Wickham Hoffmann, Camp, court and siège, p
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officiel de la Commune et diverses autres feuilles la racontaient. Ils menaçaient l'archevêque, tenu responsable de la fuite du grand vicaire. Les risques qu'il courait avaient ainsi grandi. Le nonce, Ma' Chigi, sur les ordres du pape Pie IX, cherchant à intéresser à son sort des personnes secourables, pria M. Washburne, ministre des États-Unis, d'intervenir auprès de la Commune ^ Il s'empressa de faire la démarche réclamée. Tout ce qu'il put obtenir de Raoul Rigault fut un permis de visite, dont il se servit pour voir le prisonnier et apporter quelque adoucissement à sa captivité. Malgré cela, la Commune consentait toujours à l'échange avec Blanqui, et le nonce et M. Washburne essayèrent, mais sans succès, d'y amener le gouvernement de M. Thiers. Un Anglais, M. Norcott, chargé par les comités de Londres de distribuer les vivres, envoyés d'Angleterre à Paris à la fin du siège, s'employa également. Sa mission l'avait mis en rapport avec Viard, délégué de la Commune aux subsistances, qui l'avait chargé de soutenir la proposition d'échange^. Il ne réussit point à voir M. Thiers à Versailles et fut éconduit.
Lorsque les amis de Blanqui reconnurent qu*ils échouaient en s'appuyant sur l'archevêque, ils pensèrent à Chaudey, qu'ils savaient personnellement lié avec M. Thiers et les membres républicains du ministère. Flotte alla trouver un ami de Chaudey, M. Cernuschi; il lui demanda de se rendre à Versailles, d'y proposer l'échange d'abord de Chaudey, puis de l'archevêque, de M. Bonjean et d'un nombre supplémentaire d'otages si on l'exigeait. Les blanquistes, au milieu de mai, désiraient plus ardemment que jamais recouvrer Blanqui. Ils en avaient besoin pour l'opposer à Delescluze, qui les éclipsait au sein de la Commune et qui, nommé délégué à la guerre, devenait tout à fait prépondérant. M. Cernuschi vit M. Thiers à