‹ Histoire de France de 1870 à 1873Chapitre 100 sur 178 · Général Borel, ibid., t. III, p · texte numérisé non relu

Général Borel, ibid., t. III, p

viers ; MM. Gambetta et de Frevcioet, |ilus optimistes, se plaisaient personnellement à supposer qu'il ne résisterait même pas sar ce point, ayant dû concentrer toutes ses forces en arrière, pour repousser la sortie du général Trochu^. Cependant, à ce moment même, le prince Frédéric-Charles, arrivé de Metz, avait déjà tout disposé dans une autre direction pour s'emparer d'Orléans. 11 avait rappelé sur Toury les deux corps du duc de Mecklemboui^, I^ bavarois et XIII' prussien, d'abord envoyés du côté de Chartres, il leur avait joint trois corps de la IP armée, les 111% IX* et X* venus de Metz çt. se dirigeant avec eux droit sur Orléans, heurtait les corps de Farmée de la Loire en marche vers Pithi viers.

On se trouvait forcément ramené à la défensive. Le 3 décembre, les 16* et 17* corps se replient à gauche d'Orléans. L'ennemi les talonne, simplement pour les occuper, et il appuie sur Orléans. Il n'y a en avant de la ville et de la forêt que les trois divisions du 15* corps, sur lesquelles il pèse maintenant de tout sou poids. Les divisions Martineau et Peytavin, à Artenay, battent en retraite dans la journée du 3. Elles se maintiennent à Chevilly jusqu'au soir, protégées par les canons du camp retranché, qui continrent Tennemi aussi longtemps qu'il fil jour. Mais les armées improvisées sont peu capables d'efforts prolongés : la nuit venue, les hommes, pris de panique, s*enfuyaient sans qu'on pût même les retenir derrière les épaulements du camp retranché. La 3* division du 15* corps, attaquée à Chilleurs, reculait à travers la forêt, et arrivait à Orléans également désorganisée. Le A décembre, l'évacuation de la ville était devenue inévitable. Le soir elle s'effectuait par un accord intervenu avec l'ennemi pour éviter le bombardement. Le 15* corps traversait la Loire et se relirait sur la Ferté-Saint-Âubin, laissant un grand nombre de traînards prisonniers.

Les 16* et 1 7* corps à gauche, coupés d'Orléans, n'avaient

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