‹ Histoire de FranceChapitre 29 sur 67 · Voy. Barbier, t. V, p. 253. Ce mot est précieux à noter · texte numérisé non relu

Voy. Barbier, t. V, p. 253. Ce mot est précieux à noter

qui subissait elle-même celle des philosophes, mit du côté du Parlement le poids de son autorité : l’archevêque de Paris fut exilé dans sa maison de Conflans, et« y étant aussi inflexible que dans la demeure épiscopale, il fut ensuite relégué plus loin1. » Libre carrière fut alors donnée aux poursuites de la justice dans les matières de foi. Il ne se passa peut-être pas une semaine de l’année 1755 dans laquelle des arrêts ne fussent rendus pour forcer l'administration des sacrements : « rien n’était plus commun dans le royaume, dit encore Voltaire, que de communier par arrêt du Parlement. » A cette usurpation monstrueuse des pouvoirs du sanctuaire se joignait une persécution judiciaire exercée sans pitié contre les prêtres coupables d’obéissance aux ordres de leurs évêques. On a reproché, et c’est avec raison, au gouvernement de Louis XIV les emprisonnements et les exils prononcés contre les anticonstitutionnaires ; on s’apitoie, avec non moins de raison, sur les malheureux religionnaires, que la violence routinière du pouvoir traquait alors dans leurs clandestines assemblées du désert; mais on passe sous silence les sentences portées continuellement pendant dix années, dans le ressort des parlements de Paris, d’Aix,de Rennes, deToulouse, contre une foule de prêtres, curés, vicaires, porte-Dieu, portesonnettes même et bedeaux, condamnés aux galères ou au bannissement perpétuel, avec confiscation de leurs biens, et effigies par la main du bourreau ; on ne dit rien de ce qu’il y eut de violent et d’inique

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