CHAPITRE XXIV
RfcGNR DE PHILIPPE VI, DIT DE VALOIS (1328-1350).
La loi salique, dont le principe a prévalu à l’avénement de Philippe le Long, reçoit k celui de Philippe de Valois une plus éclatante consécration. — Les prétentions d'Edouard III, du chef de sa mère Isabelle, sont repoussées, et Philippe VI est reconnu d'abord comme régent, puis comme roi. — Les qualités et les défauts de ce prince le rendent également cher & la noblesse. Froissart, historien de la noblesse à cette époque. — Nouvelle guerce de Flandre : Philippe secourt le comte laïuis de Mâle contre ses grandes communes révoltées; bataille de Cassel. Les sanglantes exécutions qui la suivent laissent au cœur des Flamands la haine contre le roi. — Cour plénière de Phdippe à Amiens : Edouard III vient lui prêter le serment de foi et hommage. — Gouvernement de Phdippe de Valois : sa prétention d'imiter saint Louis, à qui il ne ressemble en rien; faste ruineux de sa cour. — Rupture violente de Robert d'Artois avec le roi : il se réfugie auprès d’Édouard III qu’il anime contre la France. — Projet de croisade fastueusement annoncé par Philippe, mais sans résultat. — Arrestation des marchands anglais par l'ordre du comte de Flandre : Edouard y répond en prohi liant la sortie des laines
TABLE DES MATIÈRES
de ion royaume. — Révolte des commune» flamande» contre leur comte : Jacques d'Arteyelde, le grand bratt'ur de Gand. — Il détermine Edouard III ,A revendiquer son droit d’héritage sur la couronne de France. — Opposition dans la manière dont les deux rois se préparent A la guerre. — Attaque sans succès des Anglais contre la frontière de Picardie. — Edouard, en prenant le titre et les armes de roi de France, entraîne les Flamands dans son alliance. — La flotte française est brûlée par les Anglais dans le port de l'Ecluse. — Edouard échoue au siège de Tourna?. — Litige de la succession de Bretagne : Philippe favorable à Charles de Blois. Edouard à Jean de Monlfort. — I-e parlement adjuge le duché A Charles de Blois. — Guerre sanglante : héroïsme de Marguerite de Flandre, comtesse de Montfort. — Intervention sans succès d’Edouard 111 dans la querelle : trêve de trois ans entre les parties conlendantes. — Impôts odieux établis par Philippe de Valois pour se préparer à la reprise des hostilités : institution de la gabelle. — Les exécutions arbitraires ordonnées par le roi contre des seigneurs bretons et normands fournissent A Edouard le prétexte de rentrer en campagne. — La mort d'Arteyelde, victime de l’inconstance populaire, lui file l’appui de la Flandre. — Geoffroy d'Harcourt le décide A débarquer en Normandie ; il s’avance jusqu'à Poissy, et recule précipitamment vers la frontière de Flandre. L'armée française le poursuit : désastreuse bataille de Crécy. — Elle a été gagnée par les archers anglais : la gendarmerie féodale est dépouillée du privilège de la puis.ance militaire. — Siège de Calais : héroïque défense des habitants; impuissance de Philippe de Valois à les secourir. Dévouement d’F.ustache de Saint-Pierre et de ses compagnons : la ville est pour plus de deux cenls ans aux mains de l'Angleterre, — Peste de 1348 : ratages qu’elle fait dans le royaume. — Acquisition du Dauphiné. — Mort de Philippe de Valois 187