DEPUIS LA MAJORITE DE CHARLES IX JUSQU’A SA MORT
Le concile de Trente termine ses sessious eu 1563. Les décisions dogmatiques de cette assemblée sont des lois de l’Eglise pour la Frante comme pour toute la catholicité ; mais une partie de ses décrets disciplinaires n’est point admise dans le royaume. — Approbation solennelle donnée par le concile i l’institut des Jésuites. — Moyens de gouvernement de Catherine de Médicis : sa cour. — Voyage de deux ans qu'elle (ait taire au roi dans les provinces; entrevue de Charles IX avec sa sœur, la reine d’Espagne, sur la Bidassoa : mystérieux entretiens de la reine mère avec le duc d'Albe. — L’Hôpital publie l’ordonnance de Moulins, complément de celle d’Orléans. — Réconciliation apparente des Guises et de Coligny. — Répression violente de l’hérésie commencée par Philippe II dans les Pays-Bas : les gueux de la Zélande. — Les huguenots menacés se décident à une nouvelle prise d'armes. — Tentative sans succès de leurs chefs pour se saisir de la personne du roi. — Bataille de Saint-Denvs : le champ de bataille reste à l’armée catholique, mais l'honneur de la journée aux huguenots : mort du connétable de Montmorency. — Le duc d’Anjou mis & la tête des troupes royales. — La Rochelle se donne aux réformés. — Paix boiteuse de Lonjumeau. — Défiance des chefs protestants : la reine mère s'efforce de les surprendre au château de Noyers : ils passent la Loire, et donnent à la guerre un nouveau théâtre. — La disgrâce et la retraite de l'Hôpital sont le signal de la nouvelle politique de Catherine contre les huguenots. — Les premiers succès sont pour eux : Tavannes envoyé à l'armée du duc d’Anjou. — Bataille de Jarnac : mort du prince de Condé. — Coligny remet sur pied et renforce l’armée protestante : Jeanne d'Alliret y conduit son fils, le prince de Béarn. — Jalousie de Charles IX contre son frète le riucd’Aujou, objet des prédilections de la reine mère. — Coligny échoue au siège de Poitiers : premiers exploits du jeune Henri, duc de Guise. — Coligny forcé par sou armée de livrer la bataille de Muncontour : défaite des huguenots la plus sanglante qu’ils eussent encore essuyée. — La jalousie de Charles IX contre son frère empêche l’armée catholique de recueillir les fruits de sa victoire. — Marche audacieuse de Coligny à travers tout le royaume, pour transpoiter la guerre sous les murs de Paris : succès de cette entreprise. — Catherine de Médicis est réduite a accorder aux huguenots la paii do Saint-Germain, la plus favorable qu'ils eussent obtenue. — Humiliation et inquiétude de ia majorité ca-
TABLE DES MATIÈRES
tholigue : I» pensée de la ligue commence il entrer dans les esprits.— Celle de la Saint-Barthélemy déjà conçue peut-être par Calherine, non par Charles IX. — Triomphe & la cour du parti des poliligurt; le roi incline vers le» alliances protestantes et vers l'acceptation de la souveraineté des Pays-Bas. — Coligny appelé à la cour; son ascendant sur l'esprit de Charles IX. — Arrivée à Rima de Jeanne d'Albret; sa mort, — Stupeur et alarmes des huguenots : confiance persévérante de Coligny. — Manège odieux de la reine mère pour arracher son fils A l'ascendant de l’amiral; elle complote avec les Guises l’assassinat île Coligny , dont la blessure n'est point mortelle. — Charles IX au lit de l’amiral; nouvelles alarmes de Catherine : dernier effort tenté par elle auprès du roi pour obtenir l’ordre de la sanglante exécution qu’elle médite : paroles effrayantes prononcées par Charles IX : organisation du massacre. — La journée néfaste de la Saint-Barthélemy commence
par le meurtre de Coligny. — Im
possibilité d’arrêter les fureurs dé-
chaînées de la multitude : l’œuvre d
le sang continue le lendemain ; elle
est imitée dans les provinces. — Caractère propre de la Saint- Barthélemy.— Charles IX. après en avoir voulu décliner la responsabilité, est obligé de la prendre A la face de toute l'Europe. — Catholiques et protestants au dehors croient également la réforme anéantie en France. — Les huguenots reviennent de leur terreur; refus de la Rochelle d'ouvrir ses portes; siège de cette ville résolu. — Résistance indomptable des habitants : ils contraignent la royauté .4 transiger avec eus. — Assemblées des protestants à Nîmes et A Montaulran le jour anniversaire de la Saint-Barthélemy : union civile des églises reformées de France. — Elles envoient au roi une députation menaçante A Villers-Cotterets : impuissante colère de Calherine de Médicis. — I,e duc d'Alençon chef des politiques : son projet d’évasion prévenu par la reine mère : il est retenu prisonnier avec le roi de Navarre. — Active sollicitude de Catherine pour les intérêts du duc d’Anjou, qui est allé régner en Pologne : la mort de Charles IX regardée comme imminente. — Fin lamentahle de ce prince ; qualités qui eussent dû lui faire une meilleure destinée. — Ses remords. — 11 confère, avant d’eipircr, la régence A sa mère 2«4