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CHAPITRE III

RÈGNE DE FRANÇOIS I*r JUSQU’AU TRAITÉ DE MADRID.

Peu de règnes occupent dans notre histoire une place aussi considérable que le règne de François Ier. Deux grands souvenirs s’y rattachent , celui de la restauration des lettres et des arts, et celui de la lutte engagée contre la maison d Autriche, souvenirs qui l’un et l'autre honorent également le génie de ce monarque. Si le goût passionné des arts de l'esprit et le vif sentiment de leurs beautés, si le soin de s’entourer de toute une cour de savants et d artistes et de leur prodiguer les plus délicates faveurs, les plus magnifiques encouragements, ont suffi pour immortaliser le nom des Médicis, la même gloire est due à François Fr, et jamais surnom ne fut mieux mérité que celui de Père des Lettres , qu’il a reçu de ses contemporains et de la postérité. 11 est juste également de reconnaître qu’il y eut chez lui autant d’intelligence politique que d intrépidité chevaleresque à se faire le champion de l indépendance européenne contre les prétentions ambitieuses de Charles-Quint à la monarchie universelle. Mais, pour

le malbçur (le ce prince et pour celui de ses peuples, les plus riches dons de la nature furent gâtés en lui par les vices de l’éducation- Trop soumis à l’ascendant d'une mère corrompue, qui, pour le dominer, avait flatté ses passions naissantes, au lieu de les combattre, il porta sur le trône le scandale des mœurs les plus dissolues, en même temps que les caprices du plus absolu despotisme. Et de ce mélange de bien et de mal, qui se trouvait dans son caractère, sortit, par uue conséquence toute naturelle, ce que son règne eut de glorieux et ce qu’il eut de calamiteux pour la France. « Ce gros garçon gâtera tout, • avait dit plus d’une fois Louis XII, dans sa prévoyance des funestes entraînements de son successeur; c était trop dire; mais c’était pourtant devancera bien des égards le jugement de l’histoire sur François I".

Son père, Charles, comte d’Angoulême, était petitfils du duc d Orléans, frère de Charles VI; sa mère, Louise de Savoie, était fille de Philippe, comte de Bresse, mauvais prince, fléau de sa maison, avant d’en devenir le chef. Nous avons vu comment Louis XII, au lieu de prendre ombrage de son jeune héritier, l’avait, au contraire, rapproché de lui, et mis en relief aux yeux de la cour. François, lorsqu’il lui succéda, était dans sa vingt et unième année. Squ extérieur offrait le plus parfait modèle de la grâce chevaleresque; sa haute taille, son incomparable adresse à tous les exercices du corps, la noble courtoisie de ses manières, son aimable prodigalité, tout jusqu'à ses vices en faisait un roi selon le cœur de la

noblesse. Elle se pressa aux fêles du sacre avec un enthousiasme extraordinaire (25 janvier 1515); elle s’enivra des pompeux spectacles qui lui furent donnés à Reims, à Saint-Denys et à Paris; elle savait qu’aux tournois succéderaient bientôt les combats, et que son jeune monarque était non moins qu’elle impatient d’y courir. François, en effet, avait déjà annoncé son projet de marcher à la recouvrance du Milanais, et, comme pour y intéresser plus directement l’honneur de sa couronne, il s’était fait céder par un acte en forme les droits de la reine Claude, sa femme, sur cette province. Les joyeuses émotions d’un nouveau règne ne l’empêchaient pas de donner les soins les plus actifs à la formation d’une armée, la plus belle et la plus forte qui, depuis vingt ans, fût descendue en Italie. Le duc de Gueldre levait pour lui des lansquenets en Allemagne; Pedro Navarro, tiré par lui de sa captivité, où le. roi d'Aragon l’oubliait depuis trois ans, avait consenti à mettre au service de la France son génie inventif et sa rare expérience de la guerre. L’aventurier basque travaillait à donner à un corps de six mille Gascons 1 habile organisation qu’avait reçue de lui l’infanterie espagnole. La gendarmerie ne formait pas moins de deux mille cinq cents lances, chacune de huit chevaux, et les vieux capitaines des règnes précédents, comme l’élite de la jeune noblesse, se faisaient un égal honneur d’y servir. Louis de la Trémoille , d Aubigny, Jacques de Chabannes, devenu le maréchal de la Palisse, Trivulcc, presque septuagénaire, rivalisaient d’ardeur avec le comte de Guise, frère du duc de Lorraine et

