‹ Histoire de FranceChapitre 57 sur 67 · DEPUIS LA PAIX DP N1IIÊGUE JUSQU'A LA RÉVOLUTION D’ ANGLETERRE · texte numérisé non relu

DEPUIS LA PAIX DP N1IIÊGUE JUSQU'A LA RÉVOLUTION D’ ANGLETERRE

Période des grandes fautes de Louis XIV. — Effort de Colbert pour soulager le royaume des charges de la guerre qui vient de finir; le roi se prête mal auv vues économiques de son ministre. — Réduction de l’armée; mais la paix reste encore très-coûteuse à la France. — Grands travaux de fortifications exécutés par Vauban ; le royaume est défendu par une vaste ceinture de forteresses; dépense féconde, sujet de reconnaissance pour Louis XIV. — Il en est autrement de Versailles et de Marly, œuvre d'une stérile et ruineuse magnificence. — Dépenses des maîtresses; jeu du roi; profusions fastueuses pour rendre la cour la plus éclatante de l’Europe — Les mariages de Marie-Louise d’Orléans avec le roi d’Espagne, de Mlle de Blois avec le prince de Conti, et du dauphin avec ia princesse Anne de Bavière, sont des occasions de fêtes et de prodigalités. — Commencement des conquêtes pacifiques qui suivent le traité de Nimègue: revendication et occupation de Bitchc, de Hombourg et de Charlemont. Prétentions élevées sur toutes les terres qui ont relevé anciennement de la comté de Bourgogne, de l'Alsace et des Trois-Evêchés; chambres de réunions de Uesauçcn, de Brisach et de Metz. — Toutes les annexions ordonnées par ces chambres ne sont pas injustes; le tort de Louis XIV et de Louvois est d’en étendre trop loin le principe. — Impolitique réunion du duché îles Deux-Ponts enlevé au roi de Suède. — Celle de Strasbourg, très-habilement et heureusement accomplie, produit une sensation profond' en Allemagne. — La cession de Casai faite parle duc de Mantoue à la France, et l’occu-ation armée du Luxembourg, ajoutent aux inquiéludesde l’Europe. — Offre de secours faite à l’Empereur contre les Tuics; expéditions de la marine française contre les régences barharesques- affectation de Louis XIV de se faire le champion de la chrétienté contre les infidèles, lorsqu'il est engagé dans une violente querelle avec le saint-siège. — • Affaire de la régale ; prétentions de Louis XIV ; vertueuse inflexibilité d’inmiccul XI ; efforts du Parlement pour pousser les choses à l’extrême et obtenir la réunion

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d'un concile national. Leroi se contente de convoquer l'assemblée ordinaire du cierge. — Rôle de Bossuet dans cette assemblée, qu’il ouvre par son mémorable discours sur l’unité de l’Eglise. — La célèbre déclaration île 16K2 est son ouvrage; elle pose des limites moins à la puissance pontificale qu'aux emportements schismatiques d’une partie de l’assemblée. — Innocent XI ne condamne point formellement la déclaration, pour ne point pousser la France jusqu'au schisme. — Singulière coïncidence de l'époque de cette querelle avec celle de la conversion du roi. — Mme de Maintenon; ascendant qu’elle prend sur Louis XIV ; elle le ramène à la reine. — Mort de cette princesse. — Mort de Colbert ; derniers travaux du grand ministre; la chagrin que lui cause l’ingratitude royale contribue à abréger ses jours. — Révocation de l’édit de Nantes; suite de mesures par lesquelles Louis XIV a préparé cette importante résolution. — Conversions opérées dans le Béarn, au moyen des troupes, par l'intendant Foucault. Louvois ordonne l'emploi du môme moyen en Guyenne et en Languedoc ; le succès est le même dans ces provinces , et ensuite par tout le royaume. — Louis XIV, sans assez approfondir la réalité de ces conversions, y trouve un motif de révoquer l’édit de Nantes, qui semble n’avoir plus de raison d’être. — Edit de révocation rédigé par le chancelier l e Tellier: applaudissement universel de la France à cette mesure. — La complicité du peuple n’absout pas le roi devant l'mstoire; Louis XIV et son gouvernement eussent dû prévoir les fatales conséquences de cet acte, qui leur avaient été signalées, et qui ne tardèrent pas à se développer. — louis XIV reprend ses réclamations pacifiques contre l’Espagne, ajournées sous le prétexte Je dangers de la chrétienté menacée par l’invasion ottomane. Déclaration de guerre du cabinet de l’Escurial ; prise de Luxembourg par le maréchal de Créquy, suivie de l’entrée des Français dans l’électorat de Trêves. — L’empereur et le roi catholique plient l’un et l’autre, et la trêve de Ratisbonne laisse Louis XIV en possession de toutes ses nouvelles annexions de territoire. — Le bombardement de Gênes et l’humiliant châtiment inflige au doge ajoutent aux haines qui s’amassent contre Louis XIV. — Louvois Halte le goût dispendieux du roi pour les bâtiments; entreprise gigantesque d’amener les eaux de l’Eure à Versailles; aqueduc de Maintenon ; mortalité parmi les troupes employées à ce travail. — Mariage du roi et de Mme de Maintenon. — Joie publique causée par la naissance du duc de Bourgogne; témoignages d’ail, -gresse à Paris quand Louis XiV, guéri de sa fistule, va remercier Dieu à Notre- Dame. — Succession palatine; les prétentions élevées par le roi en faveur de la duchesse d’Orléans donnent naissance à la ligue d’Augsbourg, qui est conclue entre tous les princes de l'Empire, et devient le point de départ du mouvement rétrograde de la fortune de Louis XIV. — Le prince d'Orange, par suite des vues particulières de son ambition, ne fait pas entrer la Hollande dans cette ligue. — Ses intrigues pour renverser du trône d'Angleterre Jacques II, son beau-père. — Louis XIV, tout en regardant la guerre comme inévitable . aime mieux l’attendre que la provoquer — Son intraitable orgueil dans l'affaire de» franchit' i , jette le pape Innocent XI dans la grande ligue protestante. — Le pape confère l'électorat de Cologne au candidat ennemi de la France ; rupture avec le saint-siège; saisie d’Avignon. — Préparatifs du prince d 'orange pour envahir l’Angleterre. Aveugle obstination de Jacques II à rejeter les avertissements et les offres de secours du roi de France. —

TABLE DES MATIÈRES

Problème historique sur la conduite que devait tenir alors Louis XIV' : fallait-il qu’en attaquant la Hollande il sauvât Jacques 11 malgré luimême ’’ peu de chances de succès qu’aurait eues cette résolution? — Manifeste pacifique du roi. annonçant la mise en mouvement de ses troupes, sans nulle intention de conquête, pour obtenir la part de la duchesse d’Orléans dans la succession palatine, et la conversion de la trêve de Hatisbonne en un traité définitif. — Le prince d’orange annonce aux états généraux son départ pour l’Angleterre 1

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