‹ Histoire de France de 1870 à 1873 (volume 2)Chapitre 76 sur 102 · Wickham Hoffmann, Camp, court and siège, ip · texte numérisé non relu

Wickham Hoffmann, Camp, court and siège, ip

en masse de la garde nationale, qu'ils eussent opté ou non pour la nationalité française.

Il est vrai que la Commune se trouvait dans Paris à la merci des Allemands. Elle en était entourée de Saint- Denis à Charenton ; sans leur tolérance, bloquée partout ailleurs par l'armée de Versailles, elle n'eût pu communiquer avec le dehors et recevoir des vivres. En outre, comme ils tenaient les forts de la rive droite, s'ils eussent voulu attaquer la ville ou seulement laisser venir les Versaillais, la résistance derrière les remparts n'eût pu être que de courte durée. Aussi le Comité central et après lui la Commune redoutaient-ils fort un accord de l'Allemagne et du gouvernement de M. Thiers. Les préliminaires de Versailles stipulaient qu'après le payement d'un premier acompte de 500 millions, l'armée d'occupation évacuerait une certaine zone, dont le département de la Seine faisait partie. Le délégué aux relations extérieures, Paschal Grousset, demandait au général de Fabrice si le gouvernement de M. Thiers avait versé la somme voulue et si, alors, il allait recouvrer la zone neutre, sur la rive droite de la Seine. Le général Cluseret se ménagea une entrevue à Aubervilliers avec le baron de Holstein, envoyé par M. de Bismarck ^ 11 offrit, en puisant à la Banque de France, de donner les 500 millions, à condition que la neutralité de la rive droite fût garantie, pour que l'armée de Versailles ne pût s'y établir. Cette ouverture ne fut point accueillie et le projet de payement avorta.

Pendant ce temps, l'incertitude première sur l'issue de la lutte entre Paris et Versailles s'était dissipée. La Commune, étouffée dans les départements, restait circonscrite à l'enceinte de Paris. Alors M. de Bismarck témoigne au gouvernement de M. Thiers de plus en plus d'aigreur. Il n'avait cessé de se plaindre, à chaque retard survenu, depuis l'ouverture de la conférence de Bruxelles. Il menace

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