auteur de la fortune de son illustre maison, avec Robert de la Mark, /’ Adventureux, plus tard le maréchal de Fleuranges, avec Anne, seigneur de Montmorency, Philippe Chabot, sire de Brion, et d’autres gentilshommes de l’âge du roi, compagnons de ses plaisirs et émules de sa vaillance. Les princes du sang, les ducs d’Alençon, de Vendôme, de Châtellerault et de Bourbon avaient reçu l’ordre aussi de lever leur bannière; François venait de donner au dernier l’épée de connétable. Ce choix, légitime à tous égards, lui avait été dicté par sa mère, aussi passionnée alors pour le duc de Bourbon, qu’elle fut dans la suite son implacable ennemie. Louise de Savoie introduisit en même temps dans la faveur de son fils un autre personnage, qui, plus peut-être que le trop fameux connétable, devait être funeste à la France. Son chancelier, Antoine Duprat, reçut les sceaux du royaume. Sorti du sein de la magistrature et parvenu au poste élevé de premier président du Parlement de Paris, Duprat employa toutes les ressources de son génie pervers à abaisser le grand corps auquel il appartenait, et à mettre hors de tout contrôle la volonté absolue du monarque.

Pendant que le royaume retentissait du bruit des armes, et que de toutes parts hommes et chevaux se portaient en masse vers les Alpes, les manœuvres de la diplomatie n’étaient point négligées, et le roi s’appliquait à écarter, par d actives négociations, les obstacles qui pouvaient du dehors entraver sa conquête. Les alliances étaient renouvelées avec les anciens amis, avec Venise en particulier; les articles récem-

ment signés par Louis XII et Henri VIII étaient confirmés, et la politique française se flattait d’avoir obtenu un grand triomphe, en détachant de ses deux aïeux, l'empereur Maximilien et le roi d’Aragon , le jéune archiduc, Charles d’Autriche, qui, âgé dé quinze ans, venait de prendre en main le gouvernement des Pays-Bas. Un traité d’alliance offensive et défensive fut signé le 25 mars 1515 entre les deux futurs rivaux. Au même temps on essayait de s’assurer la neutralité de Léon X, et le docte Guillaume Budé était un des ambassadeurs chargés de représenter la France auprès de la cour lettrée du pontife. Cette négociation n aboutit point alors, pas plus que celle qui fut entamée avec les cantons suisses pour les rattacher, comme pensionnaires et alliés, aux intérêts du royaume. On fut plus heureux à Gênes, où l’étendard aux fleurs de lis fut relevé par le doge Ottaviano Fregoso, volontairement descendu de la dignité suprême au rang de lieutenant du roi de France. Six mois avaient été donnés à ces transactions, en même temps qu’aux préparatifs militaires, et le 15 juillet on fut prêt à entrer en campagne. Le roi publia une ordonnance, par laquelle il confiait la régence à sa mère, lui laissant Duprat pour principal conseiller, et il se rendit de Lyon à Grenoble où était le rendez-vous de l’armée. Elle ne comptait pas moins de soixante mille combattants.

Il s’agissait de franchir les Alpes, et de tous côtés l’avis était parvenu que les passages du Mont-Cenis et du Mont-Génèvre, les seuls connus alors, étaient gardés par les StiissèS. Trivuléè alla interroger les châS-

bouts de chamois, et il apprit d'eux qu’entre Barce- Ionelte et l’Argentière, à gauche du Mont-Genèvre, existait un sentier, où jamais armée ne s’était engagée, et qui devait conduire le roi sur les terres de son allié, le marquis de Salures. On était au 10 août, et il ne restait plus de neige dans les gorges des montagnes : mais l'effort à tenter n’était pas moins prodigieux; c’étaient soixante et douze pièces d’une pesante artillerie et cinq cents canons de petit calibre, plus de vingt mille chevaux et une file énorme de bagages, qu’il fallait transporter sur le versant méridional de la montagne : le moindre retard dans cette audacieuse opération eût fait périr l’armée, faute de vivres. Elle s’accomplit avec une admirable célérité : Trivulce y présida, et il trouva dans l'infanterie française un concours aussi intelligent qu’énergique. On fit sauter des roches, on jeta des ponts sur l’abîme, on construisit des galeries en bois le long des pentes les plus escarpées, et le cinquième jour l’armée, après un passage digne de celui qui a immortalisé Annibal, déboucha tout entière dans les plaines du marquisat de Saluces. Le général des troupes lombardes, Prosper Colonna, n’apprit l’arrivée des Français qu’en tombant prisonnier entre leurs mains (15 août).

Des pourparlers furent entamés sans retard avec les Suisses, pour les détacher de Maximilien Sforza, et déjà leurs principaux capitaines étaient d’accord avec les envoyés du roi, lorsqu’on vit soudainement descendre du Saint-Gothard une seconde armée de ces montagnards, venus pour prendre leur part des dé-

pouilles de l’Italie, et demandant à grands cris la guerre et le pillage. Le cardinal de Sion, Mathias Schinner, en s’appuyant sur ces nouveaux venus, eut bientôt ramené presque tout le reste de l’armée des cantons sous la bannière de Sforza : les Bernois seuls demeurèrent fidèles au pacte à demi conclu avec la France : « Prenez vos piques, criait le prélat fanatique, en faisant retentir daus les rues de Milan le taureau d’Uri et la vache d’Unterwalden ; battez vos tambours, et marchons sans perdre de temps, pour assouvir notre haine contre ces Français et nous abreuver de leur sang. » A ce cri de guerre, les Suisses, au nombre de trente-cinq mille, s’ébranlent et sortent de Milan, pour marcher au-devant du roi de France, dont les quartiers n'étaient quà trois milles des portes de cette capitale.

