Fonlaulieu, X«s églises de Paris, p
mune devaient-ils conserver encore toute la journée ces positions.
Le 25 au matin, Genlon, sur l'ordre de Ferré, vint prendre à la Roquette le prisonnier Jecker. Jecker, banquier, s'était trouvé mêlé aux opérations financières ayant précédé l'expédition du Mexique. Il était devenu, de ce fait, aux yeux de certaines gens, passible de tous les châtiments. Raoul Rigault l'avait arrêté à la Préfecture de police au moment où, sans défiance, il demandait un passeport. L'imagination populaire grossissait surtout les bénéfices de son entremise. La veille, Genton, après l'avoir inscrit sur sa liste avec l'archevêque, avait ensuite rayé son nom. Maintenant, au lieu de le mettre à mort à la prison, comme les précédentes victimes, il l'emmène au loin avec seulement quatre hommes choisis, quatre amis. Ces circonstances ont fait supposer que, le croyant fort riche, Genton et ses amis lui auraient offert la vie en échange d'une rançon qu'il n'aurait pu payer, car, en réalité, il était presque ruiné. Quoi qu'il en soit, ils le fusillèrent, contre une villa abandonnée, derrière le cimetière du Père- Lachaise^
Les derniers membres de la Commune ne jouissaient plus, à la mairie du XP arrondissement, que d'un court répit. Arnold prétend, tout à coup, leur offrir un moyen de salut. Il leur dit qu'un Américain, secrétaire du ministre des États-Unis, M. Washburne, vient lui proposer la médiation des Allemands, et qu'ils n'ont qu'à envoyer des commissaires à Vincennes, pour obtenir un armistice de Versailles ^ Quelque étrange que fût cette ouverture, les membres de la Commune présents à la mairie — une vingtaine — se laissent convaincre. Ils décident que trois d'entre eux iront en députation avec Arnold. Delescluze, qui s'était d'abord opposé à cette démarche, cède aux instances dont il est l'objet et consent à y prendre part. Les