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CHAPITRE IX

SUITE ET FIN PU RÈGNE DE HENRI Ht (1Ô84-1589).

l.c roi de Navarre hérétique n’était pas considéré comme légitime héritier du trône par la majorité catholique des Français : la Ligue a été un acte spontané de la conscience nationale pour empêcher I hérésie de régner en France. — Philippe II travaille dès l’abord 4 faire de la Ligue un des moyens d étendre sa domination : caractère de ce prince. — D’Epernon envoyé par Henri III au roi de Navarre pour solliciter son abjuration ; nouveau lefus : la Ligue s'organise par toute la France. — Traité de Joinville : manifeste du cardinal de Bourbon, qui se porte pour héritier présomptif de la couronne. — Perplexité de Henri lll en face de la vaste explosion de la Ligue : il souscrit à Nemours les conditions qui lui sont * imposées par les chefs de l’Un.on. — Nouvel et inutile eflort tenté au-

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près du roi de Navarre pour obtenir son abjuration : réponse habile du Béarnais. — Bulle d’excommunication fulminée contre lui par le pape Sixte V : protestation contre cette bulle affichée aux portes du Vatican.

— La guerre recommence : Henri III la pousse sans vigueur, pour ne pas donner trop d’avantages h la Ligue. — Impression profonde causée par la nouvelle du supplice de Marie Stuart : l'exaltation populaire tournée contre Henri III, comme coupable de cet attentat qu’il n’a pu empêcher. — Les chefs de la Ligue dans les seize quartiers de Paris travaillent à s'affilier toutes les villes du royaume. — Puissant armement des luthériens d’Allemagne pour secourir les réformés de France.

— Le roi et le duc de Guise se mettent en campagne pour leur tenir tête : le duc de Joyeuse est envoyé contre le roi de Navarre. — Bataille de Coulras gagnée par les huguenots : le Béarnais tire peu de profit de sa victoire. — Guise est vainqueur des Allemands dans les deux combats de Vimory et d'Auneau : enthousiasme de la multitude en sa faveur. — Déchaînement contre le roi , qui a laissé les débris de l’armée luthérienne sortir du royaume. — Le scandale des pompeuses funérailles du duc de Joyeuse accroît l’irritation populaire. — Requête impérieuse adressée de Nancy au roi par les Guises. — Les Seize appellent le duc de Guise à Paris : Henri III lui en interdit l'entrée. — Arrivée de Guise : hésitations du roi, qui veut et n’ose ordonner sa mort. — Journée des Barricades : Henri quitte Paris au moment où le duc croit le tenir prisonnier. — Guise reste maître de la capitale , pendant que Henri III s’est retiré & Chartres. — Négociations, au bout desquelles le roi publie l’édit de Rouen, véritable capitulation de la royauté vaincue.

— Le duc de Guise lieutenant général du royaume. — Convocation des Etats généraux A Blois. — Grande catastrophe de l’tnwnctbfe armada : le contre-coup en atteint la Ligue, qui se rassure par la majorité qu’elle a obtenue dans les élections.. — Henri 111 renouvelle tout son conseil : mystère profond dans lequel il enveloppe ses résolutions. — Ouverture ries Etats : discours digne et habile du roi , bientôt démenti par la faiblesse de ses actes. — Hostilité déclarée des Etats contre sa personne et son pouvoir : pénurie de sa maison : affaires du marquisat de Saluces.

— A mesure que la haine de Henri 111 croît contre Guise, il le caresse

davantage. — Il se détermine à le faire périr. — Assassinat du duc de Guise et du cardinal son frère. — Emprisonnement de plusieurs de ses parents et de quelques membres des Etats. — Emotion profonde dans Paris : la ville se met en révolte contre l’autorité royale. — Décret de la Sorbonne qui délie les sujets de leur serment d'obéissance. — Les membres du Parlement conduits A la Bastille : formation du parlement de la Ligue sous la présidence de Barnabé Brisson. — Inertie et indécision du roi : mort de Catherine de Médicis. — Le roi congédie les Etats, et laisse les trois quarts du royaume arborer le drapeau de la Ligue, avant d’avoir pris une résolution. — La nécessité le pousse, malgré lui , dans les bras du roi de Navarre. — Entrevue des deux princes dans le parc de Plessis-lès-Tours. — Ils marchent ensemble sur Paris. — Revers de la Ligue : prise de Poissy et de Pontoise : arrivée des deux monarques A Saint-Cloud. — Paris livré A l’épouvante. — Jacques Clément : la pensée de tuer le roi obsède l’imagination de ce moine fanatique. — Il est introduit auprès de Henri III, et le frappe d’un coup mortel. — Henri III fait reconnaître A son lit de mort ie roi de Navarre comme son successeur. — Fin de ta branche des Valois 36Û

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