CHAPITRE XXV
Depuis L* RÉVOLUTION Ii’aNGLF.TKBRE JOSQu’a LA PAIX DE RYSWICK
Prise de Philipsbourg; toute la rive gauche du Rhin, hors Cologne et Coblentz, est aux mains des Français en quelques semaines. — Les événements marchent plus vite encore en Angleterre: débarquement du prince d’Orange à Torbay; fuite de Jacques 11 ; Guillaume de Nassau et Marie sont proclamés par indivis roi et reine de la Grande-Bretagne. — Magnifique hospitalité accordée par Louis XIV, à Saint-Germain, au roi détrôné et fugitif. — Déclaration de guerre de la France aux Frovinees-Unies; l’Angleterre et l’Espagne entrent dans la grande alliance; Louis XIV a contre lui toute l’Europe. — Ctmpigne de 1689. — L impossibilité de garder les conquêtes faites en Allemagne détermine le roi à adopter l’affreux projet, qui lui est proposé par Louvois, d’incendier le Palatinat: cri d’horreur et de colère pousse par toute l’Europe — Inutilité de celte mesure barbare; prise de Mayence et de Bonn par les alliés. — Commencement d’agitation parmi les protestants des Cevennes. — Restitution d’Avignon à Alexandre VIH, successeur d’innocent XL — Louis XIV fournit des vaisseaux à Jacques II pour le porter en Irlande; heureux combat de châleau-Regnaud dans la liaie de Bantry; soulèvement de l’Irlande ; Jacques échoue au siège de Londonderry. — Pontchartrain remplace Le Peletier au contrôle général des finances; armements prodigieux . malgré l’épuisement du trésor. — Campagne de 1690. Luxembourg aux Pays-Bas et Câlinât en Savoie. — Victoire éclatante de Fleurus; Luxembourg lapisticr de Sotre-Pame. — Le duc de Savoie, qui a déserté l’alliance française, est battu par Cati liât à StalTarde. — La puissante flotte organisée par Seignelay et commandée par Tourville , est victorieuse des escadres anglaise et hollandaise au cap Bevesiers (Beachy Head). — La bataille de la Boyne. gagnée par Guillaume III, ruine les espérances de Jacques II en Irlande. — Guillaume, affermi sur son trône, est libre désormais de passer sur le continent, pour y diriger les opérations militaires de la coalition. Congrès de la Haye; plan d’attaque contre la France. Campagne de 1691. — Siège et prise de Mons par Louis XIV; brillant combat de cavalerie livré à Leu/.e par le marècnal de Luxembourg. — Prise de Nice et de Monlméliau par Catinat. — La mort de Seignelay et celle de Louvois, qui la suit, laissent dans les conseils du roi un vide qui ne sera point réparé. Barbesieux succède à Louvois, son père; Pontchartraiu réunit la marine aux finances. — Campagne de 169‘J. — La France a sous les armes quatre
TABLE DES MATIERES
cent cinquante mille hommes et cent mille matelots. Espérance déçue d’une défeotiuti jacolute dans l’armée et la Hotte anglaise. Désastre de la Hougue; fausse opinion accréditée que ce désastre a été la ruine de la marine française. — Siégé et prise de N.nnur par le roi. — Luxembourg est surpris, et puis vainqueur à btccnlerke; popularité de cette victoire. — Catinat, laissé en Piémont avec trop peu de troupes, ne |ieul em[iCclier le duc de Savoie de pénétrer un moment en France. — Campagne de 1693. Institution de l’ordre royal et militaire de Saint- Louis. — Guillaume pénètre et fait échouer le projet du roi d'attaquer Liège. Louis XIV laisse échapper l’occasion de livrer bataille à Guillaume avec des chances assurées de vaincre. — Sauglanle journée de Ncerwinden; victoire de Luxembourg chèrement achetée; prise de Charleroy. — ITi-c de Btcas |>ar le maréchal de Xoaillcs. — Bataille de la Matsaglia gagnée par Câlinât. — l.es exploits de Tourville sur la rade de Lagos prouvent que la manne française n'a pas etc anéantie à la Hougue. — Innocent XII succède à Alexandre VIII ; réconciliation du roi avec le saint-siège. — Offres pacifiques du roi h la coalition; Guillaume les fait rejeter. — Campagne de 1694. — Manœuvres habiles de Luxembourg contre la supériorité numérique du roi d'Angleterre. — Le maréchal de Noailles est maître de tout le nord de la Catalogne, — Attaque sans succès d’une flotte et d’une armée anglaise contre Brest. — L’année 1695 s’ouvre par la mort fatale du maréchal de Luxembourg. — Le maréchal de Villerny le remplace aux l’avs Bas; prédilection malheureuse de Louis XIV pour cet incapable favori. — Reprise de Namur par Guillaume 111: coup sensible à l'orgue:! du roi. — Le duc de Vendôme remplace Noailles en Catalogne; capacité militaire et vices honteux de cet arrière petit fils de Henri IV. — Le duc de Savoie joue la coalition, qu’il se préparé à abandonner. — La campagne de Ui'Jfi trouve les belligérants incapables de non tenter do considérable. Un nouveau complot jacobitc. quoique déconcerte, alarme '.nilhiumt' sur la solidité de son pouvoir, et l'incline vers la paix. — Traité conclu avec Victor-Amédée; tous ses Etats, y compris Pignerul, lui sont restitués; le mariage de sa fille avec le duc de Bourgogne est une des conditions du traité. — Louis XIV ayant consenti A reconnaître Guillaume comme roi d’Angleterre, des conférences pour la paix générale s'ouvrent à Ryswick. Elles ne sont que de pure forme, et les conditions de la paix se négocient à liai entre le maréchal de Boufflers et le comte de l’ortland, — La prise de Barcelone par le duc de Vendôme détermine l’Espagne A adhérer au traité; l'empereur finit par en accepter les stipulations qui lui sont toutes favorables. — Toutes les villes enlevées à l'Empire , sauf Strasbourg, lui sont restituées par le traité de Ryswick fcfi