généraux se déclarent sans pouvoirs pour voter les subsides énormes qui leur sont demandés. — L’Hôpital n’en prend pas moins en considération leurs cahiers, et publie la célèbre ordonnance d’Orléans. Opposition qu'elle rencontre dans le Parlement. — La cour incline vers les huguenots : prédications publiques de Jean de Montluc, évêque de Valence, en faveur des opinions nouvelles. — L’intérêt de la foi réconcilie le duc de Guise et le connétable de Montmorency : ils forment avec le maréchal de Saint- André le Triumvirat. — Réunion à Pontoise de l’assemblée des trenteneuf députés, investis des pouvoirs des États généraux: réunion simultanée du colloque de Poissy. — Les États de Pontoise, malgré leur esprit audacieusement réformateur, attirent peu l’attention publique tournée vers le colloque. — Intentions secrètes du cardinal de Lorraine en autorisant la convocation de cette a .'.semblée ecclésiastique; il veut mettre aux prises les luthériens et les calvinistes. — Son projet échoue. — Impossibilité démontrée de la transaction religieuse rêvée par l'Hôpital : édit de tolérance rendu à Saint-Germain en faveur des huguenots: irritation qu’il excite parmi la majorité catholique. — Le prince de Condé à Paris : le connétable et le maréchal de Saint-André y appellent le duc de Guise. — Massacre de Vassy, véritable signal des guerres de religion. — Condé quitte Paris, décidé à recourir aux armes. — Situation et caractère de ce prince. L’amiral de Colignv, son lieutenant, l’un des plus granits personnages de celte époque. — Forces matérielles et morales du parti huguenot h l’ouverture des guerres religieuses. — Son élément principal est la bourgeoisie des villes, jetée dans la réforme par le besoin de liberté politique. — Rôle qu'y jouent la petite noblesse et quelques grandes maisons, jalouses de res-aisîr leur indépendance féodale. — Adhésion aux opinions nouvelles de plusieurs des esprits les plus éminents dans les lettres et dans les arts. — La forte organisation des églises supplée dans le principe & l’avantage du nombre — Acte d'association des huguenots : il est souscrit dans un grand nombre des principales villes du royaume. — Actes de vandalisme qui signalent cette première explosion de la réforme : destruction des monuments les plus beaux, comme les plus vénérés, du culte catholique. — Immense conflit sur tous les points de la France : la supériorité revient promptement aux catholiques; les triumvirs décident le siège de Rouen. — Inutile entrevue de Toury entre la reine mère et Condé : les deux partis préludent aux hostilités en appelant l'étranger dans le royaume : Condé livre le Havre aux Anglais; Philippe 11 envoie à Montluc des régiments espagnols. — Siège de Rouen • ie roi de Navarre y est tué : prise de la ville par le duc de Guise. — Coudé so potte en Normandie au-devant des secours anglais : bataille de Dreux où il est vaincu et prisonnier : le connétable également captif aux mains de son neveu Coligny. — Plan

TABLE DES MATIÈRES

hardi conçu par Guise pour écraser le parti huguenot : il en commence l’exécution par le siège d’Orléans; il est assassiné par Poltrot de Méré le jour même fixé pour l’assaut. Héroïsme chrétien de sa mort. — Empressement de Catherine à rétablir la paix : édit d'Amboise. Mécontentement de Coligny et des ministres calvinistes; égale irritation de la majorilé des catholiques: opposition delà plupart des parlements à l'édit. — Le Havre repris sur les Anglais par l’émulation patriotique de la noblesse des deux partis. — Majorité de Charles IX proclamée devant le parlement de Rouen 234

Page 1