C’était une mauvaise position que celle des troupes françaises, en avant de Marignan, à San Donato et Sainte-Brigitte: mais on ne s’attendait pas à y être attaqué. Aussi les Suisses, arrivés au déclin du jour, et se précipitant la pique basse et les rangs serrés, le long d’une chaussée étroite, que bordait des deux côtés un large fossé, commencèrent par tout renverser devant eux. Ni les coups d’une batterie habilement dirigée par Pedro Navarro, ni les charges partielles sans cesse renouvelées contre leur masse épaisse par la gendarmerie, ne purent les faire reculer, et après quatre heures de combat, au clair de la lune, Suisses et Français, ne pouvant plus se reconnaître uans 1 obscurité, restèrent, selon les hasards de la mêlée, les uns au milieu des autres sur le champ de

bataille. « Le roi, suivant le récit de Martin de Bellay, coucha armé de toutes pièces, hormis son habillement de tête, sur l'affût d’un canon.... Et demanda à boire, ledit seigneur, ajoute Fleuranges dans ses mémoires, car il était fort altéré, et il y eut un piéton qui lui alla quérir de l’eau qui était toute pleine de sang. »

Cependant un trompette italien, qui accompagnait François 1", avait sonné pendant toute la nuit, donnant aux corps dispersés le signal de se rallier autour de la bannière royale, et, au point du jour, les Français se trouvèrent avec l’ordre remis dans leurs rangs et leurs batteries relevées, mieux en état de recevoir l’ennemi qui revenait contre eux à la charge. Cette charge fut plus furieuse que celle de la veille même; mais ce fut en vain que les Suisses assaillirent l’une après l autre chacune des entrées du camp français, tous leurs efTorts pour s’emparer de l’artillerie qui éclaircissait leurs rangs furent inutiles ; du Bellay cite l’exemple d’un d’entre eux qui vint se faire tuer, la main sur un canon, presque aux pieds du roi. La cavalerie ne cessait de charger sur leurs flancs, et déjà ils commençaient à chanceler, lorsque retentit dans le lointain le cri de guerre des Vénitiens, saint Marc! saint Marc! et que parut l’Alviano avec une faible avant-garde qui fut prisse pour toute son armée. Les capitaines suisses ne jugèrent pas prudent de l’attendre, et ils se replièrent sur Milan en bon ordre, sans être poursuivis. Plus de douze mille de leurs gens, mais aussi plus de six mille Français, étaient couchés sur le champ de bataille (13 et 14 septembre 1515).

Ainsi finit la fameuse journée de Marignan, « ce combat de géants, » comme l’appelait le vieux Trivulcè, qui avait assisté à dix-huit batailles rangées. La voix de l’armée fut unanime à célébrer la bravoure de François Ier, qui de sa personne avait fait merveille; mais ce prince se fit un devoir de déférer lui— même la palme de la vaillance au lion chevalier Bayard, « lequel, suivant les paroles de son écuyer, sétoit montré tel qu’il avoit accoutumé d être en pareil cas. Le roi le voulut grandement honorer; car il print l’ordre de chevalerie de sa main. Il avoit bien raison, carde meilleur ne l’eût sçu faire. »

Les résultats de la bataille de .Marignan furent prompts et décisifs. Milan ouvrit ses portes à François 1"; Maximilien Sforza, assiégé dans le château, le rendit au bout de quelques jours à Pedro Navarro, et échangea scs droits sur la Lombardie contre une pension en France et la promesse du chapeau de cardinal (4 octobre). Raymond de Cardona, qui, à la tête des troupes espagnoles, s’élait avancé jusqu’à Plaisance, se hâta de les ramener dans le royaume de Naples; Léon X et tous les Médicis, contraints de renoncer au jeu double de leur politique, ne songèrent plus qu’à négocier dans les meilleurs termes avec le vainqueur. Les Suisses eux-mêmes, après avoir pris le vain engagement de revenir bientôt venger leur défaite, ne tardèrent pas à renouveler, par le traité de Genève d'abord, et ensuite pat* celui de Fribourg, leurs capitulations avec la France. Tout pliait devant l’ascendant « du triomphateur des Helvé tiens, « rinsi que l’appelaient les mille voix de la rénômmêè; avec

