CHAPITRE XXVI
HEPUIS LE TRAITS DE HYSWICK JUSQU'AU RENOUVELLEMENT DE LA GRANDE ALLIANCE CONTRE LA FRANCE (1697 à 1702).
Uualrième et dernière période du règne de Louis XIV; déclin de sa vie et de sa fortune. — Récit dos événements de cette époque, précédé d'un coup d’œil jeté sur le développement intellectuel de la K rance
TABLE DES MATIÈRES
avant la fin du dix-septième siècle. — Influence littéraire de Mme de Maintenon à la cour de Louis XIV ; la France lui doit Esther et Athalie. — Racine, qui a renoncé après Phèdre A la poésie dramatique, y revient pour Saint-Cyr. — La fondation de Saint-Cyr est l’œuvre commune de Mme de Maintenon et de Louis XIV. — Comment Esther fut composée pour les jeunes filles de celte maison ; le succès trop mondain des représentations alarme Mme de Maintenon. — Athalie n’est jouée que devant le roi, et connue du public seulement par la lecture, en reçoit un froid accueil. — Protestation de Boileau et de Mme de Maintenon, qui présagent la haute destinée de ce chef-d’œuvre de notre théâtre. — Ouinault et Regnard. — La Fontaine ; sa mort pénitente. — Boileau seul survit aux gloires poétiques éteintes du du-septii-ine siècle. — Rôle qu’il joue dans la querelle littéraire des anciens et des modernes — La Bruyère ; son caractère particulier , comme moraliste et comme prosateur. — Bossuet appartient à celte seconde partie du règne de Louis XIV, comme à la première; ses dernières oraisons funèbres. — Histoire des Variations et autres travaux de controverse contre les docteurs protestants. — Sa correspondance avec Leibnitz; impuissant effort île transaction religieuse tentée par ces deux puissants génies. — Fénelon; ses premiers succès évangéliques et littéraires le désignent au choix royal comme précepteur du duc de Bourgogne. — Son empire à la cour; comment il subit lui-mème l'ascendant de Mme Guyon. — 11 l’introduit à Saint-Cyr, et avec elle la doctrine chimérique du pur amour. — Alarmes de Mme de Maintenon ; Mme Guyon est arrêtée ; conférences d'Issy pour établir la vraie doctrine de l'Église en matière de spiritualité. — Fénelon, promu à l'archevêché de Cambrai, refuse son adhesion à l'Jnstrurtinn pastorale de Bossuet sur les états d'oraison , et publie son Explication des Maximes des saints. — Controverse du quiétisme entre les deux grands évêques. — Disgrâce et exil de Fénelon ; sa condamnation à Rome à grand’ peine obtenue; il s'honore par l’humble soumission avec laquelle il la subit. — I.c Télémaque, malgré lui publié, aggrave le mécontentement de Louis XIV contre lui; l’intérêt public et l’admiration le* suivent dans son diocèse. — Derniers travaux de Bossuet : sa Politique tirée de l’Écriture sainte; ses Méditations et ses Élévations sur les mystères; avec lui finit le grand siècle de la religion et des lettres. — Souffrances extrêmes du royaume pendant la dernière guerre; les Mémoires des intendants en offrent au roi une peinture adoucie et pourtant effrayante. Insuffisance des moyens employés pour le soulagement de la misère publique. — Préoccupations de Louis XIV pour l’établissement de ses bâtards; le mariage du duc de Chartres et de Mlle de Blois, et celui du duc de Bourgogne avec la princesse de Savoie, deviennent l’occasion de dépenses excessives. Mêmes prodigalités dans le camp de Compiègne, destiné à l’instruction militaire du duc de Bourgogne. La succession espagnole est alors le princi|«l des soucis politiques de Louis XIV. La modération de ses vues lui rend l’entente facile avec le roi d’Angleterre. — Ambassade de Portland à Paris et de Tallard à Londres. Premier projet de partage de la monarchie castillane arrêté, entre les deux monarques; premier testament de Charles II, qui institue le prince électoral de Bavière pour son héritier universel. Mort de ce jeune prince. — Nouveau partage réglé entre Louis XIV et Guillaume III; il est rejeté par l'empereur. — Les influences autrichiennes sont combattues à Madrid par le cardinal Porto
TABLE DES MATIÈRES
Carre ro, qui voit l’intérèl de l’Espagne A appeler sur le trône un pnnre français. - Charles n consulte lepapcrréponse d Lmocenl XII. qui 1m conseille de faire son testament eu faveur des enfants du dauphin, ses légitimes héritiers. - Testament et mon de Charles H. - (ion momentanée de Louis XIV à accepter pour le duc d Anjou, son netit-lils la succession espagnole: conseil dans lequel cette acceptation est décidée. — Départ de Philippe V pour l’Espagne; enthousiasme avec lemiel il est accueilli. — Guillaume lll le reconnaît sous certaines re. serves mais l'empereur sé met immédiatement en guerre contre la France et l'Espagne. — Le prince Eugène de Savoie commande^ en ïülie les armées inipériMési tTatinat lui est opposé. ma’s sous les ordres de Victor-Amédée, qui se préparé déjà A intlm la France. Avantages remportés par Eugène ; le maréchal de Yillerny est envoyé pour prendre le commandement süpéncurdes ITcmpis fraTVçatses-. sft défaites* Cbun, — Ultimatum présenté par Guillaume III à tours XIV. qui le prend nom une déclaration de guerre et rompt toute négociation. Mort de Jacques II; son «ils est reconnu par Louis XIV comme rot de la Grande- Bretagne. — ConsHiufMH**** immédiate* dt: celte faute; cxplnsmn ue co- 1ère du peuple anglais; la ligue d’Augsbourg se reforme contre la France. — Mort de Guillaume 111 1111