le double prestige de la jeunesse et de la victoire, il apparaissait à l'Europe comme son arbitre, comme le vainqueur prédestiné des Ottomans, comme l’héritier du grand rôle de Charlemagne. Lui-même, parce qu’il avait su frapper à Marignan les grands coups d’épée d’un paladin, se croyait les grands talents d'un capitaine. Illusion trop naturelle et trop têt démentie! Cependant la Providence scmblalui ménager une autre de ses faveurs, en mettant alors au tombeau son plus dangereux adversaire, le roi d’Aragon (23 janvier 1516). François Pr ne se doutait guère qu'il dût trouver dans le successeur de ce monarque, dans l’adolescent à la figure pâle, élevé dans le cabinet, parmi les papiers plutôt qu’à cheval et dans les tournois, un rival bien autrement redoutable que ne l’avait été Ferdinand pour ses deux prédécesseurs. Il conclut avec Charles d’Autriche le traité de Noyort, par lequel il concédait beaucoup et ne gagnait rien, sinon le fastueux honneur de prendre sous sa protection le nouveau roi des Espagne# (15 août 1516). Un autre traité réconcilia avec la France et Venise le vieux Maximilien, tout humilié d’une dernière et impuissante tentative qu’il venait de faire pour reconquérir le Milanais. La paix fut ainsi rendue à l’Europe (décembre 1516).

Restaient à régler les affaires de la France avec le saint-siège. Déjà le roi en avait entamé la discussion dans la célèbre entrevue qu’il avait eue à Bologne avec Léon X (décembre 1515). Mais les intérêts de l'ordre religieux et politique, bien moins que les arts et la splendeur dont ils entouraient la cour pontificale,

avaient rempli les entretiens de François 1" avec le plus illustre représentant du génie des Médicis. Ce fut au chancelier Duprat que fut confié le soin de fixer les rapports de la France avec Rome, devenus incertains depuis les conciles de Constance et de Bâle, et troublés bien plus profondément encore par le schisme momentané de Louis XII. De ces négociations sortit le concordat de 1516 (18 août), profitable au saintsiège en ce que la France abandonna, avec la Pragmatique Sanction de Charles VII, la doctrine du droit souverain des conciles et de leur périodicité , bien plus profitable à la royauté, en ce que désormais la nomination des évêques et des abbés des monastères lui était dévolue. Rome perdait les réserves et les expectatives, contre lesquelles s'étaient élevées si continuellement les réclamations du clergé, mais elle gardait les annates, la plus abondante source de ses revenus. Malheureusement cette transaction, qui ménageait avec sagesse les intérêts des deux pouvoirs, ne touchait point aux abus dont la réforme importait tellement alors à l’Église. Léon X n eut point de peine à faire approuver le concordat par le concile qui, depuis quatre ans, continuait à siéger à Saint-Jean de Latran ; mais il fut moins aisé de le faire enregistrer par le Parlement de Paris. Il fallut plus d'une année de négociations , les menaces les plus violentes de l’autorité royale et l’appareil même de la force, pour obtenir que cette cour rendît exécutoire dans le royaume un acte qu’elle accusait d’asservir au pape et au roi l'Eglise de France; encore l enregistrement fût-il accompagné de la plus solennelle des protesta-

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lions, d’un appel au futur concile. Le gallicanisme parlementaire commençait ainsi sa lutte de près de trois siècles contre Rome.

Les trop courtes années de paix, qui s’écoulèrent depuis cette époque du règne de François I" jusqu'au commencement de sa grande lutte avec Cliarles-Quint, sont remplies surtout par les nobles efforts auxquels se livra ce prince pour favoriser la culture des lettres et des arts, et seconder dans tout le royaume le mouvement croissant des intelligences. Il n’avait que vingt-quatre ans, et la délicatesse des sensations n’avait pas encore été émoussée chez lui par l’abus effréné des voluptés; les affections du cœur n’avaient pas été desséchées par l’égoïsme du pouvoir absolu. L’amour qu’il portait aux arts et aux artistes lui sortait du fond de l’âme. Ce fut alors qu’il appelaà sa cour Léonard de Vinci, lui prodiguant les marques les plus touchantes de son attachement, se plaisant à l'appeler son père, et, comme pour justifier ce nom, soutenant entre ses bras la tète défaillante du grand artiste à son heure dernière (1519). Ce fut alors qu’il dota la France de deux des chefs-d’œuvre de Raphaël1, auxquels d’autres n’eussent pas tardé à se joindre, si une mort prématurée n’eût frappé ce prince de l’art italien dans tout l’éclat de la jeunesse et de la gloire. Ce fut alors que, sous l’inspiration de Guillaume Budé, dont il avait fait son Alcuin, il conçut la pensée de la fondation du Collège-Royal (1517), auquel il voulait donner pour principal maître le plus ingénieux et le plus

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